L’IA et le secret de l'immortalité
Philippe Mabille
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
latribune.fr
Philippe Mabille
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
latribune.fr
Le futurologue américain Ray Kurzweil, pape de l'idéologie transhumaniste, vient de faire une nouvelle prédiction choc. « Si vous survivez aux cinq prochaines années, vous pourrez vivre jusqu'à 500 ans », a-t-il déclaré en mars dernier à Austin Texas au festival SXSW (South by Southwest) en réponse à une question sur les progrès fulgurants de l'intelligence artificielle. L'excentrique Kurzweil en est convaincu : « la mort de la mort » est proche... Avant l'arrivée de ChatGPT, le professeur au MIT, né en 1948, voulait se faire « cryogéniser » dans de l'azote liquide si le secret de l'immortalité n'était pas trouvé avant... 2045. Mais le temps s'est, selon lui, raccourci et il espère qu'un cerveau de silicium supérieur au cerveau humain apparaîtra en 2029, dans cinq ans donc.
Encore un coup de com' pour le cofondateur de la Singularity University, se dira-t-on. Qui croit vraiment que la fameuse singularité, acte de naissance de l'IA générale, supposée être capable de résoudre tous nos problèmes, le principal, depuis qu'Adam et Ève ont quitté le Paradis, étant la mort, arrivera avant la fin de la décennie ? Mais la part de vérité dans ce fantasme d'immortalité est bien l'immense espoir suscité par le mariage de l'IA et de la data en santé.
Avec le Health Data Hub et une administration de sécurité sociale qui conserve dans ses coffres-forts numériques vingt ans de données médicales, la France a les moyens de jouer la course en tête dans la bataille des médicaments du futur.
Philippe Mabille