Chômage en France : la liste des fermetures provisoires ou définitives de sites s'allonge encore

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Alors que le chômage repasse en France au dessus de la barre des 2 millions de personnes et que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer un vaste plan de relance de 26 milliards d'euros, les annonces de fermetures provisoires ou définitives se multiplient. Des marques emblématiques sont malmenées comme Amora Maille, La Camif, Michelin. Le numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal a annoncé un plan de 1.400 suppressions d'emploi en France. Colossal pourvoyeur d'emplois, le secteur automobile est particulièrement touché. L'Etat réfléchit à une indemnisation accrue du chômage partiel. Entreprise par entreprise, voici un petit tour (non exhaustif) d'une France industrielle qui tourne au ralenti et envisage le pire pour l'année à venir.

Automobile, chimie, sidérurgie, habillement, voici, entreprise par entreprise, les suppressions de postes et les mesures de chômage technique annoncées en octobre et novembre, en France.

Adecco :
Le groupe de travail temporaire Adecco a annoncé le 16 octobre la suppression de 600 emplois en France d'ici juin 2009.

Amora Maille :
Passé sous la coupe d'Unilever en 2000, Amora Maille a annoncé le 20 novembre la fermeture de son site historique de Dijon (Côte d'Or), fondé en 1900, et de celui d'Appoigny (Yonne) d'ici le 31 décembre 2009, ainsi que la suppression de 296 emplois. Les syndicats craignent l'externalisation de toute la production, « en Pologne, en Turquie et en République tchèque, comme c'est déjà le cas pour les épices, le ketchup et les vinaigrettes », selon la CFDT. Le projet d'organisation de la direction vise à concentrer les activités industrielles à Chevigny, près de Dijon.

ArcelorMittal :
Le numéro un mondial de l'acier a annoncé le 1er décembre un plan de 1.400 suppressions d'emploi en France. Ces départs se feront sur une base volontaire d'ici le début de l'année 2009. Le sidérurgiste avait déjà annoncé fin novembre un plan de réduction de 9.000 emplois dans le monde, dont 6.000 en Europe occidentale.

Le plan français concerne les seuls salariés des "fonctions corporate, administratives et support achats, commercial, gestion", a précisé le directeur général France, Daniel Soury-Lavergne. En France, les salariés sont quelque 6.000 à assurer ces fonctions, sur un effectif total de 28.000 personnes toutes catégories confondues. Dans un communiqué, la CFE-CGC a qualifié de "provocation" l'annonce faite par le groupe, "qui vient de communiquer sur des résultats financiers record pour le troisième trimestre et attend une année 2008 largement profitable".

Le premier sidérurgiste mondial n'en souffre pas moins du ralentissement économique et de la baisse mondiale de la demande d'acier. Le groupe a annoncé début novembre une diminution de 35% de l'ensemble de sa production au quatrième trimestre 2008. En Europe, les réductions "temporaires" de production atteindront 50% sur les sites français et belges de production d'inox. Ceux-ci viennent s'ajouter à la liste d'"une douzaine" de sites européens spécialisés dans les aciers plats, à destination de l'industrie automobile notamment, dont la production va être réduite de 30%.

Selon des sources syndicales, le haut-fourneau numéro 3 du site de Dunkerque Nord (5.000 salariés au total) sera arrêté d'ici à la fin de l'année. A Florange (Moselle, 3.300 salariés), l'un des deux haut-fourneau le sera du 2 ou 3 décembre au 6 janvier. A Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône, 3.400 salariés environ), l'un des deux haut-fourneau sera stoppé du 16 novembre au 31 janvier. Par ailleurs, on a appris le 2 décembre de source syndicale que trois jours de chômage partiel ont été annoncés sur le site de Fos les 9, 17 et décembre "pour les salariés ayant épuisé leurs congés payés et leurs RTT" ; ces jours seront rémunérés à 70% du salaire brut.

Arkema :
Le groupe de chimie Arkema a indiqué le 20 novembre qu'il allait réduire courant décembre sa production sur douze sites dans le monde, dont neuf en France. Les sites concernés fabriquent des polyamides et du plexiglas à destination de l'industrie automobile, ainsi que du PVC pour le bâtiment.

En France, ces sites se situent à Balan (Ain), Saint-Fons (Rhône), Lavera, Fos-sur-Mer et Marseille (Bouches-du-Rhône), Jarrie (Isère), Carling-Saint-Avold (Moselle), Mont (Hautes-Pyrénées) et Serquigny (Eure). La production sera "mise au ralenti" ou complètement arrêtée en fonction des possibilités des unités. Ces mesures interviendront " pour une ou deux semaines, pendant lesquelles les salariés seront incités à prendre leurs jours de récupération ou de congés", a fait savoir le groupe.

Bata :
En difficulté depuis plusieurs années, Bata, spécialiste de la chaussure bon marché et filiale française du groupe fondé à la fin du XIXe dans la ville de Zlin (République tchèque), a annoncé le 7 novembre un plan "stratégique" sur trois ans. A la clé, la fermeture de 27 magasins et la suppression de 83 emplois dès 2009. Vingt-sept autres magasins bénéficieront "de mesures ultimes de redressement", selon Bata France Distribution qui compte en tout 1.022 salariés et 196 magasins. Bata France enregistre des baisses moyennes de chiffre d'affaires de 3,5% par an depuis 2005.

Bridgestone:
La production de la seule usine française du groupe japonais Bridgestone, qui fabrique des pneumatiques à Béthune (Pas-de-Calais), sera arrêtée 21 jours d'ici fin 2008, a annoncé la direction début octobre. L'usine emploie 1.200 personnes en CDI.

La Barre Thomas:
La Barre Thomas de Rennes (ex-CF Gomma, 1.300 salariés), fournisseur de PSA, a annoncé le 26 novembre un plan de départs volontaires d'une centaine de salariés, ont indiqué les syndicats. "Pour nous, il s'agit d'un prélude à un plan social de 200 à 300 personnes où il y aura des licenciements", a déclaré le délégué CGT. "Nous sommes dans une période de sous-activité forte, avec pour novembre une baisse de chiffre d'affaires de l'ordre de 20% par rapport au mois de novembre l'an dernier", a-t-il expliqué. "Six jours de chômage partiel sont prévus pour novembre, et sept en décembre. " L'équipementier, qui fournit à 85% le constructeur PSA, a déjà connu deux plans sociaux en 2006 et 2007 qui ont entraîné la suppression d'environ 560 emplois.

