Astérix : Hachette et Sylvie Uderzo signent la paix des braves

 |   |  250  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Hachette Livre a racheté les 40% de la fille du dessinateur, plus de deux ans après en avoir pris le contrôle.

Arnaud Lagardère a-t-il donc trouvé la potion magique pour amadouer Sylvie Uderzo ? Juste quelques heures avant l'inauguration du Salon du Livre, jeudi après-midi, Hachette Livre a annoncé avoir acquis la participation de 40% de Sylvie Uderzo dans les Editions Albert-René, pour un montant tenu secret. La filiale de Lagardère contrôle ainsi désormais à 100% du capital de l'éditeur d'Astérix et don de l'ensemble des droits liés à l'?uvre du célèbre gaulois (édition, audiovisuel, merchandising, etc).

Querelle de famille

Cette paix des braves met un terme à une longue querelle familiale acrimonieuse qui avait défrayé la chronique entre décembre 2008 et juin 2009. Dans une longue tribune publiée dans « Le Monde » en janvier 2009, la fille du dessinateur d'Astérix avait dénoncé « une manipulation » au sujet des conditions dans lesquelles Hachette, le premier éditeur français, avait négocié l'achat de 60% des Editions Albert-René, auprès de son père, Albert Uderzo, et de la fille de René Goscinny, le scénariste de la bande dessinée, décédé en 1977.

Des attaques jugées "indignes" par son père, âgé de 81 ans à l'époque. A cette brouille de famille se mêlaient des enjeux financiers, Sylvie Uderzo s'estimant lésée par la transaction. Le tribunal de commerce de Paris l'avait déboutée en juin 2009 de sa demande d'obtenir le contrat de vente, resté confidentiel. En fonction des sorties d'album, le chiffre d'affaires annuel des Editions Albert-René évolue autour de 10 millions d'euros.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :