Un faible coût. Gemalto a annoncé lundi 23 février dans un communiqué ne pas s'attendre à subir de préjudice financier "significatif" à la suite d'un piratage présumé de ses cartes SIM par les services de renseignement britanniques et américains.
Le spécialiste français de la sécurité numérique souligne qu'il "consacre les ressources nécessaires pour enquêter et évaluer l'ampleur des techniques sophistiquées" mises en œuvre par les deux agences spécialisées dans les écoutes.
Vendredi 20 février, un article de The Intercept ayant révélé qu'en 2010 et 2011, une unité spéciale formée d'opérateurs du GCHQ (Government Communications HeadQuarters) anglais et de la NSA (National Security Agency) américaine aurait piraté des clés d'encryptage inscrites dans des cartes SIM par Gemalto et possiblement d'autres fabricants.
Le site a précisé que ces intrusions ont pu donner à ces services de renseignement les moyens d'intercepter les conversations téléphonies, les SMS et les courriers électroniques de plusieurs milliards d'utilisateurs de téléphones mobiles dans le monde.