La Camif :
La Camif, fondée en 1947 à Niort à l'initiative de la Mutuelle des instituteurs Maif pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre, a supprimé 946 postes : 780 issus de Camif Particuliers, mis en liquidation judiciaire le 27 octobre, et 166 postes de la maison mère Camif SA, placée le 27 octobre en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Les deux entités s'étaient déclarées en cessation de paiement en raison de "tensions de trésorerie" conjuguées aux effets de la crise économique.

Les quatre filiales de Groupe Camif (420 salariés environ), Camif Collectivités, Camif Habitat, Romactis et Léon Fargues, ne sont pas concernées par ces procédures.

Le 28 octobre, Nicolas Sarkozy a annoncé l'extension du contrat de transition professionnelle (CTP) à 18 bassins d'emploi, dont celui de Niort. Le CTP, expérimenté depuis 2006 dans sept bassins d'emplois permet aux licenciés économiques de toucher 80 % de leur salaire brut pendant un an et de bénéficier d'un suivi personnalisé renforcé.

Faurecia:
L'équipementier automobile, filiale à 71% de Peugeot, a annoncé le 11 décembre 1.215 suppressions de postes, entre 2009 et 2011, au sein des neufs sites français de son activité sièges d'automobiles, Faurecia Sièges d'Automobiles (FSA), qui employait 5.178 personnes à la fin novembre. Ce "redimensionnement" doit permettre à la filiale (à 71%) de PSA Peugeot Citroën, de faire "face à l'ampleur et à la rapidité de la baisse d'activité intervenue à partir du troisième trimestre", explique le groupe.

Le plan confirme certains projets déjà présentés aux partenaires sociaux concernant les sites de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique), dont la production doit s'arrêter à la mi-2011, de Pierrepont (Meurthe-et-Moselle), dont la production doit cesser à la mi-2010, et le transfert des trois sites de Flers (Orne, où travaillent 1.650 personnes) vers Caligny (Orne).

L'équipementier avait déjà annoncé, le 24 novembre, pour son site de l'Orne, son plus important établissement en France, des mesures de chômage partiel avec de une semaine à un mois de fermeture, selon les services, d'ici au 5 janvier, selon les syndicats.

Ford:
L'usine Ford de Blanquefort (Gironde) emploie 1.600 salariés pour la fabrication de boîtes de vitesse automatiques à destination du marché américain. Elle reprendra sa production le 5 janvier après six semaines de chômage technique. Le constructeur américain, qui a prévu de se désengager de l'usine à la mi-2011, a annoncé le 25 novembre mener des discussions « avancées » avec un repreneur pour le site. « Si [ces discussions] se concluent avec succès, Ford espère qu'un nombre significatif d'emplois sera préservé », indique le groupe.

Henkel Technologies France :
La filiale du lessivier allemand Henkel (détergents, colles, cosmétiques) a confirmé le 24 novembre la fermeture de deux sites en France à Châlons-en-Champagne (Marne) et Cosne-sur-Loire (Nièvre), entraînant la suppression de 251 emplois au total. Treize postes seront supprimés sur le site de Serris. Selon Henkel Technologies France, le site de Châlons souffre du déplacement du marché de l'emballage et du papier « vers l'Europe de l'Est et le nord de l'Italie » et celui de Cosnes « des évolutions du marché de l'automobile français ».

Hewlett-Packard :
Le groupe informatique a indiqué le 9 octobre que son plan de suppressions d'emplois en Europe concernera en France 580 postes.

Manitou :
Le constructeur français d'engins de manutention tout-terrain (2.800 salariés en France) a annoncé le 2 décembre 31 jours de chômage technique jusqu'en février pour les 700 salariés de la production de son usine d'Ancenis (Loire-Atlantique), ont indiqué les syndicats.

La direction a annoncé lors d'un CE extraordinaire 11 jours de chômage partiel en décembre, puis 10 en janvier et autant en février pour la partie production (environ 700 salariés) et quatre jours par mois pour les personnels administratifs. "Il reste 4.000 machines en stock et autant de commandes mais les clients n'ont pas forcément le financement derrière", a expliqué à l'AFP FO, majoritaire chez Manitou.

La direction doit soumettre le 15 décembre au conseil de surveillance de l'entreprise un "plan de sauvegarde de l'emploi" et les syndicats craignent désormais un plan social. En août, le constructeur avait annoncé un plan d'économies après un recul de 11,6% de son bénéfice net au premier semestre 2008.

Manitowoc :
L'usine de Saint-Nizier-sous-Charlier (Loire) de Manitowoc, qui fabrique des grues de chantier, a annoncé le 2 décembre quatre semaines de chômage partiel en janvier et février prochain. La mesure concerne 285 des 410 salariés de l'usine. Manitowoc, division grues de chantier du groupe américain Manitowoc Crane, doit en effet faire face à la chute du marché de l'immobilier.

L'usine de Saint-Nizier-sous-Charlier avait déjà réduit sa production de 75% à 80% en décembre. Trois cents employés environ ont été contraints de poser des congés ou des jours de RTT ou d'être placés au chômage partiel entre une et trois semaines en décembre.

Selon les syndicats, en décembre, le site ne disposait que de 35 grues en commande pour les trois mois à venir alors qu'il en produit 100 mensuellement. Selon ces mêmes sources, Manitowoc n'emploie plus aucun intérimaire depuis fin novembre alors qu'ils étaient plus de 100 jusqu'à l'été dernier.

Mefro :
L'usine de l'équipementier automobile Mefro à la Chapelle-Saint-Luc (Aube), qui fabrique des jantes en acier, fermera une semaine par mois en 2009 sauf l'été, et les 600 salariés seront mis au chômage partiel, en raison d'une baisse annoncée de 20% de l'activité, a indiqué la direction le 26 novembre. L'unique usine en France du groupe allemand devrait enregistrer 20% de baisse d'activité en 2009.

Michelin :
Michelin a annoncé le 27 novembre lors d'un comité d'entreprise que deux ateliers de produits semi-finis du site de Clermont-Ferrand, où se trouve le siège de l'entreprise, allaient fermer durant cinq jours en décembre. Ainsi les 100 personnes de l'Atelier des fils (composants de pneus) de La Combaude seront soit au chômage technique, soit invités à utiliser leurs jours de leur compte épargne temps collectif ou individuel ou poussés à prendre des congés. "Le recours au chômage technique sera minimal", a assuré un porte-parole de la direction. Mais selon la CGT, "nombreux sont ceux qui ne disposent pas d'autre solution que d'avoir recours au chômage technique".

