• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Technos & MediasInnovation et Start-up

Les sciences cognitives, nouvelle terre promise du marketing ?

Isabelle Boucq

Publié le 23 octobre 2018 à 05:00 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:23

marketing, supermarché, distribution

marketing, supermarché, distribution

iStock

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • France: le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Lecornu préside un comité d’alerte sur les finances publiques
  • L'investissement étranger repart à la hausse, selon l'ONU
  • Météo-France maintient 61 départements en vigilance orange « canicule »
Voir plus

Le Quotidien Numérique

07 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 2

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 3

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

  • 4

    Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

  • 5

    Face à la pénurie de médecins, la Mayenne tente encore d'inverser la tendance

  • 6

    🔴 Déficit commercial dégradé, profits records pour Samsung, canicule… L’essentiel de l’actualité ce mardi

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Saisir ce qui se passe dans le cerveau d'un consommateur, sans avoir à lui demander de l'expliquer, c'est la promesse du neuromarketing. Mais les tenants de cette méthode sont encore loin de pouvoir prédire les comportements.

Dans son laboratoire, Hilke Plassmann se livre à d'intéressantes expériences. Professeure titulaire de la chaire de neuroscience décisionnelle à l'Insead et à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, elle travaille à la frontière de l'économie et du système nerveux. Avec ses collègues, cette chercheuse en neurosciences sociales et affectives a par exemple montré que des hommes à qui on administre une dose de testostérone sont plus attirés par des produits de luxe, ou encore que plus un vin est cher, plus les buveurs le jugent bon. Non seulement ils déclarent le trouver meilleur, mais une partie de leur cortex associée au plaisir éprouvé en situation - le cortex préfrontal médial - est plus actif selon les images de résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) que Hilke Plassmann a collectées.

Pendant des décennies, les spécialistes du marketing ont dû se contenter des déclarations des consommateurs à qui ils montraient un nouveau produit ou une publicité en développement. Accéder à des indices au-delà de la pensée consciente, c'est-à-dire débarrassés de tous les biais cognitifs humains, est la promesse des techniques d'imagerie cérébrale et d'autres méthodes comme la conductance de la peau, le rythme cardiaque ou encore l'oculométrie ou eye tracking. Avec un seul objectif : mieux prédire le comportement des consommateurs.

«Je ne suis pas 100% convaincue, mais ajouter tous ces renseignements, en plus des méthodes traditionnelles, peut améliorer les prédictions,tempère Hilke Plassmann.Certaines compagnies marketing font des promesses au-delà du possible, nous ne savons pas lire dans les pensées.»

Chez Nielsen, on étudie les consommateurs et les marchés depuis plus de 90 ans. « Il y a des limites à ce que peuvent nous dire les consommateurs qui ont une tendance bien connue à vouloir faire plaisir et qui ne peuvent pas accéder à toutes leurs pensées », explique David Hill, ancien vice-président du marketing chez Unilever qui a pris la tête de Nielsen Consumer Neuroscience en Europe en 2014.

De nouveaux éclairages

«Avec un paysage médiatique en pleine transformation, nous voulions comprendre comment les consommateurs réagissent pendant qu'ils font l'expérience d'une publicité. Nous mesurons trois éléments : la réponse émotionnelle, la mémoire et l'attention qui prédisent les comportements futurs. Depuis dix ans, nous avons beaucoup investi dans ce domaine, y compris en rachetant deux startups américaines et en embauchant plus de vingt neuroscientifiques.»

Il ne peut malheureusement pas parler de ses clients qui exigent la confidentialité... « Les équipes créatives présumaient trop des capacités des consommateurs en proposant des publicités trop complexes et trop rapides. Elles ont d'abord eu l'impression d'être jugées par les données issues d'appareils d'électroencéphalographie (EEG), du eye tracking et du facial coding. Mais en fait, elles leur permettent de s'améliorer », confie David Hill.

« Le gros défi est de rendre ces méthodes pratiques pour les clients. Ils sont de plus en plus attirés, d'autant que nous faisons tout pour leur en fournir au même prix que les techniques traditionnelles, explique-t-il. Cependant, nous restons conservateurs dans nos méthodes et protocoles. Des compagnies mesurent les données EEG sur des consommateurs en train de se promener dans un magasin. Nous ne faisons pas cela. Il faut que les clients la mettent en oeuvre de façon raisonnable. » Manière de dire que sous le couvert de neurosciences, on trouve aujourd'hui de tout.

