Emmanuel Macron célèbre les 100 ans du journal La Montagne à Clermont-Ferrand sur fond de tension avec la presse
Sonia Reyne

Photo d'illustration
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S'il avait snobé la presse locale lors de ses vœux au monde agricole à Clermont-Ferrand en janvier 2018, Emmanuel Macron rectifie le tir en se lançant dans un marathon séduction de la presse régionale. Hier il était à Rodez à l'invitation du groupe de la "Dépêche" pour un débat sur les retraites et aujourd'hui, il a fêté les 100 ans de La Montagne à Clermont-Ferrand.
Mais les aléas au sujet de Presstalis, de l'AFP n'étaient pas d'actualité, pas plus que les convocations par la DGSI de journalistes, ou les tensions avec la presse pendant les mouvements sociaux.
En décrochant le patronage d'Emmanuel Macron Centre France réussit une performance. Pour préparer son centenaire, le Groupe a recruté Dominique Lamirand, ex-chargée de la communication du Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Un recrutement qui s'inscrit dans un mouvement de renouvellement des rédactions engagé après le premier plan social au sein du groupe fin 2013. Depuis, nombre de journalistes en fin de carrière sont partis. Ces départs ont donné de l'envergure à une équipe resserrée et rajeunie.
Le journal lance des projets tout azimut.
Encadré par Alain Védrine, directeur général de Centre France, Soizic Bouju et le chansonnier Jacques Mailhot, Emmanuel Macron a échangé avec des salariés du groupe de presse, des chefs d'entreprises et des décideurs locaux. Il a rappelé l'engagement d'Alexandre Varenne.
Malgré un accueil d'Emmanuel Macron des plus chaleureux dans la salle, sur les réseaux sociaux, la colère gronde. La majorité des salariés n'étaient pas invités et célébreront les 100 ans du journal le 15 octobre. Les plus mécontents envisagent un boycott de la soirée.
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En sourdine, le ressentiment des soutiers de l'information s'appuie sur le sentiment d'un rapt du centenaire au profit d'une opération de communication. Quant à la famille de Jean-Pierre Caillard, qui a participé jusqu'à sa mort en 2012 à faire du groupe de presse ce qu'il est, elle n'était pas conviée. Bien qu'Edith, son épouse ait pris sa relève à la présidence jusqu'en 2017 et que Damien son fils ait travaillé à la réflexion stratégique sur le numérique puis l'innovation jusqu'en 2016, ils n'ont aujourd'hui plus aucun lien, hiérarchique ou capitalistique avec Centre France.
Sonia Reyne
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