Michelin a également décidé des mesures de chômage partiel pour les 1.300 salariés de l'usine de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) et sa fermeture pendant quinze jours, en raison de la baisse du marché automobile, ont annoncé les syndicats le 25 novembre. "Les journées des 2, 9 et 19 décembre feront l'objet de chômage partiel et l'usine, qui fabrique des pneus pour poids-lourds, fermera du 22 décembre au 5 janvier", a indiqué la CFTC.

Par ailleurs, la direction de l'usine de Roanne (Loire), qui emploie 900 personnes, a confirmé le 21 novembre que le site serait fermé du 15 décembre au 2 janvier 2009, afin de faire face à une nouvelle baisse de 20% du marché "première monte" (pneus montés sur les véhicules neufs) en octobre. "La perte de salaire [pour les employés] est énorme, 40% minimum", a déclaré à l'AFP le secrétaire (Sud) du comité d'entreprise. L'objectif de production de l'usine de Roanne, de 4,5 millions de pneus haut de gamme et très haut de gamme pour l'année 2008, sera abaissé à 4,03 millions de pneus.

Molex Automotive :
Le groupe américain Molex a annoncé le 23 octobre son intention de fermer son site de production de connecteurs électriques pour automobiles employant quelque 300 salariés à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). L'usine devrait fermer en juin 2009 et sa production être délocalisée en Slovaquie. Le 26 novembre, une importante délégation des salariés a manifesté devant le consulat des Etats-Unis à Toulouse aux cris de "200 millions pour les actionnaires, 75 millions de dividendes jetés à la rue, 300 emplois à Villemur jetés, y'en a assez".

NXP France :
Le fabricant de puces électroniques NXP France (ex-Philips) a annoncé le 29 septembre la suppression de 450 postes sur 1.100.

Peugeot Motocycles :
Le constructeur de deux-roues a annoncé le 2 octobre qu'il allait supprimer 250 emplois sur 1.050 dans le cadre d'un plan de départs volontaires dans ses usines de Mandeure (Doubs) et de Dannemarie (Haut-Rhin). Les réductions toucheront 174 postes d'ouvriers et techniciens agents maîtrise à Mandeure et 56 à Dannemarie, auxquels s'ajoutent 20 cadres répartis entre les deux sites, selon la direction. Le groupe évoque la hausse des coûts de matière première (l'acier notamment) et "la diminution des ventes par rapport aux prévisions" qui touche certaines gammes de scooters. Le constructeur achèvera courant 2009 le transfert en Chine des modèles de 50 cm3.

Pfizer
La filiale française du laboratoire pharmaceutique américain Pfizer a annoncé le 12 décembre "une nouvelle organisation" de ses activités qui nécessitera le départ, contraint ou volontaire, de 700 salariés en 2009, les syndicats évoquant la perte de 892 postes au total. "Cette nouvelle organisation se mettra en place à partir du 1er décembre 2009" et "il n'y aura pas de licenciement contraint avant" cette date, a déclaré Gérard Bouquet, vice-président de Pfizer France.

La CFDT estime que "743 personnes seront impactées" par la nouvelle organisation, dont 543 salariés dans le secteur de la visite médicale et 200 personnes au siège.

Pour expliquer ces choix, Pfizer France avance "une mutation irréversible du secteur" avec des coûts croissants de développement de médicaments et des rendements plus faibles des investissements recherche et développement compte tenu des exigences réglementaires actuelles. La direction française du laboratoire souligne aussi "un contexte de pression croissante sur les dépenses de santé" et un certain nombre de leurs médicaments jusqu'ici exclusifs qui vont tomber dans le domaine public.

Plastic Omnium :
La direction de l?équipementier automobile Plastic Omnium a annoncé le 10 décembre qu?elle allait fermer son unité de Saint-Romain de Colbosc, près du Havre (Seine-Maritime), qui emploie 219 salariés. Le site livre tous les pare-chocs de la Vel Satis, de l?Espace et de la Laguna assemblés à l?usine Renault de Sandouville, elle-même touchée par une baisse de production. La fermeture devrait être effective pour juin prochain et la production de l'usine de Saint-Romain transférée sur trois autres sites situés en France. Le groupe devrait maintenir sur place une unité d'assemblage de pare-chocs d'une trentaine de salariés, installée juste à côté de l'usine Renault de Sandouville.

PSA Peugeot Citroën:
Le groupe a annoncé le 20 novembre la suppression de 3.550 emplois en France par des départs qu'il affirme « volontaires ». Les cinq syndicats du groupe qui ont donné le 2 décembre un avis favorable aux mesures sociales liées à ce plan de départ.

Sur le seul site de Rennes, un programme de départs volontaires de 850 personnes sera lancé ainsi que le redéploiement de 900 « ouvriers polyvalents » vers des sites fabriquant des véhicules plus petits. Le groupe souligne que « l'avenir du site de Rennes n'est nullement en question » et qu'un nouveau véhicule y est prévu à la fin 2010. PSA explique l'ampleur de la restructuration (1.750 salariés touchés au total) par le fait que le segment des voitures de moyenne et haut de gamme fabriquées à Rennes est en recul, ce qui se traduit par une « forte sous-activité de plus de 20% ».

Sur le site de Rennes, la direction a de plus annoncé le 28 novembre de nouvelles journées de chômage partiel à partir de fin janvier. Selon les estimations de FO, les ouvriers du site subiront une semaine de chômage partiel toutes les trois à quatre semaines environ, pour une durée indéterminée. Cette décision est liée à la suppression de l'équipe de nuit sur la chaîne de montage de la Citröen C5.

PSA a également annoncé des fermetures partielles en décembre : durant 16 jours à Hordain (Nord), 37 jours à Poissy (Yvelines), 25 jours à Rennes (Ille-et-Vilaine). L'usine de Sochaux (Doubs) fermera au total 18 jours, du 8 décembre au 6 janvier.

L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) a subi entre début septembre et la mi-novembre environ 18 journées d'arrêt total ou partiel de la production, selon les syndicats. L'usine sera presque totalement fermée du 15 décembre au 2 janvier, a annoncé sa direction le 26 novembre.

