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Même pour Timothy Geithner, la coupe est pleine. Alors que le déficit commercial accusé par les Etats-Unis vis-à-vis de la Chine s'est creusé au cours des derniers mois, le secrétaire au Trésor a musclé ses critiques jeudi au sujet du yuan, affirmant devant le Congrès qu'il était "grand temps" que Pékin réforme sa politique de change.
"En continuant de maintenir un taux de change rigide, la Chine retarde les ajustements nécessaires devant permettre d'assurer la croissance économique mondiale forte et durable dont nous avons tous besoin", a dénoncé Tim Geithner, auditionné par une commission du Capitole.
Alors que le taux de chômage américain tutoie les 10% et que des parlementaires essaient de réunir des voix nécessaires pour imposer des sanctions aux exportations chinoises aux Etats-Unis, l'administration Obama a jusqu'à présent tenté de calmer la gronde du Congrès. Mais à l'approche des élections de mi-mandat du 2 novembre où les démocrates craignent de perdre leur majorité, un nombre croissant d'élus s'impatientent. Car depuis que Pékin a annoncé la fin du rattachement de sa devise au dollar en juin, le yuan ne s'est apprécié de 1,25%. Certains parlementaires estiment la sous-évaluation de la devise chinoise face au billet vert de 25% à 40%.
Craintes de sanctions commerciales
Le secrétaire au Trésor s'est donc engagé à "prendre en compte les décisions de la Chine dans l'élaboration du prochain Rapport sur les changes" biannuel que le Trésor doit publier le 15 octobre. Le département du Trésor décrètera alors si Pékin manipule ou non la valeur de sa monnaie. Une décision à laquelle s'est jusqu'à présent refusée le gouvernement américain car elle ouvrirait la voie à des sanctions commerciales.
Mercredi, le gouvernement américain a durci le ton. Il a déposé plainte contre la Chine auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en raisons de discriminations dont pâtiraient les sociétés de services et cartes de paiement américaines (Visa, MasterCard..) et les producteurs d'acier à grains orientés laminé en bobines, utilisé dans les machines et équipements électriques.
En dépit de ce climat délétère, le Conseil de l'exportation créé par Barack Obama et composé de dirigeants de grandes entreprises (Boeing, Xerox..) a recommandé jeudi au Congrès de ratifier les accords de libre-échange en suspend avec la Corée du Sud, la Colombie et le Panama. Et ceux, afin d'atteindre les ambitieux objectifs présidentiels : doubler les exportations des Etats-Unis à 3.100 milliards de dollars d'ici à 2015 et ainsi créer 2 millions d'emplois supplémentaires.
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karl a écrit le 17/09/2010 à 10:25 :
66% des exportations chinoise sont le produit des délocalisations occidentale qui enrichie la bouse de new york et les chinois mais appauvrie occident
lemans a écrit le 17/09/2010 à 09:06 :
Ce n'est certainement pas le petit Geithner qui va leur faire peur.
Patrickb a écrit le 17/09/2010 à 01:22 :
La Chine est le principal créancier des US. Les chinois ont pris en pension des dollars à parité (1 pour 1) et avec la dévaluation du billet vert, les Américains proposent de rembourser 10 cents par dollar. Je ne pense pas que les Chinois vont se laisser avoir !
Candide a écrit le 16/09/2010 à 22:42 :
Pauvres américains, ils n'ont pas encore compris qu'ils ne sont plus rien. ET ne supportent pas ce qu'ils faisaient précédemment subir aux les autres pays ; la roue tourne et c'est eux même qui l'on tourné par leur avidité.
Oui a écrit le 16/09/2010 à 22:09 :
Pour une fois il a raison : une montée du Yuan serait bonne pour le pouvoir d'achat des chinois sous-payés, ce qui serait bon pour la demande intérieure chinoise; cela ferait remonter un peu l'inflation en occident et au Japon, et cela diminuerait les délocalisations.
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66% des exportations chinoise sont le produit des délocalisations occidentale qui enrichie la bouse de new york et les chinois mais appauvrie occident
par karl le 17/09/2010 à 10:25
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