Presse : la forte baisse des ventes jugulée par le bond du numérique

Les ventes de publications numériques ont bondi de 64,6% sur un an, limitant à 3,8% la baisse totale des exemplaires de presse vendus.

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C'est la presse magazine qui a connu la plus forte hausse des ventes numériques avec un doublement en 2015 (+111,6%) pour une baisse de 4,9% de l'ensemble de ses ventes.
C'est la presse magazine qui a connu la plus forte hausse des ventes numériques avec un doublement en 2015 (+111,6%) pour une baisse de 4,9% de l'ensemble de ses ventes. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)

Si la presse française, toutes catégories confondues, a vu ses ventes baisser en 2015, la forte croissance du numérique a permis de limiter le recul de sa diffusion, selon une étude publiée jeudi par l'ACPM (ex-OJD). En 2015, 3,3 milliards d'exemplaires de presse française (catégories payantes confondues) ont été vendus, une baisse de 3,8% par rapport à 2014, selon l'étude. Entre 2013 et 2014, la diffusion avait déjà baissé de 3,8%.

Parallèlement, les ventes des versions numériques ont augmenté de 64,6% par rapport à 2014. 108,8 millions d'exemplaires en PDF ont ainsi été diffusés et les versions numériques représentent désormais 3,3% de l'ensemble de la diffusion payée (contre 1,9% en 2014).

"L'ensemble de la presse française laisse apparaître, à périmètre constant, une forte croissance des versions numériques qui permet de limiter l'infléchissement de la diffusion", relève l'étude.

Forte progression de la presse magazine

Par catégories, c'est la presse magazine qui a connu la plus forte hausse des ventes numériques avec un doublement en 2015 (+111,6%) pour une baisse de 4,9% de l'ensemble de ses ventes.

La presse quotidienne nationale a vu ses ventes numériques augmenter de 47,5%, la presse quotidienne régionale et départementale a vu les siennes grimper de 58,4% et les éditions dominicales des quotidiens de 89,7%.

A noter que les ventes numériques ne sont pas équivalentes à des ventes papier : les abonnements purement numériques sont commercialisés à des prix bien plus bas. Mais par rapport au papier, s'ils n'ont pas de coûts d'impression et de diffusion, ils n'ont pas non plus les mêmes recettes publicitaires, puisque les tarifs des publicités internet restent loin de leurs équivalents papier.

(Avec AFP)

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