Municipales 2020 : A Grenoble, quel programme économique pour quel candidat ?
Marie Lyan
Marie Lyan
Ils ne sont désormais plus que sept candidats à l'approche du scrutin prévu le 15 mars prochain, rejoignant différentes sensibilités : Catherine Brun (LO), Alain Carignon (La société civile pour l'alternance), Émilie Chalas (LREM), Mireille d'Ornano (sans étiquette mais ex-candidate FN et Les Patriotes), Bruno de Lescure (collectif citoyen ralliant des militants du NPA, FI, PC, etc), Olivier Noblecourt (Parti socialiste et partis de gauche), ainsi que le maire sortant Éric Piolle (Europe Écologie - Les Verts).
Et d'après les derniers sondages, l'écart se resserre puisque la dernière étude IPSOS Sopra Steria (commandée le 24 février dernier par France Bleu Isère et Le Dauphiné Libéré) faisait état de 36% des intentions de vote au premier tour pour le maire sortant. Suivi par l'ex-maire de Grenoble, Alain Carignon (20%), puis par l'ancien adjoint de Michel Destot à la maire de Grenoble, Olivier Noblecourt (19%), et enfin par la députée LREM de l'Isère, Emilie Chalas (16%).
Alors que les quatre principaux candidats multiplient les prises de paroles et les débats à moins de deux semaines du premier tour, qu'en est-il de leur programme économique ?
Le maire sortant, soutenu par EELV, Ades, Place publique, Nouvelle donne, PCF, et une partie de Génération.s, mise sans surprise sur la continuité, avec un programme visant à "accompagner les transitions environnementales et énergétiques". Sa vision pour le monde économique de demain ?
Mobilités de demain, travaux publics, chimie et industrie verte, lowtech, commerce de ville, monnaies locales... Chez l'élu sortant, le programme économique est donc mis au service de la transition, avec le souhait de "fédérer les acteurs du territoire au sein d'un projet commun", qui pourrait être notamment la candidature de la ville comme capitale verte européenne.
Une candidature sous le signe de la continuité, mais qui fait également place à une liste renouvelée pour moitié, et sur laquelle on retrouve notamment des acteurs du monde universitaire, tels que Nicolas Kada, professeur agrégé de droit public, mais également des commerçants (Barbara Schuman), des cadres dans le domaine de l'énergie (Céline Deslattes), etc.
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Avec, parmi les projets phares de cette liste :
"Faire redécoller Grenoble". Tel est le crédo de l'ex-maire de la ville (1983-1995). A travers sa "liste citoyenne", l'ancien élu de droite, condamné pour corruption en 1996, qui conduit désormais une liste citoyenne (soutenue néanmoins par le président des Républicains, Christian Jacob), évoque "une métropole en perte d'attractivité, en raison d'un grand nombre de facteurs, dont des problèmes d'accessibilité et de mobilité, de pollution de l'air, d'insécurité, ainsi que d'espaces verts de plus en plus réduits et d'une bétonisation qui produisent des effets répulsifs".
Sa vision ?
On retrouve d'ailleurs "deux jeunes chefs d'entreprises de moins de 35 ans parmi les dix premiers candidats de sa liste", qui comprend également des chefs d'entreprises, commerçants et artisans.
Alors qu'Alain Carignon doit encore présenter son projet à la presse ce samedi, voici ses principales propositions dans le champ économique :
C'est l'ambition de l'ancien adjoint à Michel Destot, et également ex-délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté, Olivier Noblecourt, qui veut voir dans le monde économique "un partenaire" pour adresser "l'ensemble des défis à relever, qu'il s'agisse de l'urgence climatique, de la crise sociale, de la politique de déplacements, etc".
Il est soutenu quant à lui par Le Parti socialiste, mais également par Go citoyenneté, le Parti radical de gauche, Cap 21, le Mouvement républicain et citoyen, la Gauche républicaine et socialiste, ainsi que certains membres de Génération.s.
Avec, sur sa liste, des acteurs issus du monde universitaires tel que le président sortant de l'UGA, Patrick Lévy (3e place), mais également le cofondateur de Wizbii, Romain Gentil (7e place), ainsi qu'une cadre financière de HP, Emmanuelle Legoff (4e place).
Avec, parmi ses propositions dédiées au tissu économique :
Redévelopper le moteur de l'attractivité grenobloise, en l'engageant dans la transition écologique. Ce pourrait être le mot d'ordre de la députée LREM, urbaniste de formation.
Selon elle, il est donc nécessaire de se diriger vers la transition écologique, "mais en développant également la croissance économique afin de financer cette révolution, qui coûte cher". Avec, à ses côtés sur la liste, le chef d'entreprise Olivier Six, mais également un cadre du réseau CIC Lyonnaise de Banque, Philippe François, ou encore l'ancien adjoint à l'économie de Michel Destot, Gérald Dulac.
Avec, parmi ses quinze premières propositions :
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