Investir en DOM-TOM devient moins risqué mais toujours aussi rentable

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A la Réunion, une grande partie de la route des Tamarins a été financée par les investissements en Loi Girardin
A la Réunion, une grande partie de la route des Tamarins a été financée par les investissements en Loi Girardin
Avec 20 à 30% de rentabilité, le "Girardin" est le produit de défiscalisation le plus rémunérateur. Inter Invest multiplie les garanties pour en réduire les risques.

Sur le papier, le volet industriel de la Loi Girardin pour favoriser l'investissement dans les DOM-TOM a tout du placement en or. Ce produit de défiscalisation offre en effet une rentabilité annuelle d'environ 30 % (ou de 35 % sur 18 mois, ou encore 25 % sur 6 mois). Qui dit mieux ?

Si elle est bien menée, l'opération n'a rien d'aléatoire. Dans les faits, l'avantage fiscal peut être perdu. Inter Invest, une société spécialisée dans ce domaine, multiplie les garde-fous pour sécuriser au maximum l'investissement. Dernier en date, annoncé hier : la mise en place d'une « responsabilité civile » (RC) dite « parapluie ».

Pour bien comprendre son intérêt, il faut rappeler le mécanisme un peu complexe du Girardin industriel. Prenons un épargnant plaçant 40.000 euros en fin d'année. Son argent servira à acheter un bien industriel (camion, pelleteuse ...), d'une valeur de 100.000 euros. La différence (60.000 euros) étant financée par un emprunt. Ce bien sera loué pendant 5 ans à un industriel situé dans les DOM-TOM. Les loyers serviront à rembourser le prêt. Au terme de ce délai, la machine est vendue pour 1 euro symbolique au locataire. L'investisseur perdra donc ses 40.000 euros. L'astuce ? En mai de l'année suivant l'investissement, il bénéficie d'une économie d'impôts égale à 50% de l'investissement total de l'opération, soit la moitié de 100.000 euros. Bilan : le particulier aura économisé 50.000 euros d'impôts pour 40.000 investis, soit 10.000 euros de gains et une rentabilité de 25% en 6 mois. Et le commercialisateur s'occupe de tout à votre place.

Toutefois, les risques ne doivent pas être sous-évalués. Faillite du locataire, absence d'assurance pour le matériel, intermédiaire véreux ...

Pour limiter les éventuels dégâts, les bons professionnels diversifient les sommes investies entre une demi-douzaine de projets. Inter Invest va même plus loin en proposant le produit « G3F ». Le principe est identique, sauf que la rentabilité tombe à 20% mais qu'en cas de perte de l'avantage fiscal, quelle que soit la raison, un fonds de garantie viendra compenser le manque à gagner. Quant à la « RC parapluie », elle couvre l'investisseur contre un risque d'accident (si un camion renverse un piéton par exemple) dans le cas où l'industriel n'aurait pas renouvelé son assurance au cours de 5 années que dure l'opération.

« Contrairement à ce que l'on croit, le Girardin industriel est accessible à partir de 8.000 euros et concerne tous les contribuables, puisqu'il s'agit d'une réduction et non d'une déduction d'impôts rappelle Jérôme Devaud, direction des relations investisseurs chez Inter Invest. Il faut juste avoir un peu de trésorerie puisqu'il faut débourser l'argent plusieurs mois avant l'obtention de l'avantage fiscal ».

Pour comprendre le mécanisme d'un investissement en Girardin industriel, accédez au détail d'un cas concret en cliquant ici.

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Commentaires
a écrit le 03/12/2009 à 0:23 :
le vrai risque dans les DOM-TOM c'est la situation sociale qui peut exploser à n'importe quel moment et plomber durablement les projets les mieux étudiés.
Souvenez vous des mois de fevrier et mars 2009.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Autre solution, c'est le Girardin Industriel basé sur un investissement sur des panneaux photovoltaïques. Solution finalement intéressante permettant de réduire son impôt, d'une part, tout en misant sur les énergies renouvelables d'autre part.
Il existe plusieurs acteurs sur le marché, mais une double démarche s'impose:
1. faire le tour du marché
2. prêter attention aux garanties offertes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Effet pervers: bétonnage de la cote et menace sur ce qui reste de mangrove!

EX en Martinique projet zone industrielle de Genipa qui prévoit un port dans la mangrove voisine.


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