Réforme des retraites : de l'Elysée à la Banque de France, une priorité

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Après la lourde défaite de la droite à ces élections régionales, l'Elysée estime qu'il n'y a plus qu'une priorité, la réforme des retraites. Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer considère lui aussi qu'il s'agissait là d'une priorité à laquelle il fallait s'atteler sans tarder.

Après la lourde défaite de la droite à ces élections régionales, l'Elysée fait passer le message : il n'y a plus qu'une priorité, la réforme des retraites.  Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a lui aussi estimé ce lundi en marge d'un colloque à l'Ecole de commerce de Copenhague (CBS) sur l'euro et la crise financière qu'il s'agissait là d'une priorité à laquelle il fallait s'atteler sans tarder.

"L'une des réformes que nous devrons absolument faire est la réforme des retraites qui va permettre d'établir un équilibre durable du système de retraite et donc rassurer la population sur la capacité dans le futur à ne pas réduire le niveau des retraites ou augmenter les impôts les finançant" a -t-il expliqué. A ses yeux, "asseoir la confiance de l'opinion publique contribuera à une croissance plus élevée et un bien-être supérieur par le biais de moins d'épargne et plus de consommation". La restauration de la confiance est  "un élément essentiel", qui passe par l'équilibre des finances publiques et "qui rassurera les ménages sur leur avenir".

Juste avant le premier tour, Nicolas Sarkozy avait créé la surprise en déclarant dans une interview au Figaro Magazine qu'il entendait faire une pause dans les réformes d'ici à la fon de son quinquennant en 2012 afin de faire le point sur tous les projets lancés depuis son arrivée au pouvoir afin d'améliorer ou de modifier si besoin ces textes. Mais il avait souligné qu'avant cette pause, il fallait mettre sur les rails deux réformes prioritaires à ses yeux : celle de la retraite et celle de la dépendance.

D'où l'importance du choix de celui qui aura le portefeuille du Travail, en remplacement de Xavier Darcos, évoncé du gouvernement après sa nette défaite en Aquitaine face à la gauche. C'est sans doute le ministre du Budget, Eric Woerth, qui devrait se voir confier cette tâche. D'autant qu'il connait bien les fonctionnaires de par sa fonction actuelle et pourrait ainsi leur expliquer les efforts qu'ils vont devoir consentir.

