IA : la vraie raison derrière les critiques de Meta sur la régulation européenne
Marine Protais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Meta
Marine Protais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Meta
C'est bien connu : le secteur de la tech n'est pas fan de la régulation européenne. Et il l'a de nouveau fait savoir dans une lettre ouverte publiée ce jeudi 19 septembre. Meta, Spotify, Criteo et une trentaine d'autres entreprises estiment que la réglementation « fragmentée et incohérente » au sein de l'Union Européenne, freine le développement de l'intelligence artificielle dans cette région devenue selon eux « moins compétitive et moins innovante ».
Les signataires visent en particulier le Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en vigueur en 2018. Ils estiment que son application par les autorités européennes et des Etats eux-mêmes « ont généré énormément d'incertitudes concernant le type de données pouvant être utilisées pour former les modèles d'IA.»
Le conflit entre Meta -le coordinateur de cette missive- et l'Union européenne concernant ce sujet remonte au printemps dernier. En juin, la firme change sa politique de confidentialité précisant qu'elle compte désormais piocher dans les images et textes publiés par les utilisateurs, y compris sur des pages privées, pour entraîner ses modèles d'IA.
Le changement vaut à l'entreprise une série de plaintes déposées par l'association None of your business (NOYB), dirigée par l'activiste Max Schrems, et la protestation de milliers d'utilisateurs. Quelques jours plus tard, l'entreprise fait machine arrière, et décide d'arrêter sa collecte de données en Europe.
À lire également
En juillet, le géant américain va plus loin en annonçant que ses futurs modèles de langage multimodaux, c'est-à-dire capable de répondre sous forme de textes mais aussi d'images ou de vidéos, ne seront carrément pas accessibles aux Européens. Traduction : ces derniers n'auront pas accès aux dernières fonctionnalités d'IA sur Instagram et Facebook, et ils ne pourront pas télécharger les derniers modèles, pourtant censés être en accès libre (open source).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Marine Protais
Chez Meta, la responsable de l’IA au travail part en pleine contestation interne
Tibi 3 : les investisseurs institutionnels débloquent 13 milliards d'euros sur 7 ans pour financer la tech
Musique : l'inégale répartition des 319 millions d’euros versés par Spotify aux artistes français
W, le réseau social européen qui compte défier X