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

Dans l'événementiel et la communication digitale aussi, on se saisit des nouveaux éclairages des sciences du cerveau.

« Dans nos campagnes numériques, on travaille des stratégies d'engagement qui incitent à lire, à rebondir et à créer du contenu. Puisque nous sommes sur-sollicités et que nous zappons 95% des informations que nous recevons, il faut ouvrir une fenêtre de quinze secondes pour faire passer notre message », explique Pierre-Henri Freyssingeas, fondateur de l'agence de communication événementielle et digitale Henri 8.

Il aime rappeler que nous avons trois cerveaux - reptilien, limbique et néocortical - qui expliquent nos comportements. Trois cerveaux qui, loin de fonctionner de manière indépendante, ont établi de profondes connexions au fil des millénaires.

Réactions émotionnelles subtiles

On pourrait aussi citer les éditeurs de jeux vidéo qui s'intéressent depuis des années à l'expérience utilisateur (UX) des joueurs fondée sur la compréhension des capacités et des limites humaines, ainsi que sur l'utilisation de l'émotion et de l'engagement. À titre d'exemple, les diplômés du master sciences cognitives à l'université de Lorraine travaillent dans les domaines du jeu vidéo, du Web et du multimédia.

Les sciences affectives s'intéressent globalement à la compréhension des émotions et des affects, les premières étant des réactions fugaces à un événement et les seconds des états plus durables. Avec des applications potentielles du côté du marketing. Actuellement au World Hearing Center à Varsovie, Sylwia Hyniewska a étudié la perception des émotions au Japon, en Angleterre, en Suisse et en France. Un sourcil qui se lève ou toute autre expression presque imperceptible peut changer l'interprétation d'un événement et le jugement de l'individu.

« Les sciences affectives ne sont pas liées à un besoin marketing à la base, mais depuis quelques années des chercheurs développent des logiciels de reconnaissance des expressions faciales, comme FaceReader ou Affectiva, en collaboration avec des entreprises », explique-t-elle. Affectiva, par exemple, est une spin off de MIT qui depuis 2009 travaille avec des instituts d'études de marché et des marques pour les aider à comprendre les réactions émotionnelles des consommateurs. La robotique affective tente, quant à elle, de doter les robots et les agents virtuels d'expressions émotionnelles plus subtiles.

«Le développement d'appareils d'électroencéphalographie portables capables de mesurer des réactions en direct sans devoir aller dans un laboratoire est un grand progrès. Une autre avancée formidable est l'ajout de techniques pour mesurer d'autres variables comme l'expression faciale pendant une IRM. Le World Hearing Center développe certains gadgets», s'enthousiasme la jeune chercheuse.

Ces technologies promettent de délivrer de nouvelles informations aux chercheurs qui s'intéressent aux individus comme patients et à ceux qui les voient plutôt comme des consommateurs.

Hilke Plassmann fait aussi ce pont entre la médecine et le commerce. Ainsi, si sa recherche est centrée sur les effets placebo et sur les difficultés de prise de décision dans les troubles alimentaires, elle développe des projets avec des entreprises qui possèdent de vastes collections de données sur leurs clients. « Nous voulons migrer nos méthodes du laboratoire vers le monde réel grâce à ces collaborations », explique-t-elle. Mais le dialogue n'est pas toujours facile entre des entreprises qui recherchent des résultats rapides et les chercheurs qui travaillent dans un temps plus long.

