WhatsApp chiffre son service et défie les forces de l'ordre

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Personne (d'autre) ne peut rentrer dans ce message. Pas les cybercriminels. Pas les pirates. Pas les régimes oppressifs. Même pas nous, assure WhatsApp.
"Personne (d'autre) ne peut rentrer dans ce message. Pas les cybercriminels. Pas les pirates. Pas les régimes oppressifs. Même pas nous", assure WhatsApp. (Crédits : © Nacho Doce / Reuters)
Le service de messagerie WhatsApp, filiale de Facebook, annonce le chiffrement total de bout en bout pour protéger les communications privées. De quoi susciter l'ire des forces de l'ordre qui estiment qu'une telle mesure laisse des criminels et des terroristes opérer librement.

Après Apple, Facebook va-t-il s'attirer les foudres des autorités ? Le service de messagerie WhatsApp, filiale de Facebook, a annoncé mardi 5 avril qu'il allait désormais chiffrer "de bout en bout" les envois sur sa plateforme.

"Rendre vos données et vos communications les plus sûres possible a toujours été une priorité pour WhatsApp. Et aujourd'hui, nous sommes fiers d'annoncer que nous avons fait une avancée technologique qui fait de WhatsApp un leader dans la protection de vos communications privées: le chiffrement total de bout en bout", indique le service sur son blog officiel.

Cela signifie que "quand vous envoyez un message, la seule personne qui peut le lire soit la personne ou le groupe à qui vous envoyez ce message. Personne (d'autre) ne peut rentrer dans ce message. Pas les cybercriminels. Pas les pirates. Pas les régimes oppressifs. Même pas nous", ajoute WhatsApp.

WhatsApp dans des batailles judiciaires similaires à celle entre Apple et le FBI ?

Cette annonce intervient après plusieurs semaines de bras de fer entre Apple et le gouvernement américain, qui voulait forcer la marque à la pomme à aider le FBI à pirater un iPhone appartenant à l'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino.

De manière générale, les mesures de protection toujours plus poussées sur les services et les appareils des groupes technologiques, qui souvent ne conservent même plus de clé de décryptage, sont critiqués par les forces de l'ordre, qui argumentent que cela laisse des criminels et des terroristes opérer librement. D'après des informations de presse, WhatsApp serait engagé dans des batailles judiciaires similaires à celle entre Apple et le FBI. Des médias ont aussi rapporté que le service et son concurrent Telegram avaient pu être utilisés dans les attaques terroristes du 13 novembre à Paris.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/04/2016 à 11:05 :
Aucune confiance dans les américains Facebook est une passoire ! Juste bon pour quelques djihadistes !

Le système Squareway de Vivaction qui S adresse Qu aux entreprises et protègent voix et data sur smartphone est mieux adapté !

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