LA TRIBUNE DIMANCHE — Les militants du PS ont fait le choix d’une primaire réservée aux adhérents de l’espace social-démocrate pour désigner leur candidat à la présidentielle. Allez-vous participer ?
RAPHAËL GLUCKSMANN — J’ai toujours été clair : il est évident que les militants du Parti socialiste et de Place publique voteront pour désigner leur candidat commun à l’élection présidentielle. Et la voie choisie par les militants socialistes est la bonne. Leur vote important de ce 9 juillet doit déboucher sur une nouvelle ère : celle de la refondation d’une gauche démocratique sans compromission, capable de gouverner le pays. Notre pays vivra en 2027 l’un de ces moments de bascule qui déterminent le destin des peuples et qui exigent de chacun clarté et sincérité. Nous allons mettre fin au flou et tourner une fois pour toutes la page de la domination politique et psychologique de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française.
Le PS soutiendra votre candidature à la présidentielle si, et seulement si, vous remportez cette primaire. Avez-vous vraiment d’autre choix que de vous y soumettre ?
J’ai dit que je me prononcerais à la fin de l’été, et ma marque de fabrique est de faire ce que je dis. Mais je ne nous imagine pas faire campagne sans les socialistes. Nous avons levé ensemble un grand espoir lors des européennes de 2024. Nous travaillons, nous votons ensemble dans toutes les assemblées. Et nous nous apprêtons, je le sais, à mener une immense bataille côte à côte en 2027. Plus encore qu’un rassemblement de partis, cette campagne doit être l’occasion de construire une nouvelle offre politique, une maison commune ouverte aux écologistes et aux humanistes qui partagent notre ligne. Les millions d’orphelins de la gauche française doivent pouvoir nous rejoindre dans ce combat existentiel pour sauver et régénérer la démocratie française.