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Commentaires
a écrit le 06/04/2010 à 7:58 :
opposer public et privé n'est pas constructif !!!! les agents du publics ont un statut et ont passé des concours....alors dire que 1 400 euros brut de retraite pour un agent de catégorie C ayant commencé à travailler à 18 ans jusqu'à 63 ans ....n'est pas enviable et en 2003 nous avons déjà subi une réforme !!!!!!
Taxons les revenus du capital, les banques, revoyons les retraites de tous nos politiques et autre cadres dirigeants de la fonction publique...et des grandes entreprises comme Zacharias de DE VINCI !!!!! de grâce ne nous enviez pas.....il y a pire comme les cadeaux aux entreprises.....par exemple la TVA remboursée sur des factures de complaisance et qui se chiffre par milliards..... les exonérations.....le travail au noir et toujours moins d'agents pour combattre la fraude fiscale !!!! et la fraude sociale ???? organisée par des réseaux maffieux et les délocalisations de nos entreprises .....combattons ces privilèges et essayons salariés du public et privé de rester solidaires....
a écrit le 02/04/2010 à 16:10 :
facile de trouver 100 000 euros pour un jet privé aux frais du contribuable......et
pas d'argent pour les retraite. Quelle rigolade......De l'argent il y en a!!!!
a écrit le 28/03/2010 à 11:17 :
à socrate, ce qu'Obama à compris et réalise c'est le retour des entreprises américaines aux US ,générant en France chômage et désespérance. Je l'ai très bien situé lors de sa campagne ou lors de l'appel d'offres pour les avions ravitailleurs ,il c'est opposé à ce que EADS l'emporte (protectioniste) alors que Mac Ain disait que le meilleur gagne. C'est un bluffeur.
a écrit le 23/03/2010 à 17:44 :
si nos élus politiques parvenaient à instaurer un systéme de retraite égalitaire entre tous, en supprimant les régimes spéciaux et les avantages scandaleux de certaines professions, les réformes seraient plus faciles à instaurer.
a écrit le 23/03/2010 à 17:06 :
à Claude : comment dire autant de bétises en trois lignes. Je ne connais pas votre âge, mais vos propos sont irresponsables. On refuse de cotiser normalement pour sa retraite sous prétexte qu'on n'y arrivera pas et lorsqu'on y est on fait appel à la solidarité nationale. Certaines professions, que je ne citerais pas, sont passées maître dans cet art.
a écrit le 23/03/2010 à 16:12 :
Urgent: Mise en place de la prolongation d'activité.
Il nous manque au minimum 5 années de travail pour être au niveau des autres pays européens. Sachant qu'une seule année supplémentaire peut rapporter tout compris 65Mds (charges sociales, impôts, non versement de pensions, pouvoir d'achat...TVA) décompté des embauches non effectuées.
Alors qu'attendons-nous pour informer la population des bienfaits pour tous de travailler plus longtemps, y compris pour le bien être de nos enfants.
D.MOINIER
livres-dmc-ed-moinier.com
a écrit le 23/03/2010 à 12:37 :
Les retraites c du bourrage de crane combien vont jusqu'à la retraite et ont cotisés35 à 40 ans et meurent d?un cancer ou autres avant d?y arriver aucune stat sur le sujet.
a écrit le 23/03/2010 à 12:25 :
stop aux pseudo grecs qui voudraient se faire passer pour plus sages qu'ils ne sont.
et stop à l'opposition public-privé
chacun a ses avantages et ses inconvénients et dépend d'un contrat de travail
changer les règles du jeux en cours de partie n'est pas honnète et ne permet pas de se projeter, donc de ne pas sous-consommer et sur-épargner.
esperons que sous prétexte d 'égalité cette réforme des retraites ne sera pas simplifiée à l'extrême en jouant seulement sur 2 curseurs:
1. l'âge de la retraite 2. le nombre d'années de cotisation.
comment concilier alors ceux qui commencent à travailler à 17 ans et ceux qui par leurs études ne commenceront qu'après 25 ans!
quel est le médecin qui va être capable de trancher la différence entre fatigue physique et fatigue nerveuse? (je ne suis pas enseignant, mais je mets au défis une majorité de français de tenir une journée face aux élèves d'aujourd'hui!, mais on peut bien sur mettre au défis une autre majorité de français devant des métiers très pénibles physiquement)
s'occuper de ses ainés est un choix de société.
il existe des domaines ou on pourrait élargir l'assiette de cotisation,
les jeux par exemple (lotos, tiercés, poker,...
les grosses sociétés internet comme google par exemple qui profitent du réseau physique de transmission sans jamais avoir investi un centime pour le construire ( ce serait un juste retour sur nos impôts et abonnements investis!)
les transactions financières (cf la taxe tobin)
la revente des importations abusives
et certain à la retraite seraient prêts à assurer des fonctions de tutorat, leur savoir faire est une richesse qui ne devrait pas être perdue, mais valorisée.
mais bien sur avec une compensation sur leur retraite!
etc,etc,...
a écrit le 23/03/2010 à 9:58 :
Socrate : vous pratiquez l'antithèse, en effet Socrate était un sage. Pour votre gouverne la finance fait partie de l'économie réelle. C'est un élément à prendre en compte, ne soyez pas naïf. De bonnes finances permettent d'aider les plus démunis.
