WhatsApp chiffre son service et défie les forces de l'ordre

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Après Apple, Facebook va-t-il s'attirer les foudres des autorités ? Le service de messagerie WhatsApp, filiale de Facebook, a annoncé mardi 5 avril qu'il allait désormais chiffrer "de bout en bout" les envois sur sa plateforme.
Cela signifie que "quand vous envoyez un message, la seule personne qui peut le lire soit la personne ou le groupe à qui vous envoyez ce message. Personne (d'autre) ne peut rentrer dans ce message. Pas les cybercriminels. Pas les pirates. Pas les régimes oppressifs. Même pas nous", ajoute WhatsApp.
Cette annonce intervient après plusieurs semaines de bras de fer entre Apple et le gouvernement américain, qui voulait forcer la marque à la pomme à aider le FBI à pirater un iPhone appartenant à l'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino.
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De manière générale, les mesures de protection toujours plus poussées sur les services et les appareils des groupes technologiques, qui souvent ne conservent même plus de clé de décryptage, sont critiqués par les forces de l'ordre, qui argumentent que cela laisse des criminels et des terroristes opérer librement. D'après des informations de presse, WhatsApp serait engagé dans des batailles judiciaires similaires à celle entre Apple et le FBI. Des médias ont aussi rapporté que le service et son concurrent Telegram avaient pu être utilisés dans les attaques terroristes du 13 novembre à Paris.
(Avec AFP)
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