Procès Vivendi : Messier reconnait des "erreurs" et des "excès" de communication
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C'est le procès du jour à Paris. celui de l'ex-patron flamboyant de Vivendi (alors) Universal : Jean-Marie Messier dit J6M, Jean-Marie Messier moi-même maître du monde.
Celui qui avait dit que son groupe allait "mieux que bien" alors qu'il était au bord de la cessation de paiements a reconnu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris : "en jetant un regard en arrière, certaines décisions que j'ai pu prendre, que nous avons pu prendre, n'étaient pas les meilleures. J'ai certainement commis des erreurs".
Il minore tout de même ses erreurs en soulignant "la difficulté de prendre une décision de gestion" quand on dirige un grand groupe de médias et communication comme VU: "j'ai toujours, au moment où j'ai pris les décisions, avec les éléments que j'avais, essayé de les prendre en fonction de l'intérêt de la société".
Agé de 53 ans aujourd'hui, il est poursuivi pour "diffusion d'information fausse ou trompeuse, manipulation de cours et abus de biens sociaux". Ce à quoi il épond avoir été pris "dans une sorte d'orage parfait" : les attentats du 11 septembre, le scandale Enron, l'éclatement de la bulle internet, le comportement des agences de notation, ainsi que les dissensions entre actionnaires français et américains au sein de Vivendi.
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Ce qu'il en tire comme enseignement ? Ses "excès" de communication ! Il dit "avoir appris une chose" : "on peut être fier sans être arrogant et à l'époque, j'ai certainement donné l'image de l'arrogance, pas celle de la fierté".
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