Grâce au dispositif de modulation du temps de travail propre au groupe, les salariés doivent normalement recevoir l'intégralité de leur rémunération lors de ces jours chômés et éviter ainsi les baisses de rémunération liées au chômage technique.

La Redoute :
Le spécialiste de la vente à distance La Redoute (Redcats, PPR) a annoncé le 21 octobre la suppression de 672 emplois sur quatre ans. La société fermera notamment ses 81 points de contacts avec la clientèle en France (430 salariés). "La vente par correspondance traditionnelle souffre au profit d'Internet. Nous sommes déjà sur Internet, bien entendu, mais aujourd'hui nous devons adapter nos organisations à ce nouvel environnement", a déclaré son PDG Nicolas Bernard. L'entreprise, multispécialiste en prêt-à-porter, mobilier et déco, emploie actuellement environ 5.000 personnes et compte 18 millions de clients dans le monde.

Renault
Le constructeur a détaillé le 9 septembre un plan social de 4.000 "départs volontaires" en France, dont 1.000 dans son usine de Sandouville (Seine-Maritime). L'entreprise a annoncé le 25 septembre la suppression de 2.000 emplois supplémentaires dans ses filiales européennes, dont 900 en France.

Le groupe a annoncé le 2 décembre qu'il allait fermer l'ensemble de ses établissements tertiaires (centres de recherche, sièges sociaux) pendant deux semaines complètes, du 19 décembre au 4 janvier.

Côté production, le groupe a annoncé des fermetures temporaires sur une quinzaine de sites en France. La Société des transmissions automatiques (STA) de Ruitz (Pas-de-Calais) sera fermée du 10 décembre au 3 janvier. L'usine de Flins fermera du 20 novembre au 3 décembre. Deux semaines de fermeture sont prévues à Maubeuge, Douai (Nord), Flins (Yvelines), au Mans (Sarthe), à Batilly (Meurthe-et-Moselle). Les sites de Cléon (Seine-Maritime), Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Dieppe (Seine-Maritime) et Villeurbanne (Rhône), sont concernés par des fermetures d'une semaine au moins.

A Sandouville (3.700 salariés), où la direction souhaite le départ de 1.000 personnes, la situation est plus critique, puisque qu'une semaine sur deux est chômée depuis septembre. L?usine sera totalement arrêtée du 19 décembre au 7 janvier pour réduire les stocks, a-t-on appris le 10 décembre de source syndicale. Cette mesure a été justifiée par la direction par le bas niveau des ventes de la nouvelle Laguna, la principale fabrication de l'usine. Le travail reprendra progressivement à partir du 7 janvier mais toujours au rythme d'une semaine sur deux.

La plupart des fermetures temporaires de sites prendront la forme de "journées non travaillées", traditionnellement placées sur des périodes de vacances. Dans le cadre d'accords sur les 35 heures signés depuis 1999, ces "journées non travaillées" ne doivent pas entraîner de pertes de salaires. En revanche, à Sandouville, des journées de chômage partiel ont été mises en place et du chômage partiel est également annoncé pour décembre sur les sites de Cléon et du Mans. Entre 200 et 300 salariés des usines de Cléon et de Sandouville ont ainsi envahi le 8 décembre l'hémicycle du Conseil régional de Haute-Normandie pour attirer l'attention sur les pertes de salaires entraînées par le chômage partiel.

A Sandouville, une centaine de salariés ont déjà accepté un départ "volontaire", selon les syndiacats, essentiellement pour la retraite ou une mutation sur un autre site Renault. Le 28 octobre, Nicolas Sarkozy a annoncé l'extension du contrat de transition professionnelle (CTP) de 7 bassins d'emploi actuellement à 18, dont celui de Sandouville. Le CTP permet aux licenciés économiques de toucher 80 % de leur salaire brut pendant un an et de bénéficier d'un suivi personnalisé renforcé.

Renault Trucks :
Le constructeur de poids lourds Renault Trucks (groupe Volvo) a annoncé la mise en place de 90 jours "maximum" de chômage partiel en 2009 car "les commandes, aujourd'hui, ne permettent pas de couvrir l'année 2009 en charge de travail". Ces mesures concerneraient les usines de Lyon, Bourg-en-Bresse (Ain) et Blainville-sur-Orne (près de Caen, Calvados).

Des salariés de l'usine de Caen, principal site de production du constructeur en France avec 2.600 emplois, ont débrayé le 26 novembre pour protester contre cette décision. Pierre-Emmanuel Le Brun, directeur de la communication du site, s'est voulu rassurant. "Nous prévoyons huit jours de chômage partiel en janvier et huit jours en février, principalement sur les sites de Blainville et de Bourg-en-Bresse (1.680 salariés) et nous nous réunirons en début d'année pour voir ce que l'on fait en mars", a-t-il déclaré.

Rhodia :
Le chimiste français (3.800 salariés dans l'Hexagone) a annoncé en novembre que sa production serait réduite de 40% à 60% sur trois sites en France produisant des polyamides, utilisés dans les textiles et moquettes des voitures : à Valence (Drôme, 200 salariés), Belle-Etoile (Rhône, 400 salariés) et Chalampé (Haut-Rhin, 800 salariés).

Des débrayages d'une à plusieurs heures, principalement à l'appel de la CGT, se sont succédé entre le 20 et le 28 novembre au Roussillon et à Pont-de-Claix (Isère), à Saint-Fons (usine et centre de recherche) et Belle-Etoile (Rhône), Valence (Drôme), La Rochelle (Charente-Maritime), Melle (Deux-Sèvres), Clamecy (Nièvre), Salindres (Gard), Besançon (centre d'archives, Doubs) et Aubervilliers. Seule usine à ne pas débrayer, Chalampé (Haut-Rhin) a initié une pétition intitulée "pour une autre gestion du groupe" dénonçant les réductions d'activité qui traduisent, selon la CGT, une "sur-réaction" à la crise du secteur de l'automobile.

Sanofi-Aventis :
La direction de la filiale commerciale du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis en France a annoncé le 2 octobre un "projet de réorganisation" entraînant "la suppression de 927 postes", principalement des visiteurs médicaux.

