Des films à la télé à peine deux mois après leur sortie
Jamal Henni
Jamal Henni
"Home Premiere". Tel est le nom du service de vidéo-à-la-demande (VàD) lancé aux États-Unis il y a quelques semaines. Cette VàD premium propose des films deux mois après leur sortie en salles, au lieu de quatre mois pour la VàD classique. En retour, le tarif est plus élevé : 30 dollars, contre 4 à 6 dollars habituellement. Le service a été lancé par le bouquet satellite DirecTV avec les films de quatre majors (Warner, Sony, Fox et Universal). Le câblo-opérateur Comcast devrait suivre.
"Le service est destiné à ceux qui ne peuvent aller en salles, comme les jeunes parents ou bien des adultes. Ils ne veulent pas attendre et sont prêts à payer plus", explique Keith Feldman, qui dirige l'activité vidéo de Fox à l'international.
L'initiative a suscité la colère des exploitants de salles, qui ont lancé une pétition auprès des réalisateurs, puis menacé de retirer les affiches et les bandes-annonces des films en VàD premium, voire de ne plus les projeter du tout. Réponse de Keith Feldman : "la VàD premium n'est qu'un petit marché, que nous testons avec quelques films. Les clients de ce service ne seraient pas allés en salles de toutes façons. Et très peu de films sont encore à l'affiche deux mois après leur sortie".
De son côté, Disney a mené un test au Portugal en janvier, proposant pour 25 euros "Raiponce" un mois et demi après sa sortie, mais il aurait conquis moins de mille clients. En France, les textes autorisent la VàD quatre mois après la sortie.
Jamal Henni
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