Cela va mieux pour Canal+. Après avoir perdu des dernières années des wagons de clients, le groupe de télévision payante a réussi, au troisième trimestre, à stabiliser son nombre d'abonnés dans l'Hexagone. De 5,4 millions d'abonnés directs au 30 septembre 2016, Canal+ était tombé à 5,25 millions fin 2016, et sous la barre des 5 millions à la fin juin 2017, sous l'effet de la concurrence de BeIn Sports ou SFR dans le sport, ou de Netflix dans le cinéma et les séries. En outre, le groupe commercialise aussi, depuis l'année dernière, ses offres grâce à des partenariats avec les opérateurs télécoms. Lesquels lui ont fourni un peu plus de 3 millions d'abonnés au troisième trimestre, pour un total d'un peu plus de 8 millions de clients.
Dans Les Echos, Maxime Saada, le DG de Canal+, a jugé que le groupe était de nouveau sur de bons rails. « Incontestablement, Canal+ se redresse », a-t-il affirmé. « La télé payante peut progresser en France avec les nouvelles offres couvrant toutes les gammes de prix et sans engagement que nous avons mises en place », a-t-il poursuivi. Avant d'annoncer le lancement d'« une activité de production de séries en France, qui comme Studiocanal dans le cinéma, pourra produire pour nous et pour les autres chaînes, françaises et étrangères ».
Analyste chez Oddo Securities, Bruno Hareng constate que le groupe se porte mieux. « Ce qui est sûr, c'est que le plan d'économies est bien mis en place et fonctionne, dit-il. Ils ont activé les relais de croissance avec les opérateurs télécoms, ce qui est positif pour le chiffre d'affaires. Enfin, la simplification des offres amorcée l'année dernière commence à porter ses fruits. » Autant d'éléments qui, selon lui, devraient permettre au groupe de retrouver le chemin de la croissance au quatrième trimestre.
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Quoi qu'il en soit, Canal+ reste confronté à un dossier particulièrement chaud, et susceptible d'impacter profondément son business model. Il s'agit de l'appel d'offre à venir sur les droits de la Ligue 1 de football. Bruno Hareng, se dit « confiant dans la capacité du groupe à garder les deux tiers de ces droits ». Pourquoi ? Parce que selon lui, si Canal+ devrait accuser la perte de cet actif, ce serait « catastrophique » pour Canal+, dont « 40% de sa base d'abonnés » est fan du ballon rond.
Sachant que la ligue a jusqu'à la mi-2019 pour choisir ses diffuseurs.
(avec AFP)
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