Le "Grenelle des ondes" interdit le téléphone portable à l'école primaire

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Parmi les orientations de la table ronde finale sur les radiofréquences dites "Grenelle des ondes" décidées ce lundi, figure notamment l'interdiction pour les élèves de primaire (6 à 10 ans) qui ont un mobile de l'utiliser au sein de leur établissement scolaire. Une mesure qui est désormais du ressort des écoles.

Les représentants de l'Etat, associations, opérateurs télécoms et élus réunis ce lundi pour la dernière table ronde sur les radiofréquences, baptisée "Grenelle des ondes", se sont prononcés pour l'interdiction de l'usage du portable à l'école primaire. Une mesure qui dépend désormais des établissements scolaires.

D'autres orientations ont également été prises et retenues par le Gouvernement. C'est le cas de "l'offre de SMS exclusive sans service voix", et la mise au point de téléphones mobiles "rendant l'usage de l'oreillette indispensable" (sans haut parleur).

Quant aux antennes relais, les ministres Roselyne Bachelot (Santé) Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie) ont retenu "le lancement de modélisations sur ordinateur" des émissions, suivies "le cas échéant d'expérimentation dans des villes volontaires d'une modification des seuils".

De leur côté, les associations Priartem et Agir pour l'environnement estiment ces annonces "très insuffisantes" et ont décidé de suspendre leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais du Grenelle des ondes.

"Rendez-vous manqué", juge pour sa part Denis Baupin (Verts), adjoint à l'environnement à la mairie de Paris qui a participé au nom de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) à la première réunion de travail du "Grenelle des ondes". "Lorsqu'il y a urgence, l'inaction devient coupable", a-t-il affirmé dans un communiqué publié ce lundi. Puis d'ajouter que "l'Etat vient malheureusement de botter en touche, laissant l'ensemble des acteurs en situation d'instabilité juridique face au risque sanitaire potentiel des antennes relais". Selon lui, "face à la carence de l'Etat, la conférence de citoyens organisée par la Ville de Paris constitue dorénavant le prochain rendez-vous", en juin.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
quand va t on cesser de négocier avec ces associations ou syndicats qui n'ont aucune légitimité pour négocier ou discuter d'une future Loi ? Qui sont ils ? que représentent ils ? qui les a élu ? C'est une atteinte aux principes démocratiques les plus élémentaires. Seuls nos élus parlementaires sont à même de décider et de mener les débats publics (j'insiste sur l'aspect public des débats, pas en chambre comme aujourd'hui) sur ce sujet qui intéresse l'ensemble des citoyens.
Comme d'autre citoyen je ne leur ai pas donné le droit de discuter en mon nom en tant que consommateur. Leur pseudo légitimité est uniquement le fait de leur pouvoir médiatique et/ou de nuisance sachant que leur idéologie et leur parti pris radical les aveuglent et n'en font pas des interlocuteurs légitimes sur le sujet.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je me disais aussi que certains avaient des comportements bizarres ces derniers temps. C'était donc suite à la grillade des neurones. Cela va pas arranger Nokia et Consort tout cela !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Heu... l'utilisation du portable était déjà interdit par le réglèment en primaire et au collège. Comment d'un non évènement faire du buzz. Trop fort ce gouvernement, trop null les autres.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce type de débat devrait se faire à minima au niveau européen !
En discutant au simple niveau franco-français avec des petites associations dont l'argumentaire est basé sur des cas "de quartier", voire sur des cas inxistant (voir le cas du relais Orange à St Cloud de mars 2009 qui causait des pb physique alors qu'il n'émettait pas encore d'ondes radio ?), on a toutes les "chances" de prendre de très mauvaises décisions...
Arretons avec ces "Grenelle de..." qui ne rime à rien à notre époque de mondialisation !

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