TCL : le projet "avenir métro" serait-il la vraie cause du conflit ?
Marie-Annick Depagneux
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Alors que la grève dans le métro de Lyon est entrée dans sa troisième semaine le 12 décembre et que les perturbations se poursuivent ce mercredi, la direction de Keolis Lyon, le délégataire, dresse un nouveau point. Les débrayages d'une heure, aux heures de pointe, sont suivis par "90 agents environ", soit "5 % de l'ensemble du personnel" selon Pascal Jacquesson, directeur général de la société.
Ce mouvement a été déclenché par la CGT en réaction au nouveau règlement de sécurité d'exploitation appliqué depuis avril 2016 à la demande du ministère des Transports. Il concerne au premier chef les régulateurs, au nombre de 41, ainsi que certains conducteurs et agents de ligne. L'extension à l'ensemble du réseau, auquel la CGT avait appelée à partir du 5 décembre, s'est limitée à "150 chauffeurs de bus", d'après la direction. Depuis ce lundi le conflit se concentre, à nouveau, sur le métro sachant qu'il a été suspendu le 8 décembre, premier jour de la fête des lumières.
Pascal Jacquesson qui ne comprend toujours pas les raisons de cette grève rappelle les 50 heures de discussion en amont de la mise en œuvre du nouveau règlement.
Cette échéance correspond à l'automatisation de la ligne B.
En filigrane c'est bien le projet "Avenir métro" qui parait la vraie cause de ce conflit.
Ce délégué modère l'impact de cette automatisation :
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Quant aux conditions de travail, le directeur général de Keolis Lyon évoque la mise en place d'une nouvelle grille de roulement pour les conducteurs de métro. Ces derniers ainsi que les agents de ligne voient leur travail affecté par les différents incidents et fausses alertes provoqués en ces périodes troublées.
Marie-Annick Depagneux
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