Isère : l'AEPI fusionne avec le service éco du Conseil général
Marie Lyan
Marie Lyan
Avec dix neuf salariés jusqu'ici, l'Agence d'Études et de Promotion de l'Isère (AEPI) vient de renforcer ses rangs avec l'arrivée des sept employés du service économique du Conseil Général de l'Isère, son principe actionnaire, qui assure 87% du budget total (2,3 millions d'euros) de l'AEPI.
C'est Sylvie Faury, ancienne responsable des services Economie et Recherche, puis Economie et Agriculture du Conseil général, qui a pris depuis le 1er janvier la direction générale de l'AEPI tandis que Joëlle Seux, l'actuelle directrice, prend la direction générale déléguée en vue de superviser les actions internationales, les projets d'entreprises et la promotion. "L'enjeu de cette mutualisation est de valoriser nos expertises, nos métiers et savoir-faire auprès de nos partenaires dans un souci d'optimisation des moyens mis au service de l'action publique économique en Isère", a estimé Sylvie Faury.
"Au-delà de l'optimisation évidente des moyens d'actions, la mutualisation permettra d'atteindre deux objectifs : une porte d'entrée unique pour les entreprises et les territoires et une offre de services élargie", soulignait quant à elle Joëlle Seux, directrice déléguée.
Christian Pichoud, vice-président en charge de l'économie et du tourisme au Conseil Général de l'Isère, affirme que ce regroupement se fera "sans rabotage" afin de mutualiser les effectifs et d'éviter les doublons.
Les objectifs ? Poursuivre les efforts de manière collective en réalisant des économies d'échelle, mais également continuer d'accompagner l'ensemble du tissu économique du département.
Alors que le regroupement des deux agences économiques régionales, l'ERAI et l'ARDI, a été amorcé janvier 2015 à travers la création d'une association de préfiguration, ce rapprochement est-il aussi le signe d'une prochaine étape pour l'AEPI ?
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Si la région a déjà fait savoir qu'elle serait intéressée à entrer dans le capital de l'AEPI, par la signature d'un protocole d'accord informel entre les présidents Alain Cottalorda et Jean-Jack Queyranne, "rien ne presse", d'après Jean-Louis Gagnaire, vice-président du Conseil régional de Rhône-Alpes. Ce dernier rappelle que la région est amenée à devenir naturellement un chef de file dans le contexte de transferts des compétences imaginé entre les différentes collectivités.
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En réaffirmant la compétence économique de la Métropole et des intercommunalités (EPCI), la dernière assemblée générale du 4 novembre dernier a permis l'intégration de la Région Rhône-Alpes au sein de la gouvernance de l'AEPI. La balle est donc à moitié dans le camp du législateur.
Marie Lyan
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