Les députés se penchent aujourd'hui sur le Grand Paris
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Le Grand Paris passe son grand oral. C'est en effet ce mardi soir que le projet de loi voulu par Nicolas Sarkozy et porté par le secrétaire d'Etat au Développement de la région capitale, Christian Blanc, va débuter son examen à l'Assemblée nationale.
Un projet controversé, le PS - le président de la région, Jean-Paul Huchon et le maire de Paris, Bertrand Delanoë en tête - le qualifiant de "technocratique et autoritaire", risquant de "créer de nouvelles inégalités" et d'"aggraver les ségrégations urbaines". Le fait qu'il permette à l'Etat de préempter des terrains en quantité importante autour de Paris où le prix du mètre carré est élevé a été critiqué, certains y voyant un recul de la décentralisation
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Le Grand Paris s'articule surtout autour de la rénovation et du prolongement du réseau de transports en Ile-de-France, pour un coût qui avoisinera les 35 milliards d'euros, selon le gouvernement. Il prévoit aussi dans son article 2 un "métro automatique de grande capacité en rocade" sur 130 kilomètres, reliant pôles économiques, aéroports et gares TGV, dont le coût s'élèverait à 21 milliards d'euros. Il pourrait transporter jusqu'à 40.000 personnes à l'heure à 60 voire 80km/h, et ce 24 heures sur 24.
Outre les transports, le projet de loi se concentre aussi sur le logement avec l'objectif de 70.000 constructions par an sur une superficie identifiée de 200 kilomètres carrés.
Le Grand Paris se développera aussi sur la problématique des pôles de compétitivité avec le secteur financier à la Défense ou les sciences à Saclay (Essonne).
Le gouvernement a tenu à rester cohérent avec le Grenelle de l'environnement en intégrant les contraintes du développement durable dans son projet.
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