Nobelium : l'organisation à l'origine d'un des plus grands cyberespionnage de l'histoire vise la France
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Eric Gaillard
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Nobelium. Il y a tout juste un an, des entreprises de cybersécurité, dont Microsoft et FireEye, associaient ce nom à l'une des plus grandes opérations de cyberespionnage de l'histoire. Les hackers de Nobelium avaient réussi à infecter discrètement le logiciel Orion de l'entreprise américaine SolarWinds. Leur code malveillant, embarqué dans les mises à jour officielles d'Orion, leur avait permis de s'ouvrir des accès aux réseaux informatiques de dizaines d'organisations clientes du logiciel. Parmi les victimes se trouvaient des entreprises mais surtout plusieurs branches du gouvernement américain, toutes visées pour leurs informations stratégiques.
Un an après, le 6 décembre, c'est au tour du Cert de l'Anssi, l'organisme en charge d'alerter sur les principales menaces qui visent les organisations françaises, d'évoquer le nom Nobelium.
Au travers du rapport, l'Anssi donne des indicateurs techniques qui devraient permettre aux défenseurs de mieux se protéger contre le groupe de cyberespions, du moins temporairement.
Nobelium fait partie de la catégorie des "menaces avancées persistantes", connues sous l'acronyme APT, qui désigne des organisations le plus souvent financés par des Etats. « Dans cette appellation, le terme le plus important, c'est "persistant". Les APT vont cibler sans cesse les mêmes entités, là où les organisations cybercriminelles choisissent les cibles les plus faciles à attaquer », explique à La Tribune Matthieu Faou, chercheur sur ces menaces pour l'entreprise Eset. Il n'est donc pas surprenant que Nobelium soit réapparu peu après l'affaire SolarWinds, malgré les menaces de sanctions par le pouvoir américain.
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Si l'action des APT s'inscrit sur la durée, c'est parce que leurs objectifs relèvent du cyberespionnage : elles cherchent avant tout à collecter des informations stratégiques, industrielles ou gouvernementales. Pour y parvenir, elles doivent s'infiltrer le plus discrètement possible dans les systèmes informatiques des victimes, puis parvenir à échapper aux mécanismes de détection le plus longtemps possible.
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