L'Iran souhaiterait débloquer Twitter, interdit depuis des années

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De nombreux dirigeants iraniens utilisent Twitter, notamment le guide suprême Ali Khamenei qui possède un compte dans plusieurs langues.
De nombreux dirigeants iraniens utilisent Twitter, notamment le guide suprême Ali Khamenei qui possède un compte dans plusieurs langues. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Twitter "a annoncé être prêt à négocier pour résoudre les problèmes", a affirmé le ministre Mohammad Javad Azari Jahromi au quotidien Iran Daily. Le réseau social de microblogging est interdit depuis les manifestations de masse contre le régime en 2009.

Twitter va-t-il pouvoir être à nouveau utilisé en Iran ? Des discussions sont en cours entre l'Iran et le petit oiseau bleu pour débloquer le réseau social, interdit depuis des années dans le pays mais utilisé par de nombreux dirigeants iraniens, a annoncé mardi le nouveau ministre des Télécommunications.

Twitter "a annoncé être prêt à négocier pour résoudre les problèmes", a affirmé le ministre Mohammad Javad Azari Jahromi au quotidien Iran Daily. "Il y a de bonnes bases pour de telles négociations. Twitter n'est pas un [réseau] immoral nécessitant d'être bloqué".

Le réseau social de microblogging est interdit depuis les manifestations de masse contre le régime en 2009 qui avaient suivi la réélection contestée du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Une interdiction largement contournée

De nombreux dirigeants iraniens utilisent Twitter, notamment le guide suprême Ali Khamenei qui possède un compte dans plusieurs langues, ainsi que le président Hassan Rohani et le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif. Même Mahmoud Ahmadinejad a rejoint le réseau cette année.

Malgré l'interdiction en Iran de Twitter, Facebook et YouTube, des millions d'utilisateurs y ont accès grâce à un logiciel peu coûteux.

Youtube bientôt débloqué mais toujours censuré ?

Le ministre iranien a indiqué que des responsables tentaient de trouver des solutions pour débloquer YouTube, tout en continuant à censurer son "contenu immoral" , et qu'un projet pilote avait été lancé pour permettre aux universités d'y accéder.

Il a déclaré que la décision finale concernant le déblocage de Twitter ne revenait pas à son ministère mais au Conseil supérieur de l'Internet, qui comprend des membres du pouvoir judiciaire dominé par les conservateurs.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/08/2017 à 20:26 :
Ils sont intelligents les Perses.
Twitter et bien d'autres sont responsables des dérivés parmi les jeunes depuis plus de 10 ans ça ne fait que peux de temps que le Web a compris l'impact du virtuel sur le comportement des jeunes. La communication virtuel a plus d'impact que la communication classique.
Bref sans tous les cas plus on limite les connexions mieux c'est pour tous.

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