Apple et IBM rescapés de l'année boursière

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Les plus fortes baisses du secteur sont signées RIM, Netflix et Nokia. En France, Iliad et Gemalto surnagent, Alcatel-Lucent rechute.

La Tribune - Jeudi 29 décembre 2011 Page

Il ne reste plus que deux séances de cotation pour clore cette année boursière peu réjouissante, qui n'a pas épargné les valeurs high-tech. Le Nasdaq affiche un repli de 1 % alors que le Dow Jones a gagné 6 %. Mais peu de sanctions semblent imméritées : les performances commerciales se reflètent assez bien dans les parcours boursiers. Les rescapés de cette hécatombe sont sans surprise les mastodontes du secteur, solides et réguliers. Ainsi Apple, malgré le décès de son gourou et cofondateur Steve Jobs le 5 octobre, termine en hausse de 26 % et cote à 5 % de son record historique du 18 octobre, sans conserver pour autant le titre de première capitalisation mondiale raflé cet été à Exxon. Son grand rival sud-coréen, Samsung Electronics, qui l'a dépassé dans les smartphones, s'est arrogé 12 % depuis janvier, quand son compatriote LG, à la peine, accuse un repli de 36 %.

La centenaire IBM, membre du Dow Jones, a fait aussi bien qu'Apple (+ 26 %) et le géant des microprocesseurs, Intel, s'est adjugé 16 %. Si Google n'a progressé que de 7,7 % cette année, son action flirte avec ses plus hauts niveaux depuis janvier 2008.

Une des sensations de l'année, l'américain Nuance, spécialiste des logiciels de reconnaissance vocale, dont on dit que la technologie est utilisée par Apple dans l'iPhone 4S, s'est envolé de 41 % et pèse désormais 7,7 milliards de dollars. L'éditeur de jeux vidéo Electronic Arts signe aussi un beau parcours (+ 28 %), quand son concurrent, le leader Activision Blizzard, dont le jeu phare « World of Warcraft » montre des signes d'essoufflement, cède 2 %. En revanche, Amazon, qui a créé le buzz avec sa tablette Kindle Fire, paie peut-être sa stratégie de cassage de prix (? 2 %) et Microsoft les ventes décevantes de ses Windows Phone (? 6,7 %).

Géants vieillissants

Du côté des perdants, on compte le canadien Research In Motion qui s'est offert l'un des plus sévères gadins de l'année, le fabricant du BlackBerry, dont la capitalisation a fondu de 74 %, et le spécialiste américain de la vidéo en streaming Netflix, en recul de 59 % (voir ci-dessous). Les trajectoires des géants vieillissants comme Sony (? 53 %) et Nokia (? 52 %) portent les traces de leurs difficultés opérationnelles. Même punition pour Alcatel-Lucent (? 45 %), qui après une envolée au premier semestre (+ 83 %), rechute et paie son avertissement sur résultats de novembre. Son concurrent suédois, Ericsson, n'a perdu « que » 12 %.

Du côté des opérateurs télécoms, seuls les américains et le britannique Vodafone (+ 9,7 %) finissent dans le vert, alors que Telefonica (? 22 %) et France Télécome;lécom (? 24 %) font pire que les indices de la zone euro, et Vivendi, à ? 18 %, est pile en ligne avec le CAC 40. Par contraste, Iliad, la maison mère de Free, s'est envolée de 16 % et cote à son plus haut historique, pesant 5,1 milliards d'euros. Dans la high-tech en France, seul le fabricant de puces Gemalto fait légèrement mieux (+ 17 %).

Quant aux nouveaux venus en Bourse, rares sont ceux à coter encore au-dessus de leur prix d'introduction: le réseau social pour les professionnels LinkedIn (+ 37 %) et Groupon (+ 13 %). La star des jeux sur Facebook Zynga affiche un repli de 5,5 %, la webradio Pandora de 37 %. Le réseau social chinois Renren, introduit à 14 dollars en mai, n'en vaut plus que 3,65...

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