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Pascal Lacorie, à Jérusalem | 03/04/2012, 13:36 - 458 mots
"L'Iran est désormais au bord de l'effondrement économique." Ce diagnostic aux allures de vœu pieux a été établi par Youval Steinitz, ministre israélien des Finances, à la suite de l'expulsion le mois dernier de l'Iran du réseau de transferts interbancaires SWIFT installé à Bruxelles. Cette sanction prise en réponse au refus de Téhéran de geler son programme nucléaire est censée paralyser le commerce extérieur iranien. Dans les faits, l'Iran utilise toute une gamme de stratagèmes pour contourner l'obstacle.
Banques privées turques
Par exemple, les services de banques privées turques ont servi récemment d'intermédiaires pour effectuer les paiements d'achats internationaux de quelque 2 millions de tonnnes de blé en vue de constituer des réserves stratégiques au cas où une guerre éclaterait avec les Etats-Unis ou Israël. Les transactions ont été réglées en euros. D'autres opérations,notamment sur le pétrole, passent par la Suisse, ou sont payées en liquide ou même en or. Les banques du Golfe de Dubaï dont se servaient les Iraniens encore récemment sont en revanche devenues plus réticentes de crainte d'être interdites d'activités sur les marchés financiers américains.
Pragmatisme américain
Washington sait toutefois faire preuve d'un certain pragmatisme. "Les Américains savent fermer les yeux lorsque certains de leurs alliés tels le Japon ou la Turquie font des affaires avec l'Iran qui exploite à fond ces règles du jeu", constate un diplomate en poste au Moyen-Orient. Ces manœuvres diplomatico-financières se font d'ailleurs sentir dans l'ensemble de la région. Selon les services de renseignements israéliens, la milice libanaise chiite Hezbollah, alliée de l'Iran, aurait pris la contrôle d'une demi-douzaine de banques commerciales libanaises. En tant que parti membre du gouvernement, le Hezbollah entend ainsi assurer ses arrières financiers et compenser la baisse de l'aide de l'Iran entraînée par la chute des recettes pétrolières. Deuxième objectif : il s'agit aussi de se prémunir contre les "incertitudes" sur l'avenir du régime syrien de Bachar al-Assad, qui soutenait lui aussi le Hezbollah.
Dossier compliqué
Cette stratégie se traduirait par la nomination à des postes clés de proches du Hezbollah au sein de la banque centrale libanaise, ainsi qu'auprès des services de douanes. Ce parti espère ainsi compenser la chute des subsides évalués à 200 à 300 millions de dollars par an que lui versait l'Iran, qui n'a plus les moyens d'assurer des transferts d'un tel montant faute d'un matelas de devises étrangères suffisant. Sur ce front aussi, les Etats-Unis sont actifs. Des procédures ont été ouvertes à la fin de l'an dernier contre plusieurs banques libanaises soupçonnées de financer le Hezbollah. Mais ce dossier est plus compliqué que celui de l'Iran. En dépit des pressions américaines et israéliennes, l'Union Européenne s'est en effet refusé pour le moment à inscrire le Hezbollah dans sa liste noire des organisations terroristes ce qui limite les possibilités de sanctions économiques efficaces.
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jean a écrit le 10/04/2012 à 15:08 :
il faut noter que les banques turques ont finance l achat de ble par l iran aupres des USA.....De son cote la societe generale a lache PSA ne commerce plus avec l Iran depuis debut 2012 ..resultat 15 000 emplois perdu en France a tres cout terme
Flupque a écrit le 04/04/2012 à 16:37 :
On ne s'en rend pas compte, baignés que nous sommes dans une propagande impressionnante, mais l'interdiction aux banques iraniennes d'utiliser les réseaux Swift a probablement accéléré la création d'un système de paiement international hors Dollar/ Euro (hors du controle US/UK/Israel et ses colonies EU) Tant pis pour nous et tant mieux pour le monde.. L'EU bruxelloise est incroyablement idiote...
Shl a écrit le 04/04/2012 à 12:38 :
Pour ma part,je pense que les occidentaux sont tout simplement cons.En effet en se concentrant sur le dossier iranien,il faudrait qu'ils règlent leurs problèmes économiques et sociales à long terme.
Dubitatif a écrit le 03/04/2012 à 20:36 :
L'Article est trop base sur des suppositions et peu sur des faits; A titre d'exemple s'il etait vrai que le Liban a travers le Hizbollah cherchait a assurer une couverture au systeme financier iranien en placant entre autres leurs hommes dans les postes cle de la Banque Centrale Libanaise' on voit mal comment les Etats-Unis ne mettraient pas la pression sur la BCL pour cesser les transactions fiancieres avec l'Iran sous peine de placer ce petit pays qu'est le Liban sous embargo financier et donc sous totale asphyxie economique;
ABS: a écrit le 03/04/2012 à 18:49 depuis un Iphone :
L,Iran a tout le droit du nucléaire même militaire qu'elle droit international on dit à y oui et non a y. Un jour ça marchera pas.
JCM132 a écrit le 03/04/2012 à 18:33 :
Article peu convaincant; vous avez encore oublié l'essentiel et la raison pour laquelle les pragmatiques américains font semblant de fermer les yeux (l'Allemagne fait de même). L' Iran n'est fâché avec aucun des BRICS, ni avec ceux qui veulent rejoindre cette union faite pour réduire à néant la mafia USA-UE. Dans peu de temps politicons et médiacons français vous allez comprendre. Les pigeons de l'affaire seront, comme toujours: les contribuables (pas uniquement français)...Jean-Claude Meslin
SOS a écrit le 03/04/2012 à 17:21 :
Des banques Turques. Quand on pense qu'ils souhaitent intégrer l'union européenne, on peut se dire que ça craint un max.
jessica bardini a répondu le 04/04/2012 à 15:32:
mais vous etes completement lobotomisé par la propagande internationale. Avant de parler et de se permettre de donner un jugement : "se mettre à la plca et voire s'il ya vmt un tort ou pas. Pourquoi empecher 60 mio de personnes de s'en sortir comme tout le monde pour un nucléaire que nous voulons leur empecher d'acquérir alors que nous l'AVONS DEJA. De plus, ce pays n'a été melé à aucune guerre depuis plus de 20 ans contrairement à la France, les USA, les pays Arabes etccccc
Iranien a répondu le 04/04/2012 à 15:52:
Il fait bon de vivre en Turquie faschiste qu'en Europe ! L'europe a une relation très proche sans que les turque aient les problèmes de l'europe. Daileurs les les europpens vont en turquie en vacance et non pas en GRECE ! ! !
SOS a répondu le 05/04/2012 à 07:04:
Le fait que les banques Turques contrecarrent les sanctions imposées par la communauté internationale ne peut pas être approuvées. Jessica bardini passe peut être ses vacances en Turquie et peut s'y installer. Mais il est a souhaité que ce pays n'intègre jamais la communauté européenne, leur attirance vers les pays tel l'Iran n'apportera jamais rien de bon pour nous autres européens.
S. a écrit le 03/04/2012 à 15:46 :
" Article très intéressant. S."
Patrick a répondu le 04/04/2012 à 15:53:
Interessant ? c'est une notion subjective , tout comme l'artice qui tisse des phrases au lieu de présenter des faits ! C'est decevant de lapart d'un grand journal comme latribune.