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Séparation de la Bourgogne et de la Franche-Comté : les acteurs économiques se déchirent sur la folle proposition de Rebsamen

Amandine Ibled

Publié le 30 avril 2024 à 09:48 - Mis à jour le 02 mai 2024 à 13:23

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François Rebsamen est maire (Divers gauche) de Dijon.

François Rebsamen est maire (Divers gauche) de Dijon.

Philippe Maupetit

Le Quotidien Numérique

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Fin mars, le maire (Divers gauche) de Dijon, François Rebsamen, s'est prononcé pour une séparation en deux de la région Bourgogne-Franche Comté. « On nivelle tout par le bas ! », appuie le patronat bourguignon. A l'inverse, les Francs-Comtois ressentent majoritairement un sentiment de déclassement. Explications.

En économie, la fusion-acquisition est définie, notamment comme « très intéressante pour les petites entreprises dont les faibles ressources peuvent freiner leur développement. En s'unissant à d'autres sociétés, elles peuvent gagner en performance, augmenter leurs parts de marché, et stimuler leur croissance ». C'est ce qui aurait dû se passer pour les deux anciennes régions lors de leur fusion en 2016. Mais, à l'échelle nationale, la Bourgogne-Franche-Comté reste une petite région puisqu'elle ne représente que 4% du PIB de la France (selon l'Insee). Et son attractivité ne semble pas s'améliorer au vu des chiffres démographiques qui ne cessent de baisser depuis plusieurs années.

« On nivelle tout par le bas ! »,s'exclame le Medef Côte d'Or

Selon le gouvernement de Manuel Valls, les nouvelles régions devaient rapporter 12 milliards d'euros dans les caisses de l'État, cela n'a pas été le cas. « Il n'y a pas eu d'action d'économie d'échelle réelle et sérieuse comme on l'aurait fait pour une entreprise », remarque David Butet, président du Medef Côte-d'Or. La grande région a gardé deux capitales : le chef-lieu est à Dijon et le siège de la région à Besançon. Une organisation qui présente des contraintes budgétaires et conduit à un fonctionnement en mode dégradé. Par exemple, les frais de déplacement montent à 570.000 euros de frais pour les agents, soit 220.000 euros de plus qu'avant la fusion.

« Cette fusion est un échec ! La Bourgogne-Franche-Comté n'existe que sur le papier et les statuts », remarque David Butet. « A vouloir aider les plus démunis en se disant qu'on va leur permettre de se développer, on nivelle tout par le bas ! », regrette-t-il. Pour le président du Medef Côte-d'Or, « Il faut miser sur la locomotive ! ».

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Un constat que partage François Rebsamen, président de Dijon Métropole : « La politique régionale a été de rattraper un soi-disant retard de la Franche-Comté pour mettre à niveau plutôt que de développer les qualités des deux anciennes régions ». Tous deux dénoncent également l'enclavement de la région et regrettent que les transports, compétence dédiée à la région, se soient essentiellement développés à l'intérieur de la région au détriment d'une ouverture vers les autres régions, voire vers l'Europe (Bruxelles).

Amandine Ibled

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