Yahoo ! -Verizon, fusion en danger

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L'accord signé par les deux groupes en juillet comportait une clause autorisant Verizon à se retirer s'il survenait un événement pouvant raisonnablement être considéré comme susceptible d'avoir un effet matériel adverse sur les activités, les actifs ou la situation financière de Yahoo!.
L'accord signé par les deux groupes en juillet comportait une clause autorisant Verizon à se retirer s'il survenait un événement pouvant "raisonnablement être considéré comme susceptible d'avoir un effet matériel adverse" sur les activités, les actifs ou la situation financière de Yahoo!. (Crédits : REUTERS/Dado Ruvic)
Les révélations de piratage de 500 millions de comptes Yahoo! pourraient avoir, via une clause dans l'accord de rachat signé en juillet, un "impact matériel" sur la fusion entre le géant d'internet et Verizon.

Après avoir demandé une ristourne d'un milliard de dollars, Verizon Communications se fait plus menaçant. Le groupe dit désormais se réserver la possibilité de renoncer à son offre d'achat de 4,83 milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) sur Yahoo! à la suite du piratage massif dont a été victime le groupe internet.

Lire aussi : Yahoo! dément espionner ses utilisateurs sur ordre du gouvernement américain

Le directeur juridique de Verizon Craig Silliman a dit pouvoir raisonnablement penser que le piratage d'au moins 500 millions de comptes email révélé par Yahoo en septembre aura un "impact matériel" lui permettant de retirer son offre, : "Je pense que nous avons de bonnes raisons de croire que l'impact sera matériel (...) S'ils (Yahoo!) pensent que ce n'est pas le cas, alors il faudra qu'ils nous le démontrent", a-t-il confié à des journalistes, sans préciser si des discussions étaient en cours pour renégocier le prix convenu en juillet.

Clause de "retrait"

De son côté, un porte-parole de Yahoo! s'est dit confiant dans le processus en cours. "Nous continuons de travailler sur notre intégration avec Verizon", a-t-il dit. Yahoo! avait confirmé le 22 septembre, deux mois après l'annonce de son rachat par Verizon, ce piratage remontant à 2014 et effectué selon lui par un "agent piloté par un Etat", une accusation mise en doute par certains experts de sécurité informatique. Des sénateurs démocrates ont par ailleurs demandé au groupe internet de livrer davantage d'informations sur le piratage et de dire pourquoi il a mis tant de temps à s'en apercevoir.

L'accord signé par les deux groupes en juillet comportait une clause autorisant Verizon à se retirer s'il survenait un événement pouvant "raisonnablement être considéré comme susceptible d'avoir un effet matériel adverse" sur les activités, les actifs ou la situation financière de Yahoo!. Ce qui pourrait être le cas aujourd'hui.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/10/2016 à 12:07 :
Yahoo aurait du faire sien ce proverbe français:"Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras."

Twitter ferait mieux de ne pas être trop gourmand également, ils prennent exactement la même direction...

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