a écrit le 23/03/2010 à 9:36 :
La Tribune,à propos de E Woeth, nouveau ministre du travail, il remplace Darcos - votre petite phrase du dernier paragraphe :
" ... il connaît bien les fonctionnaires et pourrait ainsi leur expliquer les efforts qu'ils vont devoir consentir ". Les Maîtres transformés en petits enfants bouches cousues grâce à la règle du père fouettard. La douche écossaise n'est pas suffisante pour faire comprendre à la gente-élyséenne que ce n'est pas une question de pédagogie, mais, de justice sociale entre salariés, ceux qui commencent à travailler à 14-16ans déclarés à la S.S, et d'autres plus tard, la pénibilité nerveuse du travail accentuée dans bien des secteurs, et dans l'Education National. Vous ne croyez pas Mrs. les journalistes que vous devriez informer sur ce que font les pays nordiques et l'Allemagne pour le calcul des retraites. A propos de " moins d'épargne et plus de consommation ", je connais nombre de personnes de 75 ans qui se privent, épargnent car la crise engendre la crainte du lendemain, le risque d'accident qui oblige à entrer dans une maison de retraite. Celles-ci sont très chères 1 700 à 2 500 euros mensuels et plus, pas médicalisées, souvent de qualité médiocre. Il y a quelques mois encore on encensait les épargnants "base de stabilité de l'économie ", celle-ci étant du reste utilisée par l'état, maintenant les épargnants doivent dépenser pour consommer ! les chômeurs en hausse prévue de 10,1% pour 2010 ! sont guère consommateurs... Toujours mauvais élèves ?Non, pas bling bling ! Sarkosy, dites-nous vos amis-banquiers ferment-ils toujours leurs portes aux PMI et PME ? oui !? c'est pourtant le fond de l'économie.
a écrit le 23/03/2010 à 9:22 :
je m'adresse à daniel78 : les fonctionnaires ont déjà eu une première réforme en 2003 ! mon époux partira avec une retraite pleine fonction publique mais aura cotisé 40ans 1/2 à ce régime (né en 1950)
ma fille prof n'aura plus de bonification par enfant car sa fille née en 2007 ne lui donne plus rien ! alors que dans le privé 2 ans par enfant n'ont pas été retirés :on peut les répartir même entre le père ou la mére
mon mari n'aura rien sur les primes car l'état ne voulait pas de cotisations sur celles ci ..... et sachez que c'est pénalisant -
a écrit le 23/03/2010 à 8:44 :
Réformer les retraites est une évidence, le choix de Mr Woerth me semble judicieux, car il a montré jusqu'à maintenant un équilibre parfait entre fermeté et mesure.
Restera a faire avaler aux fonctionnaires comme au reste de la population la potion, en espérant que le souci de 2012 ne fasse pas de cette réforme qu'une réformette. Car le risque est grand de mettre en place une réforme impopulaire qui fera le lit de la gauche, qui une fois au pouvoir se gardera bien d'y changer quoi que ce soit, toute heureuse de ne pas avoir à porter le fardeau politique des décisions difficiles. Mais si le président est un vrai homme d'état il fera passer l'interet du pays avant le sien et celui de son parti.
a écrit le 23/03/2010 à 8:32 :
il serait totalement irresponsable que tous les partenaires ne s'attèlent pas de façon sérieuse à ce problème et sans chercher à faire des effets de manche qui ne nous intéressent pas. Veut on oui ou non sauver les retraites?
a écrit le 23/03/2010 à 8:26 :
Démosthème, je propose avec un certain cynisme que comme vous le dites
le gouvernement dans le cadre de l'immobilisme des avantages acquis supprime les congés payés. Dans ce monde où la finance a pris le pas sur l'économie réelle ne vous étonnez pas du résultat. Un autre choix de société est possible. Obama a sans doute compris.
a écrit le 23/03/2010 à 7:39 :
S'il y a bien une réforme à faire c'est celle des retraites, sinon nous allons dans le mur. Quand j'entend M. Chérèque "responsable" d'un "grand" syndicat vouloir temporiser en expliquant qu'il ne faut pas mettre en avant l'aspect financier, je crois réver. Veut-il que les retraites soient payées par la Banque Alimentaire? Un système en faillite ne peut que rendre tous les retraités misérables. Immobilisme des avantages acquis, acquis mais non perennes si on laisse les choses en l'état. Début plus tardif dans la vie professionnelle, durée de vie plus longue, il y a là deux paramètres incontournables qu'il faut prendre en compte. Il faudrait même y rajouter l'impact de la crise mondiale. Alors oui il faudra beaucoup de courage à M. Woerth, au gouvernement et au Président pour mener cette réforme à bien pour le plus grand profit de notre peuple. Yes we can ! Un bel exemple de ce courage nous est venu d'Amérique. Il est souhaitable qu'un maximlum de Français soutienne cette réforme plus que nécessaire.
a écrit le 23/03/2010 à 7:05 :
Equilibre durable? C'est à voir! Mais est-ce le rôle d'un gouvernement de s'occuper des retraites du privé alors que pensions et traitements des fonctionnaires d'Etat sont - merci de me détromper - le poste dépenses budgétaires le plus important?
a écrit le 23/03/2010 à 0:49 :
Et la Banque de France où en est-elle de sa reorganisation et de sa rationalisation ?

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