Google accusé de s'enrichir sur le dos de la presse américaine

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La commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants doit consacrer mardi une audition à la question des rapports entre la presse et les grandes plateformes internet, notamment Google. (Photo: un exemplaire du New York Times saisi par un acheteur dans un kiosque à journaux à New York, le 9 novembre 2016.)
La commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants doit consacrer mardi une audition à la question des rapports entre la presse et les grandes plateformes internet, notamment Google. (Photo: un exemplaire du "New York Times" saisi par un acheteur dans un kiosque à journaux à New York, le 9 novembre 2016.) (Crédits : Reuters)
Une étude de l'association professionnelle de la presse américaine estime à 4,7 milliards de dollars le chiffre d'affaires généré par Google en 2018 grâce à des contenus mis en ligne par des médias d'information. Google verse aux éditeurs une partie des revenus publicitaires qu'elle dégage des recherches menant sur les sites d'information, mais la profession estime ce partage très insuffisant.

L'association professionnelle de la presse américaine News Media Alliance accuse Google de générer, grâce à elle, plusieurs milliards de dollars de revenus sans rien lui reverser, selon une étude publiée lundi, dont la méthodologie a néanmoins été contestée par Google et par plusieurs universitaires.

L'étude, réalisée par le cabinet de conseil Keystone Strategy pour la News Media Alliance, rappelle notamment que "Google s'appuie de plus en plus sur l'actualité pour augmenter l'utilisation de ses produits par les consommateurs".

"Maintenir les consommateurs dans l'écosystème Google"

Le géant californien a notamment lancé Google News en 2006 pour présenter aux internautes les principales informations du jour mais aussi pour "maintenir les consommateurs dans l'écosystème Google", indique l'étude.

En 2015, Google a mis en place le système AMP (Accelerated Mobile Pages) qui permet aux articles de presse de s'afficher beaucoup plus rapidement sur un téléphone mobile.

Filiale de Google, YouTube a pour sa part lancé une nouvelle interface pour faire apparaître des contenus liés à l'actualité dans son moteur de recherche.

4,7milliards: le chiffre d'affaires généré par Google grâce à l'info

Au total, l'étude estime à 4,7 milliards de dollars le chiffre d'affaires généré par Google en 2018 grâce à des contenus mis en ligne par des médias d'information.

Google verse aux éditeurs une partie des revenus publicitaires qu'elle dégage des recherches menant sur les sites d'information mais la profession estime ce partage très insuffisant.

La commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants doit consacrer mardi une audition à la question des rapports entre la presse et les grandes plateformes internet, notamment Google.

Un représentant de la News Media Alliance doit être entendu à cette occasion, a annoncé lundi l'organisation.

La contestation du calcul par Google (et certains journalistes)

"Ces calculs de coin de table sont inexacts comme l'ont souligné plusieurs experts", a commenté lundi une porte-parole de Google. "L'essentiel des recherches liées à l'actualité ne produit pas de publicité."

"Chaque mois, Google News et Google Search (le moteur de recherche principal) génèrent 10 milliards de clics vers des sites d'information, ce qui entraîne des abonnements et des revenus publicitaires", a-t-elle ajouté.

"C'est un triste but contre son camp", a tweeté Aron Pilhofer, professeur de journalisme à l'université de Temple. "Car il y a probablement matière à une discussion sérieuse sur la disparité entre les revenus que génère Google grâce aux éditeurs et les revenus que les éditeurs dégagent de Google."

"Mais fabriquer des chiffres à des fins de lobbying pour favoriser l'adoption d'un texte de loi sape toute notre crédibilité", a-t-il ajouté.

Créer un "droit voisin" pour mieux rémunérer les médias (textes, images)

Fin mars, une réforme du droit d'auteur a été votée par le Parlement européen. Elle prévoit notamment la création d'un "droit voisin" du droit d'auteur, pour les éditeurs et agences de presse.

Agrégateurs ou réseaux sociaux devraient ainsi rémunérer ces groupes de médias en contrepartie de la reproduction d'articles ou de photos sur leurs plateformes.

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Commentaires
a écrit le 11/06/2019 à 12:30 :
he ben il suffira de dereferencer les journaux des agregateurs; et on sait par avance qui va hurler que c'est pas normal s'ils ne sont pas references par les agregateurs et non references par le moteur de recherche
he faudra bientot connaitre les adresses completes www.latribune.fr ( capacite de stockage du cerveau, 100 adresse maxi, quand l'url est la meme que ce qui est recherche), ou mieux, se passer des dns, ca donnera 164.35.78.13/~lapagaeatoto.htm
on revient 30 ans en arriere
a écrit le 11/06/2019 à 12:30 :
Google est entre le progressisme de fb et l'obscurantisme de AMAZONE mais là il est quand même difficile de leur faire porter le chapeau entier.

LEs GAFA sont désormais incontournables sur la scène médiatique, ça se voit à la haine déversée sur eux via nos médias parce que propriétés de gens complètement dépassés, à la ramasse dans la compétition économique actuelle. Nos investisseurs sont des veaux repus à la compromission et donc incapables de compromis.

Il est évident qu'une boite comme FB aurait tout à gagner à financer une information mondiale neutre en allant débaucher en masse les journalistes les plus indépendants et les plus prompts au professionnalisme plutôt que de laisser cette profession entre les mains d'une finance cupide qui ne sait que la maltraiter pour son seul intérêt.

Il est là et seulement la le noeud du problème.

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