Retraites : FO appelle à la grève le 15 juin

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le syndicat veut défendre le maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans ainsi que celui de la durée de cotisation nécessaire pour toucher une pension complète (41 ans en 2012).

Force ouvrière a appelé mardi à une journée de grève et de manifestations le 15 juin pour la défense des retraites, alors que le gouvernement doit présenter mi-mai ses premières options pour la réforme du système.

Le syndicat veut défendre le maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans ainsi que celui de la durée de cotisation nécessaire pour toucher une pension complète (41 ans en 2012). Il s'agira de la première journée de grève dans le cadre de la discussion sur cette réforme.

"Il n'est pas question que les travailleurs fassent les frais, à travers leurs droits sociaux, de la crise provoquée par les intervenants sur les marchés financiers", écrit FO dans un communiqué.

FO précise avoir proposé aux autres syndicats un appel commun à 24 heures de grève dans le public et le privé.

Le gouvernement souhaite présenter en septembre son projet de loi au Parlement, avec l'objectif de redresser les comptes des différents régimes de retraite.

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a déclaré que la future réforme devrait déboucher sur un allongement de la durée du travail pour maintenir une proportion d'actifs suffisante face à la hausse du nombre de retraités.

Ceci pourrait passer par le relèvement de l'âge légal de la retraite, l'allongement de la durée de cotisation pour une retraite complète, ou une combinaison des deux.

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Commentaires
a écrit le 07/05/2010 à 12:11 :
Je suis retraité et je n'ai connu la grève qu'aux USA en 1977 lorsque je travaillais chez Boeing (3 mois pour rien ou presque). Depuis 1997, je vais tous les ans à Orenburg (Russie). Mes premiers séjours coïncidèrent avec la crise économique et j'ai vécu quelquechose d'hallucinant: les employés des secteurs publiques et privés n'avaient pas touché de salaires depuis plusieurs mois (parfois 10 à12). Tout le monde était plus ou moins en grève mais tout fonctionnait. On prenait le bus et personne ne payait car le (ou la) controleur n'ayant pas été payé, ne faisait payer personne. Dans de nombreux commerces, c'était pareil. Une grève se produit lorsque l'on est mécontent des employeurs. C'est à eux qu'il faut nuire; pas aux autres travailleurs... En France on fait le jeu des patrons, des syndicats et des politiciens qui adorent diviser pour règner. Si les lignes de métro, celles de la SNCF et les bus étaient gratuits; je vous parie que les conflits seraient vite réglés, et dans l'intérêt de tous. Pour équilibrer le système; on doit adopter l'idée du Général De Gaulle, concernant le partage des bénéfices. Ce que le "guignol" habitant actuellement l'Elysée avait repris; lorsqu'il parlait des trois tiers; avant d'être élu. Très Amicalement...Jean-Claude Meslin
a écrit le 06/05/2010 à 7:58 :
L'unité oui, mais pas sur la base d'une "meilleur" réforme comme le souhaite la CFDT et cons?ur.
Travailler plus longtemps alors que les entreprises poussent à la porte les "séniors", qu'il y a encore 210000 emplois qui vont être détruit cette année?
Que l'on fasse travailler tous ceux qui on perdu leur emplois et on reparlera du soit disant problème des retraites (et de la Secu).
Quant au financement que l'on dit déficitaire ou lourd à supporter par les entreprises, il faudrait rappeler que les "charges patronales" sont en réalité du salaire différé et que toute exonération de charge est donc du vol des salariés.
29 milliards d'exonération non compensée en 2009 prés de 200 milliards en 20 ans. Pour combien d'emplois créés ou même sauvés?
Que le patronat et le gouvernement paye ses dettes et nous rediscuterons du déficit ou de l'échec du système par répartition.
En attendant, à ces Nostradamus qui nous prédisent l'effondrement des retraites en 2050 alors qu'ils n'ont pas su anticiper une crise à un an, qu'ils retourne dans leur marc de café et qu'ils laissent les grandes personnes trouver des solutions à l'heureuse question de l'allongement de la vie (ce qui est fait avec succès depuis 50 ans car il ne s'agit pas d'un événement soudain comme tendent à le prétendre ministres et expert de tout poil).
Dernier point, tout le monde s'offusque de la gabegie sur l'argent du contribuable qui paye les retraites des fonctionnaires (pension en réalité et s'il y a un terme différent c'est qu'il y a une raison, j'invite "libéral" à creuser la question et à s'indigner également des retraites des gens du culte...), mais personne ne s'indigne de la campagne de propagande gouvernementale sur les retraites, digne des plus sombres heures de l'histoire européenne, financé sur nos impôts?
a écrit le 05/05/2010 à 5:12 :
Les OS n'ont toujours pas compris que c'est dans l'unité qu'elles doivent lancer les actions. Leurs divergences NUISENT AUX SALARIES !! COMPRIS ?? Bref tant qu'elles mèneront ces actions en ordre dispersé, les patrons et le gouvernement ne les prendrons jamais au sérieux ! Que faut-il faire pour que les responsables syndicaux se mettent d'accord ? Même pour le 1er mai elles ont été incapables de défiler ensemble...! Bravo, mais c'est nous les salariés et retraités qui en paient les conséquences.
a écrit le 05/05/2010 à 3:54 :
FO est sourd et aveugle et ne sait pas compter! Il préfère le régime sec grec à la réforme raisonnable. Comment peut-on accorder, comme dans le régime des fonctionnaires qu'il défend, 75% du salaire pendant trente ans en moyenne avec des cotisations de 25% comme dans le régime général? Aujourd'hui le contribuable y supplait mais est-ce équitable? C'est la négation de la répartition tant défendue par FO!
a écrit le 04/05/2010 à 21:05 :
Pourquoi défendre un système de retraite qui garanti une grosse retraite, à tous ceux qui ont eu une belle carrière, et une fin de vie précaire aux moins favorisés? Pourquoi défendre un système de retraite dont le financement par le travail détruit l'emploi et provoque l'exclusion des moins productifs, jeunes, défavorisés, séniors? Pourquoi, devant le constat de l'échec de ce système, ne pas profiter de l'occasion pour s'orienter vers un système plus généreux pour les moins favorisés qui en ont bien besoin et moins dispendieux pour ceux dont la carrière les a mis à l'abri du besoin? Pourquoi ne pas reconnaitre que cette solidarité voulue par la nation soit financée par la nation au lieu de pratiquer l'abus de bien social en la faisant financer par les entreprises? L'obtention d'un tel système mérite une grève! Ça n'est pas le cas du système actuel!

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