Criteo pourrait être avalé par Publicis

 |   |  419  mots
Jean-Baptiste Rudelle, le directeur général et cofondateur de Criteo, lors de l'introduction au Nasdaq en octobre 2013.
Jean-Baptiste Rudelle, le directeur général et cofondateur de Criteo, lors de l'introduction au Nasdaq en octobre 2013. (Crédits : Reuters)
La startup française bondit de près de 20% sur le Nasdaq sur fond de rumeurs de discussions avec le géant de la publicité, qui avait annulé son mariage avec Omnicom en mai dernier. Spécialiste du reciblage publicitaire sur Internet, Criteo vaut 2 milliards de dollars.

Moins d'un an en Bourse et déjà bientôt rachetée? Criteo, la pépite française de la pub sur Internet, intéresse sérieusement Publicis. La rumeur, qui circulait sur les marchés depuis quelques semaines, est revenue jeudi sur le site Boursier.com, à la suite d'une note des analystes de Natixis, publiée initialement fin juillet. Les deux sociétés ne font pas de commentaire mais des discussions auraient bien commencé il y a trois mois et pourraient s'accélérer, selon Les Echos. Spécialiste du reciblage publicitaire personnalisé sur Internet, Criteo est perçu comme une cible d'acquisition potentielle depuis des mois par les analystes qu la suivent, même si son cours a connu des hauts et des bas depuis son entrée en fanfare au Nasdaq fin octobre 2013. Introduite à 31 dollars, l'action Criteo avait flambé à plus de 50 dollars en mars avant de retomber autour des 30 dollars. Ce vendredi, elle bondit de 18% à un peu plus de 36 dollars, soit une capitalisation de 2 milliards de dollars. L'action Publicis recule de 1,1% à Paris.

Amazon avait approché Criteo

En mai dernier, Publicis avait annoncé l'annulation de son méga-mariage avec son concurrent américain Omnicom. Le président du directoire Maurice Lévy, qui avait justifié cette fusion par l'effet de taille, avait alors considéré que « oui, la taille est importante, dans le monde des « big data. » La question de la taille n'est pas un problème pour aujourd'hui mais pour demain. Avec Omnicom, on faisait d'une pierre deux coups, et même plus ! Nous ne ferons pas de grande acquisition, plutôt des achats ciblés là où nous avons besoin de grandir » avait-il indiqué. La pub en ligne apparaît clairement comme l'un de ces domaines d'avenir pour le pionnier octogénaire de la publicité. Créée en 1926, Publicis, qui pèse quelque 12 milliards d'euros en Bourse, craint peut-être de voir cette startup emblématique rachetée par un géant américain du Web. Amazon avait ainsi approché Criteo en 2012 selon Adweek.

Mais une société en hypercroissance comme Criteo a-t-elle envie de se faire absorber par un géant tel que Publicis, Google ou consort ? La parole est aux actionnaires, mais aussi au management et aux équipes. Les analystes de Natixis évoquent un scénario dans lequel le directeur général et cofondateur Jean-Baptiste Rudelle, qui détient 7% du capital, de Criteo prendrait la succession de Maurice Lévy, qui doit quitter la présidence de Publicis en décembre 2015...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :