La liquidation judiciaire pour Mignola Carrelages
Didier Bert

Photo d'illustration
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Le groupe familial Mignola Carrelages emploie 140 salariés au sein de quatre entreprises basées à Challes-les-Eaux, commune voisine de La Ravoire dont Patrick Mignola était le maire jusqu'en 2017. M. Mignola avait alors été élu député sous les couleurs du Modem, dont il préside aujourd'hui le groupe à l'Assemblée nationale.
Le groupe, qui se présente comme le deuxième spécialiste national du carrelage, avait été placé en redressement judiciaire le 14 octobre. Le carreleur avait réalisé un chiffre d'affaires de 27 millions d'euros en 2018. Et l'entreprise disposait d'un carnet de commandes de 32 millions d'euros il y a un an. Jamais le groupe familial ne détenait d'un prévisionnel aussi élevé.
Mais au même moment, Mignola Carrelages a dû faire face à des retards sur trois chantiers clés : un centre commercial à Nice, ainsi que les piscines de Chambéry et de Vitry-sur-Seine.
Les difficultés de trésorerie ont donné lieu à une période de chômage technique, et à des pertes financières. Le constat de ces pertes avait donné lieu à la mise en redressement judiciaire.
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Patrick Mignola s'était alors dit favorable à la cession du groupe afin de permettre sa survie. Les repreneurs potentiels pouvaient déposer leurs offres jusqu'au 15 novembre. Deux entreprises régionales du bâtiment avaient montré leur intérêt pour reprendre Mignola Carrelages.
Le tribunal de commerce en décide autrement en écartant les offres de reprise, et en scellant la liquidation judiciaire de l'entreprise, qui compte encore 80 chantiers.
Didier Bert
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