La Tribune

Des négociations sur les investissements Europe-Chine s'ouvriront bientôt

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Line Say  |   -  407  mots
Des négociations pour un accord sont prévues entre l'Union Européenne et la Chine alors que les investissements réciproques s'intensifient.

Jeudi dernier, le Ministre du Commerce chinois Chen Deming et le Commissaire Européen Karel De Gucht ont annoncé que des négociations allaient s'ouvrir le plus rapidement possible entre la Chine et l'Union Européenne afin de trouver des accords en termes d'investissements, selon le quotidien China Daily. L'approbation officielle de Pékin ce lundi pour la création de la coentreprise PSA Citroën et Changan montre que les investissements réciproques s'intensifient: un accord paraît alors nécessaire.


D'une part, les Européens sont des investisseurs importants en Chine. En effet, les multinationales européennes comme Carrefour ont ciblé le marché chinois en s'installant dans le pays le plus peuplé au monde. L'Union Européenne est l'un des principaux partenaires commerciaux de la Chine, et la Chine est le deuxième plus grand marché pour les exportations européennes.
D'autre part, les investissements chinois en Europe augmentent progressivement. Si ces investissements constituent un "élément nouveau et marquant, leur volume reste toutefois très restreint" juge Véronique Salze-Lozac'h, économiste en chef de l'Asia Foundation. En effet, ces investissements en Europe représentent seulement 3 % de l'investissement extérieur global chinois en 2009.

Alors que l'Afrique intéresse la Chine principalement pour ses ressources naturelles, l'Europe présente d'autres intérêts, notamment son savoir-faire et son marché. Pékin investit  "dans les points forts de chaque Etat essentiellement." A titre d'exemple, en Allemagne, on investit dans l'électronique et l'équipement industriel, alors qu'en Grande-Bretagne, les investissements chinois s'effectuent essentiellement dans le secteur automobile.
Le cas de la Grèce est différent car celle-ci est dans une situation délicate avec la crise de l'Euro. Le besoin de capitaux a été perçu comme une opportunité par les Chinois pour investir dans les ports et le tourisme grec.

Alors qu'en Europe, nous nous focalisons sur la crise des dettes et sur les problèmes financiers, le "pari de la Chine sur l'économie grecque réelle" est "une bonne piqûre de rappel" : une économie soutenable dépend aussi de la production de biens et de services et l'innovation, juge Véronique Salze Lozac'h. Certes, la Chine a également acheté des dettes souveraines et se sent concernée par la crise de l'Euro, mais elle n'oublie pas les investissements directs.
L'aboutissement des négociations à de tels accords serait ainsi vraisemblablement une des rares bonnes nouvelles en ce moment pour l'économie européenne.

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Commentaires

iCitoyen  a écrit le 19/07/2011 à 7:35 :

"pari de la Chine sur l'économie grecque réelle"... donc le problème des dettes souveraines seraientbien un problème de finance virtuelle de joueurs invétérés qui confondent Monopoly et économie réelle..??!!

hellene  a répondu le 19/07/2011 à 22:33:

Les chinois vont alors devoir apprendre danser le syrtaki et jouer le bouzouki. Mais ils sont deja en Grece et ils parle le grec

Alberto Castagno  a répondu le 25/07/2011 à 1:36:

Attention toutefois, n'oublions pas que le bout du Zouki est beaucoup plus gros que le bas du Zouka.