Sérum physiologique : l’éco-alternative proposée par Altheys
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Dans le secteur médical, c'est l'un des produits les plus banals. De l'eau et du chlorure de sodium. Voilà tout. Utilisation commune, presque anodine. À la maison, il accompagne des gestes aussi quotidiens que le nettoyage des yeux, le rinçage de la plaie ou l'hydratation des muqueuses. Banal ? Vraiment ? À bien y regarder, une importance symbolique et sanitaire se dissimule sous l'apparente simplicité. Altheys l'a vu et, porté par une étonnante croissance, ce laboratoire dermo-cosmétique a pris le parti de valoriser ce réflexe bien-être.
Le retour à la sobriété. Hanane Drissi va au plus simple, au plus naturel, c'est-à-dire à l'efficacité. L'élan personnel et la dynamique entrepreneuriale s'entremêlent ici, presque indistinctement. « La recrudescence des infections respiratoires a créé un phénomène sur les réseaux sociaux : le lavage de nez à l'eau salée ou au sérum physiologique est de plus en plus mis en avant. Efficace et peu coûteux. La société est traversée par une véritable tendance bien-être et je m'en réjouis ! ». Si tous les parents d'enfants en bas âge s'efforçaient déjà d'avoir une boîte de « sérum phy » d'avance, la popularité de cette pratique s'étend largement. Raison ? Les recommandations des professionnels de santé. Pierre Vausselin renchérit : « Nous sommes tous sujets à la congestion nasale, et plusieurs fois par an ! Rhumes, allergies saisonnières, etc., pour dégonfler les muqueuses et nettoyer le nez, il n'y a pas cinquante solutions ».
Ce qui vaut pour le grand public vaut aussi pour les cliniques, les hôpitaux ou les soins à domicile. Dans tous ces cas, l'accès au produit essentiel ne saurait souffrir le compromis. N'oublions pas que la récente pandémie a mis en lumière la fragilité des chaînes d'approvisionnement médical. Il est primordial que les acteurs de la santé puissent répondre à la demande, surtout lorsqu'il s'agit de produits aussi fondamentaux. Or, les pharmaciens connaissent aujourd'hui une pénurie inédite de sérum physiologique.
Dans ce contexte, les responsabilités sont engagées. Il s'agit d'assurer une continuité des soins, de garantir l'hygiène et de protéger la santé publique. Ici comme ailleurs, les réponses à court terme ne sont pas les meilleures. En fait, il y a là une question d'indépendance sanitaire, donc de souveraineté nationale. Ni plus ni moins. Il fallait assurer une production locale et garantir ainsi une disponibilité continue, sans dépendre des importations.
En ce sens, Altheys s'est équipé en machines industrielles afin de répondre, de manière réactive, à ce nouveau marché. Dès à présent, le laboratoire s'est discrètement positionné comme sous-traitant de grands groupes pharmaceutiques. Bien que le logo d'Altheys apparaissent rarement sur leurs boîtes, il est bon de savoir qu'une part croissante du sérum physiologique en circulation a été produite en Lozère. Au-delà du choix économique, la production locale affirme une capacité à répondre aux besoins vitaux de la nation.
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Si l'on en revient à des considérations plus quotidiennes, il faut noter qu'Altheys distribue aussi son produit grâce à un conditionnement économique. La bouteille de sérum physiologique d'un litre (ou de cinq cents ml.) permet de passer outre l'achat permanent (et dispendieux) des boîtes habituelles de petites doses. Pour réaliser le mouchage de bébé ou l'abondante douche nasale, le consommateur utilise alors une seringue graduée fournie avec le sérum. Dès lors, il revient six ou sept fois moins cher.
Un choix économique, donc, mais aussi écologique puisque cette solution réduit aussi considérablement les déchets plastiques. Chaque flacon de grand format se substitue aux dizaines de petites doses, minimisant ainsi l'impact environnemental. Hanane Drissi et Pierre Vausselin défendent l'approche d'une production responsable : « Nous voulons offrir une alternative durable, tant pour la santé des utilisateurs que pour la planète. »
En somme, Altheys répond à une demande croissante et parvient à inscrire son action dans une perspective à long terme, où santé et environnement suivent la même dynamique. Au sortir de l'entretien, Hanane Drissi tient à dire combien son chemin doit à celui d'Amélie Altner, la fondatrice du mouvement Projet Powher. « On gagne toujours à fréquenter des femmes brillantes. Je songe aussi à Sophie Leguille (Docteur en Pharmacie) et Valentine Hermitant (Ingénieure en Qualité et Sécurité), dont les compétences auront été déterminantes pour mes propres projets ».
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