Futur collisionneur circulaire : ce gigantesque chantier du CERN qui inquiète en Haute-Savoie
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Les travaux de ce « Futur collisionneur circulaire », qui s'étendrait sur 91 kilomètres de circonférence entre la France et la Suisse, pourraient démarrer dès 2033 : ce, seulement si le projet lève tous les freins, là où il est aujourd'hui questionné...
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Le Centre Européen pour la recherche Nucléaire (CERN) entre dans une phase plus opérationnelle de son projet de Futur collisionneur circulaire : ce tunnel de 91 kilomètres de circonférence, enfoui 200 mètres sous terre (notamment sous le lac Léman), doit permettre d’intensifier la précision des mesures liées à l’accélération des particules. Un chantier de plus de 15 milliards d’euros, qui devrait s'étaler sur dix ans, pour une mise en service à l’horizon 2045, mais qui commence à inquiéter sérieusement certains élus et des associations environnementales. Tant du côté français que Suisse.
Le CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire) - cet organisme créé en 1954 et qui compte aujourd'hui 23 États membres mobilisés autour de sujets liés à la physique fondamentale, à la découverte des constituants et des lois de l'Univers - planche dessus depuis une dizaine d'années. Et si le dossier va à son terme, l'équipement ne serait mis en service qu'en 2045. Au mieux.
Si le CERN avait avancé jusqu'ici, plutôt discrètement, sans se heurter à trop d'oppositions, y compris depuis le début de la phase d'étude de faisabilité il y a deux ans, il entre désormais dans la phase plus délicate des concertations et des réunions publiques.
Associations environnementales et riverains se sont récemment emparés du sujet. Avec à la clé des campagnes d'informations et des premiers recours (gracieux pour le moment), déposés il y a quelques semaines. Notamment contre un arrêté préfectoral pris en décembre dernier et autorisant le CERN à réaliser des forages et des carottages sur des espaces publics et privés afin d'évaluer la stabilité des sols.
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Car au total, 13 puits d'accès, répartis sur huit sites (dont sept en France), ont été prévus ; parties émergées d'un immense iceberg scientifique. À la clé, des centaines d'emplois et du travail pour de nombreuses entreprises locales du secteur de la construction, mais aussi des services.