Les Cafés Joyeux, au comptoir idéal
Rebecca Sannino
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À Paris, au Café Joyeux du quartier de l’Opéra.
© LTD / HUGO AYMAR/HAYTHAM/REA
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À Paris, au Café Joyeux du quartier de l’Opéra.
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Il est bientôt midi, dans le Café Joyeux de Tours, et les tables commencent à se remplir. Les employés s'affairent dans les cuisines ou en salle. C'est à peine si on remarque leur particularité, tant ils ont l'air à leur aise pendant le service. Car au sein de l'un des premiers sites de l'enseigne, l'équipe est composée aux deux tiers de personnes atteintes de troubles cognitifs, dont des porteurs de trisomie 21.
C'est le concept même de ces cafés fondés par Yann et Lydwine Bucaille. Le premier a ouvert en 2017 dans leur ville, Rennes. L'objectif était de permettre à des hommes et femmes souffrant de ces dysfonctionnements de trouver un emploi. La marque se positionne immédiatement comme une véritable entreprise, pour prouver que ces personnes sont capables de travailler lorsqu'elles sont formées. Le succès est phénoménal.
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Depuis leur création, 20 établissements ont ouvert, employant 168 personnes en situation de handicap. Grâce à cette expansion rapide, d'autres projets se développent, à l'initiative des fondateurs. En plus de la titularisation en CDI, les Cafés Joyeux proposent depuis l'an dernier à leurs équipiers de suivre un programme de deux ans dans le Centre de formation d'apprentis Joyeux (CFAJ). Les employés sont en alternance dans les cafés, et se voient délivrer un diplôme d'agent de la restauration reconnu par l'État. Ils peuvent alors, s'ils le souhaitent, étendre leurs recherches d'emploi à toutes les branches du secteur. « Ça leur ouvre des portes, se réjouit Augustin Kauffer, un des deux managers réseaux, qui supervise la moitié des cafés de l'Hexagone. Une de nos anciennes employées a d'ailleurs été recrutée par Dior pour assurer le service d'un comptoir d'entreprise de la marque. »
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