Le déficit public français au plus haut depuis cinquante ans

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
A 8,2% du PIB, le déficit public de la France atteindra son plus haut niveau depuis au moins cinquante ans cette année malgré le retour à une légère croissance économique, selon le projet de loi de finances rectificative présenté ce mercredi.

Selon le texte présenté ce mercredi matin en conseil des ministres, le déficit public français atteindrait 8,2% du produit intérieur brut (PIB) après 7,9% en 2009, pour s'établir à 161,8 milliards d'euros. C'est une toute petite amélioration car il était prévu dans la loi de finances initiale à 8,5%. Cette amélioration s'explique par le relèvement de la prévision de croissance du PIB à 1,4% contre 0,75% initialement.

La dette publique atteindrait de son côté 83,2% du PIB après 77,4% en 2009, contre 84% prévu en loi de finances initiale. Si ces prévisions sont tenues, ce qui n'est pas évident, la France sera toujours largement en dehors des critères de stabilité financière exigés dans la zone euro, c'est-à-dire un déficit public à 3% du PIB et une dette publique à 60% du PIB.

Outre le surcroît de croissance, l'amélioration du déficit public s'explique par l'exclusion de la majorité des investissements prévus dans le cadre du grand emprunt de son calcul qu'autorisent, selon Bercy, les règles européennes du traité de Maastricht. Le déficit budgétaire progresserait pour atteindre près de 150 milliards d'euros, soit 7,6% du PIB, celui de la Sécurité sociale atteignant 36,6 milliards (1,9% du PIB).

Selon le texte, la consommation des ménages progressera de 1,4% et l'investissement des entreprises de 0,6%. La balance commerciale serait déficitaire de 45 milliards d'euros.

Les destructions d'emploi sont attendues à 120.000 dans le secteur marchand après 453.000 en 2009, ce qui représente là aussi une amélioration par rapport à la loi de finances initiale. Les investissements prévus dans le cadre du grand emprunt entraîneront une hausse de 0,3 point par an pendant dix ans du PIB, selon Bercy. Selon l'agence Reuters, ceci reviendrait à accroître le PIB de plus de 6 milliards d'euros par an en moyenne.

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Commentaires
a écrit le 07/05/2010 à 9:15 :
Il y a des moyens - pas simples, je vous l'accorde - de réduire en partie le déficit public de la France : taxer le capital, la spéculation et, aussi, alligner les paramètres de retraites de la fonction publique sur ceux du privé, de manière progressive. On pourrait en profiter pour museler des marchés boursiers dont le principal moteur est la spéculation et que personne ne maîtrise (ex. l "incident" de ce matin à New-York) ! Il faudrait, enfin, faire "casquer" les responsables de la crise faciles à identifier : à qui a-t-elle profité ? Qui a augmenté ses profits ?
a écrit le 28/01/2010 à 9:35 :
Si un menage Français voulait proportionnellement vivre comme l'etat iln'y survivrait pas, il serait en faillite à la rue mais notre roi soleil plane au dessus de tout cela probleme louis 14 à mal fini il a fallu vendre l'argenterie
a écrit le 28/01/2010 à 9:10 :
Oui il faut faire des economies drastiques dans le train de vie de l'etat' et de celui de Sarko en particulier, veritable president courant d'air, les billets d'avion coutent pas chers plus toute la tribue qui suit...allons y les tours d'avions peut importe la pollution pourvu qu'on est l'ivresse,il faut bien qu'il preche sa bonne parole de boni ...menteur partout il nous manque un pere Pinay et un pere de Gaulle a mon avis il y en a un qui voudrait sacrement se faire remonter les bretelles!!!!! au fait vous avez vu Mme Merkel mener une telle vie de patachon???? Sarko c'est pas une tole que tu vas prendre en mars c'est un seisme et là ily a souvent des morts.......
a écrit le 21/01/2010 à 7:42 :
C'est la faute au mondialisme, au crasch financier et ne mélangeons pas tout , les pertes ne peuvent pas êtres récupérées en une année.Il faudrait tout revoir le système monétaire et revenir au franc ? ou remettre à plat le privé comme le public ce qui divise le peuple qui gronde mais le jour ou il se réveillera coupera la tête de notre roi du 21 eme siècle et de ses ministres!!!!!!
a écrit le 20/01/2010 à 21:42 :
E,Woerth et Lagarde nous repetent tous les jours que ces depenses deficitaires,ce sont des investissements ! Qu'ils arretent vite d'investir.
a écrit le 20/01/2010 à 12:31 :
Quel est le montant des subventions versées par l'état, les mairies, les collectivités locales...non pas aux associations humanitaires qui font un travail remarquable mais à Pierre ou Paul, aux amis, aux amis des amis......?
Quel est le montant des indemnités diverses, retraites, chômage .....versé aux hommes politiques tous partis confondus ?
A--t-on fait les efforts de gestion et d'équité nécessaires ?
a écrit le 20/01/2010 à 10:55 :
L'état doit réduire son train de vie, c'est évident. Mais les dépenses de l'état c'est aussi des services publics, sur lesquels sommes nous prêts à faire des sacrifices? Chacun voulant défendre ses propres intérets. Ce n'est pas parce qu'un service est public qu'il ne doit pas être vendu au juste prix. Quels sont les différentes sources de déficits? A chaque source son reméde et son plan d'action.

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