Société bretonne fonderie et mécanique :
La direction de la Société bretonne fonderie et mécanique (SBFM, 560 salariés), sous-traitante de Renault, s'est déclarée le 26 novembre en cessation de paiement, selon les syndicats. La société, basée à Caudan (Morbihan), fabrique des collecteurs d'échappement."Le redressement de la SBFM est dû à sa mauvaise situation financière récurrente depuis plusieurs années, conjuguée à la crise actuelle du secteur automobile entraînant des baisses d'activité", a déclaré la CGT. Fin octobre, la direction avait annoncé quatre semaines de chômage partiel et une semaine imposée de RTT au cours des trois prochains mois en raison de la crise du marché de l'automobile.

Sony :
Le groupe japonais d'électronique a annoncé la fermeture de son usine de Pontonx-sur-Adour près de Dax (Landes), qui compte 312 salariés, pour mars 2009. Cette usine, qui existe depuis 1984, est spécialisée dans la fabrication de bandes magnétiques, principalement vidéos (VHS). Elle s'est également diversifiée dans la restauration et la numérisation d'archives vidéo et la production de films plastiques de protection. Se trouvant "sur des marchés déclinants", "sa viabilité économique à terme n'est plus assurée".

Le groupe a annoncé par ailleurs le 10 décembre son intention de supprimer 8.000 emplois en tout dans le monde d'ici mars 2010, soit 5% de ses effectifs, de réduire drastiquement ses investissements et de sortir de ses activités déficitaires. Sony subit le double impact de la hausse du yen, qui amoindrit sa compétitivité, et du ralentissement des ventes de produits électroniques. En France, le japonais ne conservera plus qu'une seule usine : celle de Ribeauvillé dans le Haut-Rhin. Mais ce site a déjà fait l'objet de cinq plans sociaux. Des 1.600 emplois initiaux, ne subsistent que 667 salariés.

Toyota :
En France, l'usine Toyota d'Onnaing (Nord, 4.000 salariés) va fermer ses portes pendant deux semaines en décembre et une semaine en mars. Le site va également réduire sa production de 20% à partir de février pour répondre à la baisse des commandes, a-t-on appris le 25 novembre. La CGT affirme que ce plan de réduction de la production entraînera le départ de plus de la moitié des intérimaires (450 sur 750). La direction n'a pas confirmé ce chiffre.

Valeo :
L'usine de l'équipementier automobile dans la Sarthe a annoncé le 1er décembre qu'elle serait fermé du 5 décembre au 5 janvier, a-t-on appris de source syndicale. Le site de la Suze-sur-Sarthe fabrique des radiateurs de chauffage et des évaporateurs. Quelque 440 salariés sont concernés par des mesures de chômage partiel.

Le site de l'équipementier situé à Mondeville près de Caen (Calvados, 515 salariés) a annoncé le 27 novembre aux syndicats "10 jours de chômage partiel en décembre et au minimum 5 jours en janvier". "Pour un opérateur de base, cela signifie une perte de salaire de 175 à 250 euros sur un salaire net de 1.300 euros, pour le mois de décembre", a indiqué le délégué CFDT.

3M :
Le groupe américain 3M a annoncé le 9 décembre qu?il allait mettre fin à sa production pharmaceutique sur son site de Pithiviers (Loiret), et y supprimer 110 emplois sur 235, d'ici à septembre 2009. Le site fabrique des aérosols, des comprimés et des patches transdermiques en sous-traitance. "Il est confronté depuis plusieurs mois à d'importantes surcapacités de production en raison d'une baisse constante de la demande", a souligné la direction. Le centre logistique du site sera cédé à un prestataire extérieur, qui reprendra 40 salariés de 3M affectés à la distribution. Le groupe ne conservera sur le site qu'une activité de production de principes actifs qui emploie 85 personnes. 3M, créateur du Scotch et du Post-it, a annoncé la suppression de 1.800 postes (sur 75.000) dans le monde. Le groupe emploie en France 2700 personnes sur 13 sites dont 11 usines.
 

 

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vous avez oublie CATERPILLAR FRANCE A GRENOBLE. 2800 ouvriers et employes FERMETURE TOTALE des 2 usines Grnoble et Echirolles du 18 decembre au 5 janvier 2009...le chomage partiel est en place depuis septembre pour certains ateliers...le premiers trimestre 2009 il est prévu environs 20 a 30jours selon les ateliers
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
si je calcule bien, d'aprés l'article 13615 emplois vont étre supprimés, y compris les "départs volontaires"on se doute bien que ceux qui ont du boulot, vont se precipiter pour partir"volontairement"a l'aventure chercher du travail!Je ne compte pas les entreprise qui vont annoncer les réductions d'effectifs en décembre!!(ça se prépare!)vivement les 10000 emplois prévus pour 2009!!cela me fait penser au sauvetage du TITANIC, a l'aide d'un bouchon de champagne!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on va avoir besoin d'une bonne dose d'énergie positive pour la prochaine année
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Allez les petits francais, achetez des Peugeots fabriqués en Slovaquie, allez y, aidez les grands constructeurs a refaire des profits extravagants;
Boycotter les constructeurs francais tant qu'ils continueront a delocaliser nos emplois; J'ai moi meme achete une peugeot 206 SW soit disant fabriquee en France. Quelle desastre, quelle supercherie, une merde qui fuit de tout les cote et Peugeot SAV est zero quant a le gestion de tel dossier, la prochaine fois j'acheterai une voiture chinoise ou indienne, au moins j'en aurai pour mon argent, et si j'ai des emmerdes et bein j'assumerai
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
AMORA
Avez-vous vérifié vos infos sur la fermeture du site de Dijon ?
Quelle est, avant fermeture, la production et nature du produit du site Dijon ?
Quelle est, avant fermeture du site Dijon, la production et nature du produit du site Chevigny St Sauveur.
Amora-Maille n'est pas mort, loin de là.
A noter : Dijon = ville de gauche et Chevigny = ville de droite.
A vos stylos, Messieurs les parisiens, pour encore une information objective.
Cordialement
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Lorsque l'on constate les dégâts de la mondialisation, on peut s'interroger sur les bienfaits qu'en retirent les salariés et les peuples. L'union européenne était censée apporter prospérité et emplois - mais la spéculation boursière et les appetits des actionnaires à conduit aux délocalisations dans les pays à bas coûts et aussi à des augmentations démesurées des prix alimentaires, des logements - de plus les ménages ont été encouragés à s'endetter par les banques et se retrouvent en difficultés.
Il ne faudra pas s'étonner qu'un jour les peuples se révoltent et demandent des comptes aux gouvernants; ce jour
là l'union européenne aura peut-être explosée.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
lundi des patates mardi des patates etc.........
2009 va etre une bonne annee pour les producteurs de pomme de terre
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vivement la mise à la casse des journalistes non intègres et de leurs confrères spécialistes de la désinformation... Au bas de l'échelle se trouvent les formateurs du futur...ceux qui ont du savoir faire avec rien. Depuis toujours les entreprises ouvrent et ferment...les fabricants de calèches et de harnais sont devenus rares...
Vivez avec votre temps et faite circuler du positif concret et non du négatif artificiel afin de donner a tous une envie d'avancer et non de reculer... J'allais oublier les administrateurs judiciaires qui doivent se frotter les mains avec leurs immenses notes de frais sur les liquidations, ils vont embaucher et arnaquer de plus belle.
y-a-t-il encore un vrai journaliste dans la salle ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour Buns : Mais oui, mais oui, tout va très bien Mme la Marquise. Voilà ce qui arrive quand des millions d'hommes et de femmes font confiance" et croient que nos dirigeants font bien leur travail (politiques et financiers) alors libre à vous de continuer de rêver et de vous bercer d'illusions.

