Téléphone mobile : risque sur la santé accru pour les accros

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(Crédits : Reuters)
Les résultats de l'étude Interphone de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne montrent pas de liens clairs entre l'utilisation du téléphone portable avec certains cancers du cerveau. Mais l'abus de téléphone mobile pourrait être dangereux pour la santé.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a présenté ce mardi son étude Interphone sur les éventuelles effets de la téléphonie mobile sur la santé. Pilotée par le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS, l'étude a été lancée en 2000 et menée dans 13 pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède).

Plus précisément, l'objectif de l'étude visait à établir une éventuelle relation entre l'usage du téléphone mobile pendant dix ans et les tumeurs du cerveau (gliome, méningiome), du nerf acoustique et de la glande parotide (salivaire). Or, l'organisation n'y a vu aucun lien clair.

La question se pose davantage pour les accros du mobile. Autrement dit, l'abus de téléphone mobile pourrait être dangereux pour la santé. D'après Élisabeth Cardis, coordinatrice principale de l'étude "On a un certain nombre d'éléments qui semblent indiquer qu'il y a peut-être une augmentation de risque chez les gros utilisateurs, chez ceux qui tenaient le téléphone du même côté de la tête où s'est développée la tumeur". L'étude révèle un risque de gliome 40% supérieur et un risque de méningiome de 15% supérieur chez les participants qui ont déclaré une utilisation fréquente du téléphone , du même côté de la tête que la tumeur.

Mais l'OMS tient à conserver le conditionnel et n'en tirer aucune conclusion en raison des difficultés méthodologiques et des erreurs qui limitent la force des conclusions et empêchent d'établir une "interprétation causale". S'ajoute à cela la faible proportion de gros utlisateurs (10% du total) dans la population observée.

Malgré les bémols de l'OMS sur les risques constatés, l'Association française Robin des Toits est aussitôt montée au créneau. Dans un communiqué, elle dénonce des risques réels que "nul ne peut aujourd'hui prétendre ignorer". Elle demande en conséquence aux pouvoirs publics d'ajourner le déploiement des technologies sans fil à et d'organiser des campagnes de prévention et d'information.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2010 à 6:12 :
Trop drôle, l'étude conclut que l'on arrive pas à établir de lien entre GSM et cancer, et ce qui est retenu par l'article, c'est que l'étude n'exclut pas tout risque, chose _impossible_ à démontrer.
L'étude ne démontre pas une augmentation du risque ("L'étude révèle un risque de gliome 40% supérieur et un risque de méningiome de 15% supérieur'"), au contraire, elle montre que les variations sont tellement faibles qu'elles ne peuvent pas être considérées comme significatives. Rappelons également de quels risques on parle:
Pour les gliomes, l'incidence est environ de 5 cas pour 100.000 habitants, le méningiome lui est une tumeur généralement bénigne.
Pendant ce temps, 120 000 morts par an en France du tabac et de l'alcool, 20 000 dans des accidents domestiques... ah oui, on sait s'occuper des vrais problèmes.
Combien de personnes électrocutées chaque année? Faut-il interdire l'électricité? Combien de morts sur les routes? Interdit-on les voitures?

a écrit le 18/05/2010 à 19:58 :
Tout de même, nous sommes 4 milliards d'utilisateurs. Cela vaut le coup de se poser la question du risque! Mais que de déficiences dans cette étude, détaillées sur http://tinyurl.com/39969pb .
a écrit le 18/05/2010 à 13:50 :
Il en va du Tél mobile comme de tout. Si l'ons'en sert d'une façon utile et surtout occasionnelle dans une journée, je ne pense pas que ce soit dangereux pour la santé. Mais si l'on est suspendu à c'est accessoire de communication toute la journée comme certains, on peut se poser des questions sur sa nocivité à cause des ondes émises.

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