Héritier des Jeux olympiques d'hiver de Grenoble en 1968, le parc événementiel Alpexpo, conçu par l'architecte Jean Prouvé fait lui aussi face à d'importants enjeux de rénovation. Bâti sur près de 60.000 m², il regroupe en réalité quatre offres distinctes : un parc des expositions, un centre de Congrès (Alpes Congrès), une salle de concert (le Summum) ainsi qu'un centre de conférence et de séminaires.
Repris sous forme de société publique locale (SPL) en 2019, cet équipement est désormais administré par quatre collectivités : la région Auvergne-Rhône-Alpes (51 %), la métropole de Grenoble (35 %), la ville de Grenoble (9 %) ainsi que le département de l'Isère (5 %).
« La Région avait été sollicitée par la Métropole, propriétaire du site, car elle savait qu'elle ne pouvait pas investir seule », résume à La Tribune Nathalie Béranger, conseillère régionale et présidente d'Alpexpo, arrivée aux commandes en juillet 2020, juste avant la pandémie. « Ce parc, qui était vieillissant, n'a plus été attractif pour le privé à compter du milieu des années 2010 car il nécessitait un certain nombre de travaux ».
Considéré néanmoins comme le barycentre des Alpes, en raison de sa proximité avec les massifs alpins, les collectivités croient encore à la « remontada » : « Conserver un site événementiel en Isère a du sens : il s'agit du second département à l'échelle régionale après le Rhône, avec une industrie de pointe, une délégation French Tech, un CHU bien classé, des universités... »
Seule la rénovation manquait, et un premier plan de travaux d'une enveloppe de 30 millions d'euros est annoncé en 2020.