Sécurité sociale : un déficit de 21,4 milliards d'euros attendu en 2011

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Le déficit du régime général de la sécurité sociale atteindra 21,4 milliards d'euros en 2011, après 23,1 milliards en 2010. Le plan d'économies de 2,5 milliards d'euros prévu pour la branche maladie, la plus déficitaire, a été confirmé. Les médicaments remboursés à 35% ne le seront plus qu'à 30%. A l'hôpital, le ticket modérateur sera également modifié.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2011 prévoit un déficit du régime général (salariés du privé) de la sécurité sociale de 21,4 milliards d'euros soit moins que les 23,1 milliards attendus cette année.

A elle seule, la branche maladie accusera un déficit de 11,4 milliards d'euros en 2010 et de 11,6 milliards en 2011. Le plan d'économies de 2,5 milliards d'euros pour cette branche, la plus déficitaire, a été confirmé. 

Le déficit de la branche vieillesse (les retraites) atteindra 8,6 milliards en 2010 et 6,9 milliards en 2011. La branche accident du travail- maladie professionnelle sera en excédent l'an prochain à +O,1 milliard après un déficit de 0,5 milliard en 2010, et la branche famille affichera un déficit de 3,0 milliards après 2,6 milliards cette année.

Plusieurs mesures marquent une moindre prise en charge des dépenses par l'assurance maladie. Peu populaires, elles ne représenteront pourtant que 10% des économies prévues.

Ainsi, les médicaments remboursés à 35% ne le seront plus qu'à 30%. A l'hôpital, les patients paient actuellement 20% des actes jusqu'à concurrence de 91 euros et un forfait de 18 euros au-delà de cette somme (ticket modérateur) ; le seuil des 91 euros sera désormais relevé à 120 euros.

Le plus important effort financier (1,2 milliard d'euros) portera sur "l'efficience du système de soins", en résumé les hôpitaux, le secteur médico-social (personnes âgées et handicapées) et les prescriptions de la médecine de ville.

Le gouvernement prévoit également d'économiser 900 millions d'euros grâce à la baisse de prix des médicament et à la baisse des tarifs de certains professionnels (radiologie, biologie).

Selon le baromètre santé La Banque Postale-La Mutuelle Générale dévoilés ce mardi en exclusivité par La Tribune, les Français se disent prêts à payer plus d'impôts pour préserver la prise en charge des dépenses par la Sécu.

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