Arnaud Lagardère ou la longue chute d’un héritier du capitalisme français
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Arnaud Lagardère, le 17 février 2022.
Reuters
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Arnaud Lagardère, le 17 février 2022.
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Dans l'histoire récente du capitalisme français, la chute d'Arnaud Lagardère n'a, semble-t-il, pas d'équivalent. Après avoir perdu le contrôle du groupe qui porte son nom au profit du Vivendi de Vincent Bolloré, en novembre 2023, Arnaud Lagardère avait malgré tout « sauvé » son fauteuil de PDG. Moins de six mois plus tard, le voici contraint d'abandonner ses fonctions. Ce mardi, Lagardère a annoncé la nouvelle par communiqué. Celle-ci fait suite à la mise en examen de son dirigeant dans le cadre d'investigations sur le financement de dépenses personnelles par ses sociétés.
Dans le cadre de cette mise en examen, « une mesure provisoire d'interdiction de gérer a été prononcée » contre Arnaud Lagardère, laquelle « le contraint à se démettre de ses mandats exécutifs au sein du groupe », précise la missive. Dans ce communiqué, il est précisé que le désormais ex-PDG conteste cette décision, « contre laquelle il va faire appel ». Les administrateurs de Lagardère précisent qu'ils « se réuniront très prochainement pour prendre toutes les dispositions provisoires requises » afin d'« assurer la bonne gouvernance » de la société. Ils rappellent, aussi, qu'Arnaud Lagardère « bénéficie de la présomption d'innocence, une mise en examen ne préjugeant en rien des suites de la procédure ».
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Arnaud Lagardère a été mis en examen lundi. Il a été confronté aux questions des juges d'instruction financiers dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le Parquet national financier (PNF) en avril 2021. Celle a fait suite à une plainte du fonds activiste Amber Capital, qui a longtemps été au capital de Lagardère tout en dénonçant férocement la gestion de son patron, d'un signalement de l'Autorité des marchés financiers (AMF), ainsi que d'un signalement du Haut Conseil du commissariat aux comptes (H3C), indique une source judiciaire à l'AFP. Celle-ci précise qu'Arnaud Lagardère est soupçonné d'avoir « fait financer son train de vie et ses dépenses personnelles en puisant dans les fonds de ses sociétés Lagardère SAS et Lagardère (LCM) » entre avril 2009 et décembre 2022.
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