Toshiba choisit Apple et Dell pour ses puces, nouveau recours de Western Digital

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Bain a indiqué la semaine dernière dans un communiqué que son consortium avait notamment pour membres Dell, Apple, le fabricant de mémoires Kingston Technology et la société de stockage de données Seagate Technology, qui injecteront des fonds en signe d'un large soutien du secteur pour un Toshiba indépendant.
Bain a indiqué la semaine dernière dans un communiqué que son consortium avait notamment pour membres Dell, Apple, le fabricant de mémoires Kingston Technology et la société de stockage de données Seagate Technology, "qui injecteront des fonds en signe d'un large soutien du secteur pour un Toshiba indépendant". (Crédits : Yuriko Nakao)
Le consortium mené par le fonds d'investissement Bain a obtenu le rachat du numéro deux mondial des puces mémoires, Nand, avec une offre d'une valeur d'environ 15 milliards d'euros. Toshiba cède cette division afin de couvrir les pertes de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse en dépôt de bilan.

La fin du feuilleton ? Toshiba a annoncé mercredi la signature d'un accord de cession de sa division de semi-conducteurs à un consortium emmené par le fonds d'investissement Bain Capital, pour une valeur d'environ 2.000 milliards de yens (15 milliards d'euros).

La vente du numéro deux mondial des mémoires Nand, derrière le sud-coréen Samsung Electronics, initialement révélée par Reuters mercredi, est le résultat d'un vote du conseil d'administration de Toshiba dans la journée. Le conglomérat dit vouloir boucler l'opération - qui a fait l'objet de multiples rebondissements - d'ici fin mars, après les autorisations des diverses autorités de la concurrence. Toshiba cède cette division afin de couvrir les pertes de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse en dépôt de bilan.

Bain a indiqué la semaine dernière dans un communiqué que son consortium avait notamment pour membres Dell, Apple, le fabricant de mémoires Kingston Technology et la société de stockage de données Seagate Technology, "qui injecteront des fonds en signe d'un large soutien du secteur pour un Toshiba indépendant".

La plainte de Western Digital n'empêcherait pas l'opération

Dans une avis financier publié en pleine nuit à Tokyo, le conglomérat japonais a dit partir du principe que l'opération ne serait pas remise en cause par la plainte en justice déposée par son son partenaire Western Digital (WD) qui estime que l'opération ne peut se faire sans son consentement.

Toshiba exploite avec le groupe américain sa principale usine de fabrication de puces au Japon. Le groupe japonais a ajouté qu'il poursuivait ses négociations avec la coentreprise Sandisk concernant l'avenir de leur partenariat.

Peu après cette annonce, Western Digital (WD) a fait savoir dans un communiqué qu'il avait déposé un recours contre Toshiba pour avoir décidé unilatéralement d'investir dans une nouvelle ligne de production de mémoires dans l'usine. Dans un communiqué publié en août, la société américaine affirmait avoir le droit de co-investir dans la nouvelle ligne de production et se disait "déçue" par la décision de Toshiba d'y investir seul.

Ce nouveau recours, déposé devant la Cour d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC), vise à empêcher Toshiba d'investir dans ce projet baptisé Fab 6, à moins que SanDisk, filiale de WD, n'y soit également autorisé.

Western Digital (WD) a déposé un recours contre Toshiba pour avoir décidé unilatéralement d'investir dans une nouvelle ligne de production de mémoires dans l'usine qu'ils exploitent conjointement au Japon, a annoncé mercredi le groupe américain.

Ce nouveau recours, déposé devant la Cour d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC), vise à empêcher Toshiba d'investir dans ce projet baptisé Fab 6, à moins que SanDisk, filiale de WD, n'y soit également autorisé.

Dans un communiqué publié en août, la société américaine affirmait avoir le droit de co-investir dans la nouvelle ligne de production et se disait "déçue" par la décision de Toshiba d'y investir seul.

"Il est regrettable que SandDisk soit contraint de demander un arbitrage exécutoire pour remédier au non-respect par Toshiba de l'accord (de coentreprise) conclu tant par SanDisk que parToshiba", a déclare WD mercredi dans un nouveau communiqué.

Personne chez Toshiba n'était disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations. En août, le groupe avait indiqué qu'il n'était pas parvenu à un accord avec SanDisk en vue d'un investissement commun et qu'il avancerait sans SanDisk.

Mercredi, le groupe japonais a annoncé avoir finalement choisi le consortium emmené par le fonds de capital investissement Bain Capital pour racheter sa division mémoires, aux dépens du consortium soutenu par son associé américain.

Le titre Toshiba a terminé en baisse de 1,59% à la Bourse de Tokyo.

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