Mort numérique : où sont stockées nos informations ?
Article partenaire - Agence Onesty
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Tous ces éléments sont alors sauvegardés dans les serveurs de ces sociétés numériques. Or Internet fait partie d'une zone grise en matière juridique. Une fois mises en ligne, à qui appartiennent ces données ? Ces dernières ne sont pas des biens matériels et leur contrôle est soumis à la Loi Informatique et Libertés. De plus, un problème supplémentaire se pose lors du décès de personnes ayant mis des données personnelles en ligne. Zoom sur tous les aspects de la mort numérique.
Le droit internet encadre l'utilisation pouvant être faite par des entreprifses des données qui leur sont confiées. Bien que vague à certains égards, la Loi Informatique et Libertés reconnaît à toute personne physique qui peut démontrer son identité un droit sur ses données soumises à un traitement informatique. En effet, le responsable de ce traitement doit, sur demande éventuelle de la personne qui a confié ses propres données :
Cette demande peut être faite avec l'appui d'une agence e-reputation si ces données sont erronées, partielles, ambiguës ou caduques. Ce droit s'applique également si ces informations à caractère personnel ont été collectées, utilisées, partagées ou conservées de façon frauduleuse.
En la matière, la notion de durée maximale est primordiale. Celle-ci s'impose à l'entreprise qui traite des données provenant de particuliers. La loi exige que le stockage d'informations personnelles ait une fin, dans le cadre d'un délai préétabli. En cas de décès de la personne dont les données personnelles sont en ligne, la loi prévoit en théorie que celles-ci seront supprimées. Il s'agit du droit de suppression, différent de la possibilité qui s'exerce avec une agence e-reputation.
Ici au contraire, la mort numérique s'impose suite à la mort physique de la personne concernée. Il n'est pas toujours nécessaire que les héritiers engagent une démarche juridique. L'entreprise peut procéder à l'élimination des données sans procédure de type officiel. Il existe donc de véritables recours pour bénéficier d'un oubli numérique à titre personnel. Ces éventualités devraient même être envisagées dans un cadre juridique européen, de manière plus généralisée.
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Dans cette sphère juridique assez floue, les géants de l'internet ont décidé d'adopter des stratégies diverses suite au décès de certains de leurs utilisateurs :
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D'autres services en ligne prennent en compte la mort numérique des internautes en prévoyant toutes les conséquences d'une telle éventualité. AfterMe et Laviedapres sauvegardent les données de leurs utilisateurs disparus. De plus, ces sites permettent de transmettre ses mots de passe à qui de droit. En outre, le service rendu va jusqu'à la création d'un message d'adieu qui s'affichera sur les réseaux sociaux utilisés auparavant par le défunt.
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