Friche Jourdan : pourquoi le projet de la marque de jeans 1083 est enterré
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Il était ambitieux et ô combien symbolique ce projet de l'entreprise drômoise 1083. Le fabricant de jeans français planchait sur la reprise de l'ancienne usine Charles Jourdan, devenue friche en perdition depuis la fracassante liquidation judiciaire en 2007 du célèbre chausseur. Celui-ci avait employé, au sommet de sa gloire dans les années 70, plus de 2.000 personnes sur les territoires drômois et ardéchois.
Thomas Huriez, fondateur de 1083 (un chiffre représentant le nombre de kilomètres entre les deux points les plus éloignés de la France métropolitaine), avait imaginé un projet à 10 millions d'euros pour redonner vie à cet espace de plus de 6.000m². Son projet avait même emporté l'appel à candidatures en 2016, arrachant le morceau à son compétiteur Domitys, qui souhaitait y construire une résidence pour séniors.
Ce "Cube 1083" devait ainsi mêler tourisme industriel, production, création et commerces. Au total, 3.000m² devaient ainsi être mis à disposition d'autres marques de mode françaises, engagées elles aussi dans une démarche Made in France. Le tout à quelques encablures du musée de la chaussure et de Marques Avenues. Selon 1083, des marques comme Saint James, le Slip Français ou Revol, égéries du Made in France auraient confirmé leur intérêt pour le projet.
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Mais ce projet ne verra finalement pas le jour. En tout cas, pas sur la Friche Jourdan. Après quatre ans de démarches administratives et d'études diverses, il vient d'être définitivement enterré. La communauté d'agglomération Valence Romans Agglo, propriétaire du bâtiment, a voté récemment une délibération mettant définitivement fin au Cube 1083 : elle a décidé de céder l'espace à la Ville de Romans, qui en avait fait la demande. Celle-ci, déjà propriétaire du terrain, va démolir la friche pour y construire ... un gymnase.
Une décision qui s'explique, selon la communauté d'agglomération, par un dossier bloqué depuis "trop longtemps" et un impératif de requalification de cet espace d'entrée de ville.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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