Le coût de la rentrée étudiante en hausse de 3%

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La Fage, organisation étudiante, à réalisé pour la septième année consécutive une enquête à Paris et en province qui fait ressortir une hausse de 3% du coût de la rentrée. Elle réclame une allocation de rentrée étudiante de 400 euros.

Alors que le ministère de l'Education annonce une baisse de 1 à 3% du prix des fournitures de base pour la rentrée, la Fédérations des associations générales étudiantes (Fage) annonce une hausse de 3% de ce coût pour les étudiants. Ce résultat a été obtenu après une enquête sur tout le territoire. Sur son site, la Fage, deuxième organisation étudiante après l'Unef, publie les détails d'une rentrée 2009 qui s'annonce plus difficile que celle de 2008.

L'organisation déplore tout d'abord le grand écart entre Paris (hausse de 4,1%) et la province (1,95%). Ainsi, le budget moyen, incluant le coût de la vie que l?étudiant devra supporter tous les mois, ainsi que les frais d?inscription et d'?installation, s'élève à 3.054,36 euros pour un étudiant parisien et 2.472,63 euros pour un étudiant en province.

Une hausse que la Fage attribue tout d'abord au logement. "Les coûts inhérents au fait de se loger représentent près de 50% du budget de la rentrée étudiante soit la moitié de la somme à investir ! Le logement étudiant continue d?augmenter malgré la crise, principalement en région parisienne. Le loyer, les charges et l?électricité font prendre un peu plus de 10% au prix du logement parisien".  L'organisation épingle au passage le manque de logements en région parisienne, notamment ceux du Crous (organisme gérant les oeuvres universitaires). "Cette situation n?est pas prête de s?améliorer notamment avec la destruction de 550 logements" dans la région, déplore la Fage.

L'autre élément mis en cause est la sensible augmentation des postes de dépenses obligatoires pour tout étudiant : le ticket de restauration universitaire (+ 0,05 euros), la sécurité sociale étudiante (+3 euros) et les frais d?inscription (+1,2% pour la licence et +2,2% pour le master et doctorat). Sans oublier la hausse des abonnements de transports en commun et des tarifs de la SNCF.

L'organisation dénonce également le manque d'aide pour les classes moyennes, qui ne peuvent pas bénéficier d'une bourse. D'après leurs calculs, le coût annuel pour ces étudiants "frôle les 14.000 euros soit des frais mensuels de l?ordre d?un Smic, notamment en région parisienne. L?enseignement supérieur français devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se payer".

Seul point positif, "la baisse du budget de l?alimentation et des courses diverses ainsi que la stagnation du prix des loisirs et des fournitures scolaires, du fait de l?inflation négative".

Pour changer la donne, la Fage réclame l'instauration d?une allocation de rentrée étudiante de 400 euros, calquée sur l?allocation de rentrée scolaire, et accessible à tous les étudiants, et plus particulièrement ceux issus des classes moyennes.

Valérie Pécresse, ministre de l?Enseignement supérieur, devrait recevoir l'organisation étudiante dans les prochains jours.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Peu de mesures gouvernementales encouragent la poursuite d'études, ce qui induit une éducation à deux vitesses...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pourquoi vouloir absolument étudier à Paris ???, il vaut mieux aller en "province". Moins chère meilleure qualité de vie..., et désengorgement de la région Ile de France
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
comment voulez-vous inciter les classes ouvrières à poursuivre des études par un coût de la rentrée qui augmente chaque année,? des classes moyennes qui ne bénéficient pas de bourses, où les parents se ruinent pour pouvoir payer les études de leurs enfants soit qui empruntent sur plusieurs années. Ya des choses à revoir dans l'éducation nationale ...

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