L'improbable attrait de la French Tech au Japon

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Le pays du Soleil-Levant est réputé pour sa haine de l'échec - un état d'esprit peu compatible avec le risque lié à l'entrepreneuriat.
Le pays du Soleil-Levant est réputé pour sa haine de l'échec - un état d'esprit peu compatible avec le risque lié à l'entrepreneuriat. (Crédits : iStock)
En dépit d'atouts limités et d'une culture peu tournée vers l'entrepreneuriat, le pays du Soleil-Levant multiplie les incitations pour attirer la crème de la tech française. Avec un certain succès.

Une bannière avec l'inévitable coq rouge de la French Tech occupe une bonne partie de l'entrée. Une statue du gallinacé et sa version bleue, plus petite, de la French Fab, trônent sur la table adjacente. Bienvenue dans les locaux japonais du manufacturier WeAre, dans le quartier de Minato-ku à Tokyo. Ce soir, l'écosystème local se réunit pour un deuxième « French Tech Rendez-Vous ». Le French Tech Hub de Tokyo, rebaptisé Communauté French Tech Tokyo en mars dernier, s'est lancé en 2015. Fait rarissime pour un hub à l'international, l'inauguration a bénéficié de la présence du ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron. En 2017, le Premier ministre, Édouard Philippe, a aussi rendu visite aux entrepreneurs tricolores de l'archipel, avant que le Japon entame en France, au printemps 2019, une campagne de communication ciblant la French Tech.

Pourtant, sur le papier, le Japon est loin d'être un marché stratégique pour la tech française. À l'exception notable du géant des télécoms et de la tech Softbank, le pays du Soleil-Levant ne pèse pas grand-chose sur la scène tech mondiale : le capital-risque y est peu développé (environ 1,5 milliard d'euros investis en 2018), et Tokyo...

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Commentaires
a écrit le 12/06/2019 à 16:15 :
Il est sur que vu ce qui vient d'arriver à Ghosn avec Nissan, cela a dû refroidir certains enthousiastes du Japon. Mais vu l'anarchie ultra néo-libérale qui règne dasn l'UE, les jeunes diplomés ne rêvent que de partir.

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