___

| Comment les neurosciences vont révolutionner l'école et l'entreprise ? Retrouvez les autres articles de notre Dossier spécial dans La Tribune Hebdo n°264 daté du 12 octobre 2018 :

À lire également

  • "Nos enfants sont des super-ordinateurs" Stanislas Dehaene, Collège de France
  • Quand la science du cerveau révolutionne l'école
  • Quand la science du cerveau révolutionne l'école
  • Stanislas Dehaene, du Collège de France : "Nos enfants sont des super-ordinateurs"
  • Les sciences cognitives, nouvelle terre promise du marketing ?
  • (à venir) Ces managers qui veulent tirer parti des neurosciences
  • (à venir) La neuro-économie décortique l'irrationalité de l'homo economicus

Isabelle Boucq

Sur le même sujet

Kyndryl, spin-off d'IBM, a choisi Sophia-Antipolis pour installer son Digital Hub spécial IA et Cyber

Intégrer l’IA dans ses outils internes, l’enjeu de souveraineté pour les TPE et PME

Alors que les grands groupes développent des solutions d’IA internalisées et dédiées, les TPE et PME, conscientes des enjeux, sont restreintes par leurs moyens. Avant même le défi de la sécurisation des données, c’est l’existence d’IA adaptées aux besoins réels de ces entreprises qui conditionne leur usage.

Premium
Tech & IA
En cinq ans, Netflix a vu sa marge opérationnelle passer d’environ 18 % à plus de 30 %.

Pourquoi Netflix, Amazon et Disney+ veulent faire tomber les règles françaises d’investissement dans l’audiovisuel

Les géants du streaming ont déposé un recours devant le Conseil d’État pour contester le nouveau décret d’obligation d’investissement dans l’audiovisuel.

Tech & IA
Pendant que Meta reste bloqué depuis fin 2024, Google a lui renouvelé son accord dès janvier 2025 et prépare l'arrivée d'AI Overviews en France.

Presse française : les droits voisins, enjeu crucial face aux géants du numérique

Une décision sur les droits voisins de Meta est attendue cette semaine, près de deux mois après l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne imposant l'autorisation préalable des éditeurs de presse. Pendant ce temps, la loi Balanant durcit les sanctions et Google prépare l'arrivée d'AI Overviews en France en promettant une rémunération spécifique.

Premium
Tech & IA
UBI Solutions poursuit sa stratégie de croissance en reprenant CEMI, une PME française placée en redressement judiciaire.

Le dijonnais UBI Solutions reprend CEMI au tribunal de commerce pour accélérer sur l'IA

UBI Solutions, spécialiste dijonnais de la traçabilité connectée, poursuit sa stratégie de croissance externe en reprenant CEMI, une PME placée en redressement judiciaire en février dernier. Au-delà du sauvetage d'une entreprise historique, l'opération illustre la volonté du groupe de consolider un marché composé de nombreuses sociétés vieillissantes.

Premium
Tech & IA
Une nouvelle mouture de l'IA Act a adopté au mois de juin à Bruxelles.

IA à haut risque : le grand flou de la réglementation européenne

En repoussant à fin 2027 les obligations pour les intelligences artificielles à « haut risque », Bruxelles a suscité l’indignation de beaucoup d’associations et d'eurodéputés. Mais l'absence de définition claire du concept de « haut risque » empêche toujours les éditeurs de comprendre si leur solution pourrait en faire partie ou pas.

Premium
Intelligence Artificielle
Photo d'illustration de l'article

Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

Le département américain du Commerce a lèvé les restrictions sur Fable 5 d'Anthropic, remis en ligne après 19 jours d'interdiction. Anthropic s'engage à une cybersécurité proactive et dévoile un cadre pour classer les "jailbreaks" d'IA.

Premium
Intelligence Artificielle
French Tech Tremplin

Diversité dans la tech : le programme Tremplin supprimé par la Mission French Tech

Sacrifié sur l'autel des restrictions budgétaires et considéré comme pas assez efficace, le programme Tremplin, qui devait favoriser la diversité sociale et culturelle dans le milieu très blanc et masculin de la tech, s'arrêtera en juin 2027. Un nouveau programme baptisé Nova, moins coûteux et centré sur le scale-up, prendra la relève.

Premium
Start-up
Les émissions de Google et Amazon augmentent désormais plus vite que leurs ventes.

Climat : l’IA fait exploser les émissions carbone de Google et d’Amazon

Google a rejeté 18,8 millions de tonnes équivalent CO2 en un an (+82 % depuis 2019), Amazon 80,85 millions (+58 %). Les deux groupes polluent désormais plus par dollar de revenu généré, une première pour Amazon depuis 2021, malgré leurs promesses de neutralité carbone.

Intelligence Artificielle