L'incroyable magnétisme d'un dirigeant

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Depuis son retour en 1997 jusqu'aujourd'hui, le prix de l'action a été multiplié par 125.

L'annonce mercredi soir après Bourse avait mis la communauté financière en ébullition. C'était tout juste si le mythique patron d'Apple était bel et bien passé de vie à trépas et que le cours de l'action allait suivre le même chemin. Il n'en fut rien. À Wall Street, jeudi, le titre de la firme co-fondée par Steve Jobs accusait le coup à l'ouverture, avant de réduire ses pertes et ne céder en matinée qu'environ 1,5 %.

Si la baisse est loin d'avoir l'ampleur du désastre annoncé, l'inquiétude des investisseurs peut être légitime. Il faut dire que depuis son retour aux commandes en 1997, le patron d'Apple a eu un effet quasi magnétique sur le cours de l'action de son groupe. De son plus-bas cette année-là au plus-haut de fin juillet 2011, celui-ci a été multiplié par 125 ! En soi, Steve Jobs est devenu au fil des ans une véritable icône boursière.

Pour autant, son retrait ne sonne pas la fin de cette « success story ». « De toutes parts, on croirait entendre des oraisons funèbres », regrette Leslie Griffe de Malval, gérant chez IT Asset Management. « Steve Jobs n'est pas encore parti. Il prend la tête du conseil d'administration. Il a méticuleusement préparé sa succession et insufflé un état d'esprit qui va rester au sein d'Apple », poursuit ce dernier. Sans compter que, contrairement aux idées reçues, la valeur n'est pas si chère. Seulement 13 fois les bénéfices attendus sur 2011 alors que le groupe affiche une croissance de... 80 % de son chiffre d'affaires, n'a pas de dette et détient 76 milliards de dollars de trésorerie. Sans compter que « les moteurs de croissance sont là et ne vont pas s'éteindre, poursuit Leslie Griffe de Malval. Les perspectives au niveau de la ?Grande Chine? (Chine, Taïwan et Hong Kong) sont très importantes ».

Depuis janvier, le marché s'est fait à l'idée d'un Apple sans Jobs. Preuve en est qu'en son absence, la firme qui pèse désormais 346 milliards de dollars est parvenue à se hisser, l'espace d'un temps, au rang de première capitalisation boursière mondiale.

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