Le temps est arrivé d'ouvrir grand les yeux et de réagir, car que l'on le veuille ou pas, c'est le peuple qui a le pouvoir, mais IL NE LE SAIT PAS. C'est la loi des nombres, nous sommes plus nombreux, mais beaucoup moins pervers !

Regardez un troupeau de moutons et le berger, il mène son troupeau où il veut alors qu'il pourrait se faire pietiner.

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pour buns:
dormez braves gens, RAS, tout va bien a bord !!!
faut vraiment etre sourd et aveugle ou faire l'autruche pour ne pas voir les fermetures de sites!
c'est pour ma part la premiere fois que je vois une telle synthese , et il faut en parler.



a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le monde est à un tournant de son histoire et ne pas le voir tient de la démence. Le système passé qui consistait à s'endetter sans limite pour consommer toujours plus est fini. Il vaudra trouver autre chose en dépit de la baisse des taux qui ne fonctionne plus aussi bien. Bien entendu, le monde évolue si rapidemment que les entreprises doivent s'adapter sans délai aux aléas conjoncturels. Néanmoins, il ne faut pas oublier la responsabilité des dirigeants dans cette histoire, ce sont eux les coupables, Who else ? J'ajouterai qu'il est assez réducteur de croire que seul les métiers voués à disparaître sont touchés. L'impact est systémique.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je n'ai pas compris qui ne sais pas qui c'est qui a le pouvoir ? Pour les moutons...il arrive même que si le premier saute dans le vide les autres suivent...regardez le journaliste...il recopie une brève de l'AFP et hop tous les autres le suivent dans le vide...et vas y qu'il parle d'une autruche ! Qui a déjà vu une autruche faire autre chose que l'autruche ? Mettre la tête dans le sable ??? Je précise que la cigogne dort sur une patte car si elle lève la seconde elle se casse la figure... Exemple type de parler pour rien dire et de faire croire que celui qui en parle sait de quoi il parle... Le zoo étant ouvert il faudra expliquer aux poules qu'elles sont nombreuses et que le renard n'a pas le pouvoir...mais qu'elles ne le savent pas !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
a brioche, viens-tu de decouvrir l'expression mettre la tete dans le sable?ou alors ton ironie est malvenue, car sur le fond je pense qu'on doit etre d'accord sur la situation actuelle!
entre les societes mentionnees et d'autres aussi importantes oubliees (comme par exemple tous les sous-traitants qui en dependent)cela fait effectivement un sacre paquet de moutons ou de poules comme tu veux !
pour le moment le "fermier" continue !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
faut rembourser en double les pertes des petits actionnaires,afin qu ils puisse racheter des actions et donc prete de l argent a nos entreprises!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la mere buffet a tellement fait mourrir de rire les actionnaires qu ils en manque beaucoup pour acheter les actions de nos entreprises!et nous maintenant,on est dans le caca!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
que l on rembourse nos petits actionnaires et qu ils reviennent preter de l nargent a nos entreprises!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et on ne parle que des grosses structures....constructeurs..equipementiers....et les sous-traitants 1 er ,2eme et 3 eme rang?
j'en fait partie(pme de 25 pers)...mais tellement insignifiant au regard des médias..
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il y a vraiment des fous. Pour eux, il faut que le rythme eco ressemble à une cardiographie plate. Quand la courbe monte, la grande majorite gagne. C'est l'euphorie. Mais quand elle descend, une minorite gagne et un tier ne gagne pas. Ceux qui veut de plate, c'est des demago et menteurs! Ils veulent que personne ne gagne!!! Vive la crise!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pauvre France. Dans quel merdier tu t'es mis avec ton tout sécuritaire, ton amélioration continue de la qualité, ton développement durable etc etc.Supprimons tous les parasites qui vivent au détriment des sociétés sans prendre aucun risque(les conseilleurs, les auditeurs, les formateurs, les coacheurs, les inspecteurs et les contrôleurs...) et tout ira mieux
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A Jean Paul,
LA France c'est appauvrie, mais n'est pas encore pauvre!
d'accord sur le merdier du tout securitaire ;o)
la qualite, cela coute au debut, ensuite cela rapporte!
le developement durable, cela aurait du commencer plus tot!
Les parasites?
conseilleurs, oui souvent
auditeurs, certainement tout ceux qui ont laisse passer les subprimes !
formateurs, ca depend pour quoi!
coacheurs oui,
inspecteurs et controleurs, au contraire il en faut et des bons, sinon c'est place a la maffia!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ce ne sont peut etre pas des fermetures, mais des reductions!
Alcatel (Telecom)
Jabil (Electronique)
Ranger (plasturgie)
Schering Plough (labo pharma)
...



