Publicis : Lévy reste, Naouri part, le directoire chamboulé

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Alors qu'il devait quitter la présidence du directoire fin 2015, Maurice Lévy y restera jusqu'au printemps 2017.
Alors qu'il devait quitter la présidence du directoire fin 2015, Maurice Lévy y restera jusqu'au printemps 2017. (Crédits : Bloomberg)
Quatre mois après l'échec de la fusion avec Omnicom, le groupe de communication français veut accélérer sa transformation digitale et annonce le départ du dauphin de Maurice Lévy.

Publicis veut améliorer la recette avec quelques nouveaux ingrédients. Le groupe  a annoncé la réorganisation de sa direction dans un communiqué, mardi 16 septembre.

Il faut dire que depuis quelques mois Publicis peine à trouver un nouveau souffle. Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires a stagné à 3,35 milliards d'euros, le résultat net a chuté de 16,9%. En outre, le groupe a averti en juillet que son objectif d'une croissance de 4% en 2014 serait "difficile à atteindre".

L'échec de la fusion avec son concurrent Omnicom en mai y est pour beaucoup. Maurice Levy, le président du directoire de Publicis, estimait son coût entre 40 et 50 millions d'euros fin juin.

  • Le départ de Jean-Yves Naouri

Publics annonce notamment le départ de son directeur général délégué Jean-Yves Naouri et son remplacement au directoire. Il avait été nommé en 2011 à la tête de Publicis Worldwide. Il faisait figure de favori pour succéder à Maurice Lévy, qui dirige le groupe publicitaire depuis 1987. Selon les Echos, Jean-Yves Naouri avait été marginalisé car mis de côté lors des négociations sur la fusion entre Publicis et son concurrent Omnicom.

  • Un nouveau directoire accompagné d'un "directoire +"

Un nouveau directoire est nommé pour une période de quatre ans. Alors qu'il devait quitter son poste à la présidence du directoire fin 2015, Maurice Lévy, 72 ans, restera finalement jusqu'au printemps 2017.

Anne-Gabrielle Heilbronner,  jusqu'alors secrétaire générale de la supervision à Publicis, est promue dans l'organe de direction du groupe, où demeurent Kevin Roberts (le DG de Saatchi & Saatchi), qui sera chargé de "former, inspirer et stimuler les principaux dirigeants du groupe", et le directeur financier Jean-Michel Etienne. Enfin, un autre groupe de dirigeants complètera l'instance de direction et formera un "directoire +", a précisé Publicis, avec "les mêmes responsabilités afin d'associer une équipe élargie."

  • Plus grande distribution de dividendes et rachat d'actions

Le conseil de surveillance de Publicis a également modifié sa politique de dividendes, avec un taux de distribution de 35% en 2015 et "une montée progressive sur les années à venir pour aligner le groupe sur la moyenne de l'industrie (environ 42%) à l'horizon 2018".

Le groupe de communication a aussi annoncé un programme de rachat d'actions dans le cadre des autorisations données par l'assemblée générale de ses actionnaires et le remboursement anticipé des Oranes (obligations remboursables en actions nouvelles ou existantes).

  • Accélération dans le numérique

Publicis entend "accroître son leadership dans le numérique et enrichir les services rendus à ses clients par le développement de nouvelles prestations complétant sa palette actuelle par création organique ou acquisition, notamment dans le domaine de la technologie". Le groupe précise qu'il fera une présentation détaillée aux investisseurs, avec de nouveaux objectifs de croissance et d'amélioration de la marge à l'horizon 2018, avant la fin octobre. 

Ainsi, dans cette stratégie orientée vers le numérique, Publicis avait conclu un partenariat stratégique avec l'éditeur américain de logiciels Adobe, portant sur une plateforme de gestion de marketing digital, mercredi 10 septembre.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 13:19 :
42% de distribution des bénéfices aux actionnaires ... je n'aimerais pas etre salarié d'une des filiales de publicis, ni même en etre un des patrons ! Le coeur de métier de Publicis est devenu la finance, la publicité et la créativité ne réalisent qu'un travail de facade ! Vive les bons bnpa ! Vive les dividendes ! A noter que Anne-Gabrielle Heilbronner est une proche du clan Naouri, esperons qu'elle ne donne pas trop de fil à retordre à Arthur Sadoun, grand favori aux grandes ambitions!
a écrit le 16/09/2014 à 11:41 :
Encore de la défiscalisations dans l'air . Bonjour pour nos impôts .

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