Télécoms : l’Etat espagnol renforce sa position dans Telefonica
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Photo d'archives du logo de telefonica
VIOLETA SANTOS MOURA
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L'Etat espagnol continue de monter au capital de Telefonica. Ce vendredi, la Société publique des participations industrielles (SEPI) a transmis un communiqué au gendarme boursier pour indiquer qu'elle avait atteint le cap des 6%, contre 3% auparavant. Aux yeux du gouvernement, cette opération est stratégique. Elle vise à s'assurer que Telefonica, l'opérateur historique ibérique, ne passe pas sous pavillon étranger. Il entend, au bout du bout, porter sa participation à 10%.
Le gouvernement espagnol s'était ému, au mois de septembre, de l'arrivée au capital du saoudien Saudi Telecom Company (STC). Ce même mois, ce dernier a déboursé 2,1 milliards d'euros pour prendre 9,9% de l'opérateur. Sans pour autant passer le seuil des 10%, ce qui aurait nécessité le feu vert des autorités.
La manœuvre a surpris le gouvernement. Celui-ci a décidé, au mois de décembre, d'allumer un contre-feu en revenant au capital de Telefonica, qui avait été complètement privatisé en 1997. Son objectif : protéger cette entreprise jugée « très importante et stratégique » pour le pays. STC a eu beau indiquer n'avoir aucune intention de prendre le contrôle de Telefonica, son arrivée a suscité de fortes craintes au sein de l'exécutif comme de l'opposition.
Madrid souhaite clairement peser sur les décisions de Telefonica, qui compte plus de 100.000 employés dans le monde, et est présent dans douze pays, dont le Brésil, l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'opérateur souffre aujourd'hui sur son marché domestique. Il va dorénavant être confronté à la concurrence de MasOrange, récemment né de la fusion entre Orange et MasMovil, et qui est désormais devenu numéro un en Espagne en nombre de clients.
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