a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ou faut-il descendre pour comprendre que nous sommes trahis par ceux qui nous dirigent .L'arrivée de sommes colossales dans notre économie sont les vecteurs de notre appauvrissement , ce qui n'empêche pas les responsables de crier haut et fort , que cet argent doit nous sortir de la crise , alors qu'il en est la cause .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Fin 2007, 7% de chômeurs.
Fin 2008, 8% de chômeurs.
Fin 2009, 9% de chômeurs.
Fin 2010, 10% de chômeurs.
Combien de vies ruinées, brisées ?
Quand il faudra chercher les coupables, avec quel courage, ils feront tous un grand pas en arrière.
Au lieu de raconter des inepties, Mr SARKOZY ferait mieux d'appliquer des principes simples.
Une entreprise n'a pas le droit d'augmenter les salaires si elle perd de l'argent sous peine d'emprisonnement pour les membres de la direction générale.
Parachute dorée et stock-option supprimés.
En cas de faillite d'une entreprise, les entreprises ayant des représentants au conseil de surveillance sont coresponsables des dettes.
Tout entrepreneur qui fait faillite, doit être interdit d'exercer une fonction similaire pour une période de dix ans s'il laisse des dettes.
L'impôt sur les sociétés doit être calqué sur celui de l'IRPP pour sa progressivité.
Le quotient sera le Bénéfice Brut par salarié.
On peut rêver.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
mon pauvre jean paulII;mais la 1ere mafia c est la politique!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
c est normal il n y a plus d actionnaires.c est pas le PC qui va nous sauver!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Que les futurs chomeurs s'unissent, et arrêtent de courber le dos, FRANCE réveille toi avant qu'il ne soit trop tard.

