Internet des objets : Orange élargit son offre aux entreprises

Par Pierre Manière  |   |  497  mots
Stéphane Richard, le PDG d'Orange, souhaite réaliser un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros dans l'Internet des objets d'ici à 2018.
L’opérateur historique dégaine de nouvelles solutions pour accompagner les sociétés dans leurs projets mêlant objets connectés et big data.

Fini le coup par coup. Et place à l'industrialisation. Avec Orange Business Services (OBS), Orange fournit déjà des solutions aux entreprises désireuses de se développer dans l'Internet des objets, le cloud, le big data ou la cybersécurité.

Mais, pour ferrer davantage de clients en France et à l'étranger sur ces créneaux en vogue, l'opérateur historique veut industrialiser ses offres de services. Pour ce faire, ce mercredi, il a décidé d'enrichir sa plateforme Datavenue, initialement destinée aux startups désireuses d'exploiter et d'analyser les données de leurs clients.

Ainsi, « Datavenue s'ouvre aujourd'hui aux entreprises de tous secteurs », dit le groupe dans un communiqué. Parmi eux, on trouve l'industrie, les services, les villes intelligentes, la santé, la distribution ou encore le transport. Concrètement, Orange dote sa plateforme de deux offres complémentaires, lesquelles doivent permettre aux entreprises « de tirer tout le bénéfice de l'analyse et de l'exploitation des données et de l'Internet des objets ».

Des offres « de bout en bout »

La première offre s'appelle « Live Objects ». De « bout en bout », comme le souligne à La Tribune Thierry Bonhomme, le directeur exécutif d'OBS, celle-ci permet aux entreprises de sélectionner des objets connectés et des capteurs sur catalogue, de choisir la connectivité la plus adaptée (réseau cellulaire, ou LoRa, par exemple), de traiter et stocker les données issues des objets, et de bénéficier d'un système d'information pour les visualiser.

La seconde offre, « Flexible Data », comprend elle « un environnement big data complet » (via des applications, des solutions de cloud comme Cloudwatt, des logiciels...) pour exploiter les données collectées.

Bientôt 17 villes couvertes en LoRa

En parallèle, le numéro un français des télécoms a donné des précisions sur le déploiement de son propre réseau bas débit dédié à l'Internet des objets. Annoncé au mois de septembre, celui-ci, qui repose sur la technologie LoRa (concurrente du toulousain Sigfox), « couvrira 17 agglomérations(*) et 1.200 communes à la fin du premier trimestre 2016 », précise Thierry Bonhomme.

En outre, pour convaincre les startups d'utiliser ce réseau, Orange va leur proposer « un kit de connectivité clé-en-main » pour « prototyper des objets connectés et créer des services s'appuyant sur la technologie LoRa », ajoute le groupe dans son communiqué.

En clair, Orange ne veut surtout pas prendre le risque de rater le virage de l'Internet des objets. Citant une récente étude du cabinet IDC, Thierry Bonhomme rappelle que trois entreprises sur quatre comptent s'appuyer dessus dans les douze prochains mois pour déployer de nouveaux services ou améliorer leur fonctionnement.

Pas question pour Orange de laisser passer cette opportunité. D'autant que l'opérateur historique mise beaucoup sur ce créneau. D'ici à 2018, le groupe ambitionne de réaliser 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'Internet des objets.

(*) Angers, Avignon, Bordeaux, Douai, Lens, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Toulon, Toulouse et Strasbourg.