La consommation électrique des data centers demeure un enjeu clé pour leur déploiement. Une niche qui pourrait permettre aux fabricants de semi-conducteurs isérois de se distinguer.
Malgré des résultats toujours en berne, les analystes des deux fabricants de semi-conducteurs restent optimistes. Car si ces derniers étaient épinglés pour ne pas avoir pris le virage des processeurs IA, le vent pourrait bien être en train de tourner.
Quelques jours plus tard, c'est son voisin, le géant franco-italien STMicroelectronics, qui annonçait lui aussi un relèvement de son chiffre d'affaires de «confortablement au-dessus de 500 millions de dollars » à « environ 1 milliard de dollars en 2026 », le tout en s'appuyant lui aussi sur « un contexte de demande toujours forte en infrastructure IA ».
Chez Soitec, le directeur général adjoint en charge des opérations, Cyril Menon, avait bien remarqué l'appétence des analystes, qui ont tourné près de la moitié de leurs questions lors de la présentation des résultats annuels vers l'IA. Ce n'est donc pas tout à fait un hasard non plus si désormais, Soitec lui-même parle d'un « nouveau chapitre qui s'ouvre ».
Alors que ses deux marchés historiques, les smartphones et l'automobile, s'enlisent dans une conjoncture « flat » (plate ndlr) en raison de la faiblesse des ventes et de la demande, les opportunités offertes par le boom de l'utilisation des agents IA et les annonces entourant la construction massive de nouveaux datas centers résonnent jusque dans la Silicon Valley grenobloise.