AGIR VITE VITE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Connaissez vous la paille de Daniel Plainview, vla mon opinion des plans.
La croissance perpetuelle, des fous ou des economistes. Il faut arreter de chercher des charlatans qui vont promettre que la croissance. Car la Nature pourrait à juste titre leur tenter un proces... comme me dit un vieil ami.
Tous ces bruits et fureux, qu'en pensez vous. Je sais que les hommes prehistorique et depuis toujours d'ailleurs, tapaient sur tout et criaient quand ils partent chasser des mammouths. vla une vieille ruse.
La crise est le contraire de la croissance. C'est un recyclage. Ceux qui n'admettent pas et cherchent un cadre legal pour accroitre leur prise, je leur rappelle qu'ils ne possedent pas un atome. Et comme ne dit un autre ami des mensonges et du vol. Je me contente du riz...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Connaissez vous la paille de Daniel Plainview, vla mon opinion des plans.
La croissance perpetuelle, des fous ou des economistes. Il faut arreter de chercher des charlatans qui vont promettre que la croissance. Car la Nature pourrait à juste titre leur tenter un proces... comme me dit un vieil ami.
Tous ces bruits et fureux, qu'en pensez vous. Je sais que les hommes prehistorique et depuis toujours d'ailleurs, tapaient sur tout et criaient quand ils partent chasser des mammouths. vla une vieille ruse.
La crise est le contraire de la croissance. C'est un recyclage. Ceux qui n'admettent pas et cherchent un cadre legal pour accroitre leur prise, je leur rappelle qu'ils ne possedent pas un atome. Et comme ne dit un autre ami des mensonges et du vol. Je me contente du riz...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et ajouter profilafroid. bailleul sur therain oise
presque 200 de plus..
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A ce jour de grand groupes, sur pretexte de la crise organise et depuis longtemp les délocalisations,la sous traitance est la plus fortement touché,ces pertes d'emploi ne reviendront malheureusement pas en france, lors de la reprise, il seront purement et simplement perdu.
De nombreux dirigeants de petites société non pas vue venir cette situation, non pas de leur faute, mais de celle de grand groupes qui les ont perné, ils savent de facon pertinante que les sous traitant ont le nez dans le guidon et non malheureusement pas le temp et les moyens de regarder les politiques industrielles éditées de longue date par ces groupes,la crise est une oportunité pour ces groupes, vive le délocalisation, il suffira de regarder sur la plage les contenaires passés ( conténaires de jouets,d'articles de printemp en cour d'acheminement actuellement,habillement,pieces automobiles semies finie, voitures prémonté,viandes congelées,cosmétiques ect...) cette économie libérales est complément faussée et pour cause de nombreux pay achétent de la matiére prmiere ( acier semie fini,huiles végétales,tout type de matieres premieres chimiques)sur le marché mondiale HORS TAXE DE DOUANE et ensuite nous exportent le produit fini ou semi fini et cela en sous traitance pour de grand groupe.
Cette concurence est complément déloyale,lorsque l'on veut fabriquer un produit finie en france, il faut importé de la matiere premier et payé toute sorte de taxe de douane, et en plus supporté toute sorte de contrainte ( environnement,tracabilité,iso ect..)ces pays dans un premier temp, pas taxe en douane à l'importation de la matiere premiere,pas de réglementation sur l'environement,pas d'energie à payer ou trés peu, pas de salaire 20 euro par mois maxi,pas de charge sur salaire,aucun traitement des déchets ( eau,air ect...).
Il faut savoir que la marge sur un produit rendu au port du havre pour un donneur d'ordre et pour certain produit est de 60% voir plus, un exemple sur de l'outillage ( perceuse,scie électrique )50% de marge, le poulet rendu au Havre prés à consommer 60% de marge pour le donneur d'ordre.
Encore plus fort,en ce qui concerne la cosmétique,et l'alimentaire,des donneurs d'ordre utilisent des marquages faisant croire à une fabrication francaise ( savon Mt Michel,savon de Marseille,gallette Brotonne,jambon de Bretagne,senteur de provence ) listes certainement trop petit mais combien d'emplois supprimés dans cette concurence déloyale, aucune volonté de faire et surtout aucune loi, pour soi émettre une forte taxe à la l'importation ou pour simplement interdire cette pratique.
En ce qui concerne les énergie renouvelable, il savoir que bon nombres de centrale de climatisation sont fabriquées hors Europe,elles sont simplement monté et mis sur palette pour être livrer à des fournisseurs pour montage ou revente,la marge est de 50% et BEAUCOUP plus( cout rendu au Havre avant montage 100 à 150 euro)il est pensable de mettre une taxe sur ce type de produit de l'ordre de 20% à l'importation,le résultat pourrait servir à beaucoup de chose et surtout de freiné cette frénési de délocalisation au bénéfise des mêmes.
Les politiques sont au courant de ces pratiques,mais aucune volonté au nom de la libre circulation des produits mais que dans un sens.
Je posséde la listes des pays qui achété les matieres prmieres HOR TAXE et encore mieux la listes des groupes qui donnent les ordres d'importation,mais aucun journalistes n'a souhaités passé le moindre article sur le sujet, A MON AVIS UN SUJET BIEN TROP SENSIBLE.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vous avez oublié Rio Tinto qui a absorbé pour 38 milliards de dollards Alcan (qui avait à son tour acheté Pechiney) et qui a annoncé la suppression de 14000 emplois pour le début 2009. Combien seront supprimés en France? En CDI et en CDD nous ne savons pas, mais les intérimaires et les sous-traitants sont déjà touchés!! N'oubliez pas les anciens de Pechiney qui n'ont rien demandé et qui subissent de plein fouet les magouilles financières démesurées des patrons de Rio Tinto!!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et bien voila en rajoute 15 jours pour janvier soit du 18 DECEMBRE au 19 jANVIER2009 .bientôt au pourra dire mort au champs d'honneur du capitalisme sauvage. il risquera de manquer de patates
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La crise n'a pas que du négatif! pour les entreprises cela permet d'accélerer le mouvement de délocalisation au nom du réalisme économique! Ce que l'on a oublié de nous dire c'est que la mondialisation si elle n'a que du bon pour les classes dirigeante entraîne pour les classes moyennes des pays développés une lente érosion de leur pouvoir d'achat en période de croissance cela ne se voit pas trop dès qu'il y a crise cela devient criant. Et dire que l'année prochaine on va nous ressortir les discours lénifiants sur l'Europe seule barrière contre la crise en nous incitant à voter. Une fois de plus les européens bouderont les urnes mais les députés européens seront quand même élus et le nivellement des revenus se poursuivra (disparition des emplois en France et transfert vers la Roumanie puisque les salaires y sont encore moins élevés) le jour où les salaires seront considérés comme trop élevés au regard de la concurrence mondiale il sera toujours temps d'ouvrir l'Europe à l'Albanie!
Entre temps les mafias européeenes comme nos dirigeants continueront à s'engraisser. Vive la Démocratie!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il y a de la morosité dans l'air. Mais pas pour tout le monde, car certaines entreprises tiennent encore à ce jour très bien la route, comme celle de Christine Lagarde. Elle n'est pas seulement ministre, mais aussi dirigeante d'une entreprise sur le web qui exporte des putes à domicile.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Un kilo de pain est essentiellement constitué de blé avec un peu d'eau, de sel et de levure. On pourrait croire, et ce fut le cas durant des siècles, que le prix du blé est le constituant essentiel du prix du pain. C'est faux en france car depuis 1945, c'est un autre constituant qui fait le prix du pain comme de toute chose produite dans ce pays. Ce constituant n'est pas composant du produit mais il a pris une part de plus en plus importante dans son prix payé par chaque consommateur. Alors le producteur s'est interrogé sur la teneur de ce constituant et sur le moyen d'en réduire le coût d'autant que les produits concurrents importés ne subissaient pas ce constituant. le producteur est parti et il importe des produits débarrassés du constituant. Voilà l'histoire prévisible depuis plus de 30 ans et comme on ne veut pas analyser et éradiquer les causes qui ont rendu ce constituant aussi couteux, la logique des délocalisations continuera. On a le droit d'imiter nos dirigeants et continuer à faire l'autruche. La crise n'a rien à voir dans cette logique mais elle est un bon pretexte pour accélerer le mouvemnt commencé depuis plus de 20 ans.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour mdx, c'est une honte d'attaquer une femme de cette valeur:-o On crie au delocalisation. On voudrait une revolution fait par des bases de pyramide, chomeurs...On s'en prend à la democratie. La liste est trop longue. Apaiser la colere, apaiser les envis, apaiser les detresses...regarder le probleme. C'est l'erreur de chercher des devins, des charlatans, des corrupteurs... Parmis eux les pires c'est des cost killer qui voit des travailleurs comme des couts et coupent des tetes pour accroitre leur prestige. Il est vrai qu'un gateau de 2 parts pour cent bouches, on ne peut rien redistribuer. Alors que ce meme gateau ne restant qu'une personne est distribuable. Ca meme un enfant et mieux un idiot, comprend. Le plan 2009, la caise de l'Etat. Fermer des usines orientales, n'est plus profitable. Et les prometteurs addict. Question : Croyez vous qu'on arrivera sans fin d'opprimer la masse et la Vie pour garantir le toujours plus de quelques uns? Je ne vois qu'un moyen pour ces derniers envoyer aux martiens les autres et garder la planete. vla une solution moins hypocrite, que de bricoler des lois et un Systeme. Et moins risquer car a s'y prenant mal, il risque un retour sanglant.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
oui je crois que les français n'ont pas bien saisi ce qui va nous arriver!!c'est grave et il y en a marrede ces porcs qui se sont engraissés sur notre dos!! de ces patrons incapables!de ces gouvernants encore plus nuls!!!!la réponse elle est dans la rue!!comme en grèce nous n'avons plus le choix!!!!sinon nous allons payer trés cher la note!!réagissez il n'est peut etre pas trop tard
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour le passage sur PSA, il y a dans ce groupe 6 syndicats reconnus représentatifs et non pas 5. Il y a les 5 nationaux et le GSEA. Sinon sont aussi présent SUD et UNSA dans quelques établissements. MErci de corriger vos informations.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ARRETER D4AVENCER COMME DES MOUTONS ET DRESSER VOUS COMMES
DES LOUPS AFFAMER ET REAGISSER POUR L'avenir de vos petits
il faut se dresser contre ses gros chiens asoiffer du pouvoir de la richesses au detrimant de nous la classe ouvriere................?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La crise a ceci de vertueuse, c'est la Nature. On sait qu'elle n'aime pas les exces.(Elle prends au plus pour donner au moins, c'est notre Robin) Or je crains que reguler, la regenter, par nos tech et sciences est un enflement d'ego...Plan 2009, se sucrer sur la base ou pire sur la generation avenir pour palier les manques à gagner. C'est une erreur fatale. Il faut accepter les pertes. Je ne vois pas d'arbre qui touche les nuages( sauf le geant haricot;) Entendez vous les cris, entendez les haines. A trop caresser le Systeme, on risque de se rendre sourd. Et à trop pratiquer conduit vers la degeneresccence. Accorder l'amour à la Vie.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A propos de Caterpillar France: Reçu ce jour une lettre du Directeur annonçant le projet de supprimer 600 postes !!!!!

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